I. Citation 4e l'i^/cAtmiJto , comédie de Ben Johnson
t' ANTIQUAIRE. îiî
absolument, à 'des gens qui tie fouloir pas en croire leurs propreéi yeux. C'étre la férité que moi n'afoir aucun des instraïQens'dê mon art, mais ce que moi àfoir fait aujonitt'hui n'en ^re que plus met*félieux. Mon houoraple , nion poh et généreux patron , «ontinua-t-it en s'adreâsant à ^ir Arthur > moi fous prier de mettre la maiii daftié foire poche , et de foir ce que fous y troufer.
Sir Arthur fit ce qu'il lui demandait,- et trouva dans une de ses poches la petite assiette d'argent dont L'adepte a'é tait servi lors de leur première séance dans les ruines.
— C'est la vérité,: àii-il en regardant M. Oidbuck d'un air grave ; voici l'assiette constellée dont M.'Dousterswivel s'est setvi pour notre première, découverte'..
-;- Fi donc! fi! mon cher ami, s'écria l'antiquaire; v6tt&ayeB trop de r^îson pour croire a l'influence d'un morceau d'argent chargé de figures bizarres. Faites-le bien battre avec un marteau pour qu'il n'en reste aucune trace. Je vous diç que si'Dousierwivel avait su où trouver ce .trésor > il tie yous aurait ]^,as appelé pour vous en faire part. . •
-- S'il plaît à Votre Honneur, dit Odiiltree qui en toujte occasion se^ permettait de placer son mot , je .vous dirai que je pense que, puisque vM. Dunkerswivel a eu tant de mérite à faire cette découverte , le moins (pue vous puissiez fairé.pour lui est de lui alianionner pour ses peines tout ce qui reste à découvrir. S'il a su où trouver un tel trésor, il n'aura ]pas die difficulté à en trouver un autre. . • . '
Le front de Dousterswivel se rembrunit quand il entendit proposer de likî accorder pour salaire ceqn'il pourrait trouver à l'ave- QÎr. JHais le niendiant , lë tirant à part , lui dit à l'oreille deux oit trois mots que l'adepte partit écouter avec grande attention.
Cependant sir Arthur; dont tecoem* était échauJffé par la bonne fortune, lui dit tout haut: — N'écout.ez paâ notre ànii Monkbams» monsiew Ddûstérswivel , et venez demain matin au chftteati. C'est vous qiii hi'àvéz dohné IMdée de fouiller dans ceà ruines , et je vous proovérÉti qiib j'en suis reconnaissant. Le billet de Banque de F«irport de c'înqiianlé li vires, ce vilain billet ', eoiâme Vous l'appelez , est à votre service. Allons , mes amis , il faut rattacher le couverôle de cette caisse.
iMkis â^s Ik ^oçliisiott qm avait ncccim^jafpé et ^suivi cette dé'* couverte , le couvercle était proi)at>^m^t tonibë soûè lés dèçém-
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bres > la terre et les pierres qfaLon avait retirée» de la fosse ; en un mot on lie pat le retroaver.
. — Qa^importe? dit le baronnet, liez seulement la toile par-dessus , et porièz«la dans ma Toiture. Monkbams, il faut ^e je retcxme avec vous pour aller jchercher miss Wardon^.
-r Et je m'inyite à dîner ensuit^ à Knockwiunock, sir Arihor. Je veux boire un yene de vin avec vous ea réjouissance dii succès de noire entreprise^ D'ailleurs , il est bon d'écrire un iiiot sur cette affaire à l'Echiquier ^ , afin de prévenir toute intervention delà part de la couronne. Au surplus il serait &cile d'obtenir des lettres d'octroi. Mais nous traiterons cetî^e affaire à fond.
— En attendant , dit sir Arthur, je recommande particulièremçiH le silqnce à tous, ceux qui sont icii
Tous l'assurèrent, en le saluant, de leur parfaite discrétion. *
— Quant à cela^ dit Oldbuck,. recommander lé isecret quand une douzaine de personnes sont dans la confidence, c'est unique* ment vouloir mettre un masque à' la vérité. Soyez sûr que l'histoire va circuler sous vingt faces différentes. Mais, so^eztran* quille , nous ferons connaîtra la véritable version aux barons de l'Echiquier , et c'est tout ce qui est nécessaire.
— Je serais d'avis d'envoyer un expiées dès ce soir , dit le la*
ronijet. . -
. .— Je puis indiquer à Votre Honneiir une voie sûre , dit le men* diant : le jeune David Mailsettér et le bidet du boucher.
— Noua parlerons de cette affaire chemin faisant , répondit Tautiquaire à sir Arthur.
— Mes enfans , dit le baronnet auà ouvrieirs , suivez-moi aux Quatre Fetv à. cheval , afin que je prenne vos noms. Dousters^* vel , je ne vo^ engage pas à nous suivre à lif on^ams , vos opinions et celles démon brave ami ne sont pas assez d'accord ; mais ne manque:^ pas de v^iir me voir demain ihatin.
Dousterswivel bégaya une réponse dont on pe put entendre qac
les motsdefoir.... mon hontfraple patron.;... àfoir l'honneur
Et après que le baronnetet sqn ami eurent quitté les raines , suivis des ouvriers , qui jouissaient de respoir > non seulement de la ré-
iMron, ^^ ^^
caosM àe financet. Ce nom d'^xcAe^uer ', échiquier , Tient , dit-on , dtt dr»^ i curreaox qw cotttre I4 ui^U da tribupal. '
L'AIifTIQVAIBE. 349
compense qni lear avait été promise, mais d'une addition raisonnable de whiskeyS il resta debout, les bras croisés , sur le bord de la fosse qu'on venait d'ouvrir.
— Qui i'afoir jamais cru ! s'écria- t-il sans y penser. Par-ma foi , moi afoir entendu parler dépareilles cboses; mais sappiermeuti pas croire que moi en foir jamais. Et si moi afoir creusé deiùL ou trois pieds plus afant, moi trotifei* tout cet aident , mon pon ciel ! plus que moi jamais espérer tirer de <;fet impécille de paronnet l,
Ici.il interrompit soY^ soliloqué ; car àyaut levé les yeux , il rencontra ceux d^Ëdie Ocbiltree, qui n'avait pas suivi le reste de la compagnie, et qpi , appuyé sur son bâton ferré, suivant son usage, était debout de l'autre côté de la fosse v Les traits du vieillard, naturellement expressib et annonçant une sorte d'astuce et de malignité , semblaient dire si clairement à l'adepte : je te connais , . que celui-ci, quoique charlatan de profession,, sentit son assurance s'évanouir. Il comprit poui^tant la nécessité d'un éclaircissement; et rallis^nt toutç^ sé^ forces, il voulut sonder le mendiant sur ce qui venait de se passer^
— Miwi pon monsieur Edie Oçhiltreè
— Edie Ochiltrè^é-, le mendiant du roi, le Manteau^Bleu , mais non pas monsieur.
— Èh pien-, pon Edie , que vous penser de tout ceci?
— Je pensais que Votre Honneur avait été bien bon , pour ne pas dire |)ien simple , de donner. à deux riches qui ont de l'argent , des terres et des châteaux sans fin, un trésor si précieux , de l'argent tfoisfois éprouvé par le feu , comme dit l'Ecriture , et qui aurait suffi pour vous rendre heureux toute votre vie , vous et deux ou trois iiutres braves gens.
— Sbr ma ponne foi, honnête Edie, c'âtre là férité. Seulement moi pas safoir., ou poui" inièux dire, pas être sûr où troufer ce trésor. ' ' . .
— Quoi, n'est-ce point par votre conseil que Monkbams et sir Arthur sont venus ici ? . \ /
— Ah ! sans douté ; mais c'être'tout autre chose. Moi pas croire qu'eux troufer ce trésor, quoique d'après le tintamarre que les esprits afoir fait l'autre nuit , moi pien croire que ponfoir y afoir ici de l'argent caché. Ah ! mon poli ciel ! c'êtr^ à présent que l'esprit poufqir pousser des gémissemens quand lui {>lns troufer isou trésor ,