LE RETOUR A UL^TER
J'entends donc de noQyeaa, (mais qae je sois changé depuis ma première absence!) j'entends donc de nonvean la yoix sonore da Lagan, et les pins da Cianbrassil répondant aux échos da charmant Tollamore. Hélas I mon paavre cœnr^ poarqaoit'embraserais-ta? Les lieax où je passai ma jeunesse peuyent-ils me rendre mes rayisseinens? pais-je renaître à cette douce yie d'illusions qui était mon partage quand ces échos répondirent pour la première fois à mes chants ?
Alors, quoique je fusse pauyre et inconnu, le charme d'un enchantement mystérieux était jeté autour de moi. Les ondes étaient d'ai^ent, les gouttes de rosée des. perles, et la terre un Eden. Jfayais entendu parler de nos bardes, et mon ame s'enflammait au soayenir de leurs yers et des accords de leur lyre. Ce n'étaient plus pour moi des fables ou des légendes; leurs récits étaient des yisipns claires et distinctes pour mes yeux.
A ma Toix s'éyeillaient les héros d'Ultonia, et ils renouyelaient la pompe sauyage de la chasse et des fêtes ; l'étendard de Fingal resplendissait soudain comme l'éclat de lumière que jette le soleil à Fapproche de la tempête ^ H me semblait que la harpe d'Erin alkit riyaliser ayec son ancienne gloire I mais, mon pauyre cœur» pourquoi t'enflammerais-tu encore à ce soayenir ? c'étaient alors des jours d'illusion qui ne reyiendront plus.
Mais était-elle aussi un fantôme la jeane fille qui se tenait non loin de moi pour écouter mes chants oi éyitant mes regasds ? était-elle aussi une apparition qui m'abusait ttn moment pour se réunir aux rayons du soleil ou se fondre en rosée? Oh! plût au ciel que cela fût I §Iût au ciel que ses yeux n'eussent été qu'un
' X. DaDs rancienne poésie irlandaise, réteodattl de Fion on Vingàl est appelé tk» Sm-iwnt (éelat •oodain da soleil , explosion de lumière), épithète faiblement rendae par le J'wi-^M (rayon de «oleil) de Hacpbenon.