CHAPITRE XXXIX
Plein de tages dictons et d'utiles proTerbes. . SHàKtPBARB. Comme il vous piaira.
— l^ouR l'amour du ciel> Hector ! dit Pantiqaaire à son neveu le lendemain après avoir déjeuné , ménagez un peu plus nos nerfs , et ^ ne déchargez pas à chaque instant votre arquebuse.
— Mon ouck , je suis fâché que ce bruit vous ait été incommode ; mais c'eftt un fusil de première qualité ^ un véritable Joe Manton ^ : il m'a coâté quarante guinées.
— Un fou et.son argent ne sont pas long-temps ensemble , mon neveu ; au surplus^ je suis charmé d'apprehdre que vous ayez tant : de guiuées à jeter par les fenêtres.
— Chacun a sa fantaisie , mon oncle ; vous avez celle dès livres*
— Oui ; et si ma collection vous appartenait , le prix en passerait bientôt entre les mains de l'armurier et du maquignon :
. . • • Coemptos undique nobiles lihros .........
. . ... Mutare loricis iheris -* /
— Vos livres mè seraient inutiles, mon cher oncle, j'en conviens, . et vous ferez bien de les placer en de meilleures mains ; mais ne rendez pas mon cœnr responsabjie des fautes de ma tête. Je ne donnerais pas un Mathiirin Cordier ^ qui aurait appartenu à un ancien ami, pour un attelage de chevaux semblable à celui de lord Gleu- ^ allaiâ.
•:— Je vous crois, mon garçon, je vous crois. Je vous rends jus- , tice ; notais j'aime à vous tourmenter un peu; cela maintient l'esprit de discipline et l'habitude de la subordination. Vous passerez ici votre temps fort agréablement, je vous tiendrai lieu de capitaine, de colonel , de chevalier d'armes , comme dit Milton , et vous trou-