‹ Œuvres de Walter Scott (volume 4)Chapitre 119 sur 134 · LA VIERGE DE NEIDPATH · texte numérisé non relu

LA VIERGE DE NEIDPATH

[Selon une tradidon du Tweeddalci- pendant qne le château de Neidpathy près de Peebles, était habité par les comtes de March, une passion mutuelle s'alloma entre une fille de cette noble &• ndUe et le fils dn laird de Tnshielaw dans la forêt d'Ettrick. Gomme les parens de la jeune fille se refusèrent à une union peu assortici le jeune homme s'exila dans les pays étrangers. Pendant son absence sa maîtresse tomba malade de langueur, et enfin le père consentit à ce que le fils du laird fiit rappelé, comme seul moyen de lui sauver la yie. Le jour qu'il était attendu et qu'il deyait traverser Peebles pour se rendre à Tushielaw, la jeune fille, quoique épuisée, se fit transporter sur le balcon d'une maison appartenant à sa famille pour yoir passer celui qu'il lui était enfin permis d'aimer. Son inquiétude et son empressement donnèrent tant de force à ses organes qu'elle distingua, dit-on , le bruit des pas du cheyal à une longue distance ; mais Tushielaw, qui ne s'attendait pas à la trouver si changée ni à la voir dans un tel lieu , passa ^tre sans s'arrêter et sans même ralentir le pas. La jeune fille, incapable de supporter ce coup, expira dans les bras de ses suivantes.

On trouve un récit analogue à cette tradition dans le conte dllamilton, Flèur->d'£pine.]

Oh l la vue des amans est perçante, et leur oreille entend de loin : au terme de Fexistence, l'amour peut accorder une heure de force et de santé. La maladie avait pénétré dans l'appartement de Marie, le douleur Mi^it affaiblie, quoiqu'elle fikt assise en ce moment *sur la tour de Neidpath pour épier le retour de son amant.

Ses yeux si brillans sont flétris et troublés , ses r^rets ont con*

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suiné la fraîcheur de sod teint ; on poarrait yoir pendant la nnitla clarté d'un' flambeau à travers sa main amaigrie. Par intervalles le vermillon colore passagèrement ses joues , par moment elle devient si pâle ^e ses suivantes croient qu'elle va rendre te dernier soupir.

Toute son énergie semMe être concentrée dans les deux sens de l'ouïe et de la vue ; avant que le dogue, gardien du château, ait dressé Foreille, elle entend les pas du coursier; à peine on point apparaît-il dans le lointain, qu'elle reconnaît son amant, et fait nn geste pMplesaluAf : eUe se peneha sur le» créneanx comme prête a voler à lui.

' n'anivoi il paMe, et jette sur elle un regard indifiérent coaune sur me étrangère*'; les tendres paroles que ftlarie hégaya foisnt perdues dans le hmit des pas du coiHrsier. La veftte du chateaD, dont l'écho répond an plu» léger murmure, put à peine saisir le faible gémissement qui annonça que le cœur de Marie venait de se briser.

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