I. Faux espoir
le temps de détruire le charme. Quelque temps après , Toulant se venger de la sordère, Michel alla sar une hauteur voislue de la maison de cette femme, et envoya soD domestique lui demander un morceau de pain pour son chien , après lui avoir dit ce qu^îl devait faire si elle le refusait. Le domestique ayant essuyé un refus , attacha au-dessus de la porte de la maison , suivant les ordres de son maître , un papier sur lequel étaient écrits quelfjbes vers avec des paroles cabalistiques. Aussitdt la sorcière « oubliant le pain qu'elle faisait cuire pour les moissonneurs, se mit à dsDser autour du feu, qui , suivant Tusage, était au milieu de la chambre , et à chanter les vers qui étaient sur le papier attaché au-dessus de sa porte. Son mari, qui était aux champs, envoya ses moissonneurs Tun après Tautre pour savoir pourquoi sa femme ne leur apportait pas le diner. l^is , le charme agissant également sur eui à mesure qu'ils entraient, ils se mirent a danser et à chanter. Le mari, surpris de ne voir revenir personne, retourna lui-même chez lui; mais, ayant va la danse par une fenêtre, il se douta que cet exercice, aussi violent qu'involontaire, était un tour de Michel Scott, qu'il avait aperçu sur la hauteur. Il alla donc le trouver, et le supplia humblement de rompre le charme. Le bon sorcier y consentit , et lui dit qu'il n'avait qu'a retirer avec la main gauche le papier attaché aadessus de sa porte , et puis rentrer«chez lui i reculons , et que le charme cesserait d'opérer : ce qui ne manqua pas d'arriver.
Malgré cette victoire remportée sur la sorcière de Falsehope, Michel Scott, eooflie sonpcédéoeftseur Merlin , fut enfin victime de la trahison d'une femme. Sa finuM on SB Bialtresse an»dba de lui le aecret que son art pouvais le présarver de tout diB§«r , cKQvpté celui avqiiel l'eippaerait le bottillon fait avec la chair d'une truie stérile, qui aer^Àt pour loi en poisen« Elle lui ^ £t piendre, et le sorcier nuMimt» JMie.«pcè» ikvoir eu le teseps de £ûr» périr a^nt lui sa perfide confidente.
Non r. — Paragraphe xvii.
Jean-Baptiste Porta et les autres auteurs qui traitent de la magie naturelle, parlent beaucoup de lampes perpétuelles allumées dans d'anciens sépulcres.
Non s, — Paragraphe XXXI.
L'idée du page de lord Cranstoun a été suggérée par un certain Gilpin Homer, qui résida quelque temps dans une ferme située près des frontières d'Ecosse. Une personne des environs nous a fourni i ce sujet les détails suivans :
« Les circonstances les plus certaines , du du moins les plus probables que j'aie appriiss sur Gilpin -Heraer^quî passa quelque temps à Todshaw-I|iU, m'ont été nppenéef pèrnn vîeiUvd natif de eet endrait» et qui y avait demeuré toute aa vie? Il me dit que deux hommes, voyageant pendant la nuit , entendirent k quelque dis* tance une voix qui criait: — Perdu! perdu! perdu 1 — Que diable avez-vous perdu? s'écria l'un d'eux, nommé Moffat. Au même instant ils virent paraître un être ayant à peu près la fenne fanmÉuie ,« mab d'une petitesse surprenante» hideu et oentrefair. Saisis de firayenv, ils a'cniuiieiiC à twHia jambes , et ne.s'anrêtèrent qu'en arrivant chez eux; mais Gilpin y était déjà. Je ne saurais dire combien de temps il y séjourna. Cétait bien une créature de chair et d'os ; car.il mangeait , buvait , umaitbeaticoa^le laitage , et ne répargoait pas quand il ptmf ait s'en procurer. Il semblait d'un caractère malfaisant, et il se plaisait à battre et à maltraiter les en*
fans. Un jour qu^ll tourmentait un de ceux de Moffat , celui-ci en colère lui donna sur la télé un grand coup qui le renversa; mais il se releva aussitôt , et se contenta de lui dire : — Ah ! ab ! Moffat, tous frappez fort ! — Après être resté assez longtemps dans cctic ferme , un soir que les femmes étaient à traire IfS vaches de la liasse-cour , et qu'il s^y trouvait avec les enfans , on entendit une voix forte et aigre crier trois fois : — Gilpin Homer I — Il tress^Uit et dit : » Cest moi , il faut que je parte. — A ces mots il disparut , et jamais on ne le revit.
« Le vieillard à qui je dois ces déti^ils les tenait de son père , qui vivait à cette époque. J'en ai bien souvent entendu parler , et je n'ai jamais tu personiie qui âout&t de la Térité de cette histoire, quoique je doive avouer qu'il s'y trouve probablement quelque exagération. »
A ce récit je puis ajouter les circonstances suivantes, que je tiens d'une autorité très respectable. ludépendammeot du mot perdu / qu'il répétait sans cesse , on entendait souvent Gilpin Homer appeler Pierre Bertram ; et quand la Toix forte et aigre appela : — Gilpin Uomerl — on crut qu'il avait reconnu la Toix de Pierre Bertram , qui était sans doute quelque diable qui aTait perdu son serviteur. Je puis ajouter que je ne connais aucune légende qui soit plus uniTcrsellement répandue , et que bien des personnes très instruites et d'un rang distingué ajoutent foi à cette tradition.
Note /. — Paragraphe xxxiii.
Le a 5 juin x557, dame Jeanne Bealon, Teuve dn lord de Bucdeuch, et un assez grand nombre de Scotts, furent accusés de s'être fendus àTégKse de Sainte - Marie , au nombre de plus de deux cents , les armes à la main , et d'en avoir forcé les portes , pour s'emparer du lord Cranstoun et la mettra à mort. Mais le ao juillet an ordre de la reine sursit à toutes poursuites contre lady Buoeleuch. On dit que l'église de Sainte-Marie avait été brûlée par les Scotts.
CHANT TROISIËME.
Note ir. «— Paragraphe ix.
Ce pouToir magique de faire par^treanx yeux des spectateurs un objet tout différent de ce qu'il est en réalité , se nomme gîaauw dans les annales de Ifi superstition écossaise.
MoTB V. — Paragraphe x.
Le docteur Henry Mory , dans une lettre qui sert d'introduclion au Sadueismus triumfhattu de Glanville, fait mention d'un soufflet tout aussi mOTreillaux.
NoTs w. r- Paragraphe xxin.
Allu&ion ans guérisons par sympathie fort vantées dans les siècles de la féo- ^lité.
DU CHAM* TROISIEME. 97
On troure de curieux détails sur une d/oes cures dais un discours prononcé , à Montpellier, par sir Kenelm Digbjr, devant une assemblée de nobles et de savans.
«Sir James Howel, bien connu en France par sa Dendrologie, fut blessé grièvement à la main en voulant séparer deux de ses nmis qui se battaient en dooL Le roi en apprenant ce mallieur lui envoya son propre chirurgien.
«Par hasard , continue M. Digby, fétak logé près de lui, et quatre on dnq jours après il vint me prier de Yoir sa blessure. « Je sais, me dit-il , que vous avez desreipèdes étranges pour de tels maux» et mon chirurgien craint que la gangrène n'oblige à me couper la main. « Ses traits portaient en effet Tempreinte d'une vive souffrance. Je lui répondis que j'étais très disposé i lui être utile; mais qu'il ignorait peut-être la méthode que j'employais, et qu'il serait 'possible qu'il nie veulAt pas s'y soumettre, la regardant comme inutile ou superstitieuse. Il répliqua que tout ce qu'il avait enlendu dire ne lui permettait pas de douter de son efficacité ; qu'an reste, tout ce qu'il pourrait. ajouter se trouvait compris dans le proverbe espagnol, Magase ei mUitgro y hagaU> Mahoma^ — que le miracle se fasse, f&t-ce par Mahomet.
« Je.lui demandai alors quelque chose sur lequel il y eût du sang; il envoyn chercher hi jarretière qu'on avait d'abord appliquée sur la ))lessore; pendant ce temps, je venai de l'eau dans une cuvette ^ et j'y jetai une poignée de poudre de vitriol) que j'avais dans mon cabinet; elle fut dissoute sur-le-champ. Dès qu'on m'eut apporté la jarretière ensainglantée j je la mis dans'reau'en observant ce que faisait alors M. Howel : il causait avec un gentleman dans un coin de hi chambra aans s'occuper de moi ; je le vis tressaillir tout à coup , et je lui demandai ce qu'il éprouvait? — Je l'ignore ^ me dît-il, mais j'ai cessé de souffrir, il semble qu'un linge, mouillé se soit posé sur ma* main , et m'ait enlevé l'inflammation qui me causait de si cruelles douleurs. — Je lui conseillai alors de cesser tout remède, et de se préserver seulement des atteintes trop vives do froid et du chsud. Dans l'aprèsdtoee, ayant mis cette jarretière devant un grand feu pour la faire sécher , je vis aoooorir le domestique de M. Howél , qui me dit que son maître souffrait horriblement, et qu il lui semblait que sa main était sur des charbons ardens. Je l'assurât que j'aihus remédier à cet incident , et qu'il pouvait retourner près de lut avec la certitude de^ le trouver soulagé. Je remis en effet la jarretière dans l'eau, et aussitôt la- douleur cessa. Bref, au bout de cinq à six jours, la blsssure était cicatrisée. »
Le roi Jacques YI obtint de sir Kenelm la découverte de son secret , qu'il préteadait avoir su d'un religieux carme , qui lui-même l'avait appris en Arménie ou en Perse. Nous pensons que le siècle du magnétisme animal et de l'hommopatie, ne sourira pas de la poudre sympathique de sir Kenelm Digby.
Non X, — Paragraphe xxvii.
On est étonné de la promptitude avec laquelle on levait sur les frontières de nombreuses troupes de cavalerie, même quand ils'agissait d'objets mbinis importas que celui dont il est question dans le poëme.
99 àSPWSJXU^B&^
à l^p«di# é^antmtmée-ÊmgUh^ , Jm IwbîltDsiei (vomlèret à'Éooêst w réfîi. |JMMl.<9rteAU»BMPt d»]U tejnanift laaoceMÎbkfc Ife m otdMieiit aasd dans des fPWnwwB plmas ^tnt 4ltti jitnirtioii^ diqgewHes et iasboiiilAfales. On en voit un IMid «p«liiQitoa<dwarpesfAiitîesJe0|nintièPM; hm» ib a^y teient pas toujonn «B.«ûralé»iC«r)Miiv«BtciB dlmnaîtà llentvée-de {^andsfeux^ paffle, et on les y tiiAHnaiticomnie des^jNniidf .
>WiinJm»ikwd.]|owid«;tPOHièaM fil«'4e TImims , iue de Sorlûlky demtpro* pii^lMBe;dUtfabâttau.de Wawcrth et 4*ua grand domaiBeyi y toit ttadié, duohrf ^*8a femme Elisabeth , sœmr de Georges, lord Dacre, qui mourut sanï liéritien «Hoit^HmilatOnairaM anpée du vègoe d'éiÎMbeÉi. Par vm aBaobronâame poétique^ «• lftlMlJ<i'V9ri|Ufliqve» BMiâes fkis iét dana le poëne^
;N.03çk toa, *— Pao^giigihe v;ç.
lA «qm.Wn»i«QWia de Seenlut dènpé àeeMe ftanâe 4 eaw^ êes ei|ilmts que fitiiHidia «wwoâlieaA» siège &àam «u Ptolémais, «o» Blabaid CoMv-de^ZiioB.
J^wSlWf WOTWifflWrtni rAaeiae, Henri ym «l'aei iaaeemMw>.wniUyèg«t I»
Sb^ j0kuSm%jà0^thùAti»Êmt vîMiteeua le iègM.da'7aeqaef !V, iionque eafoi «it^aMMBbté MMMiQnaie(iem<'eBainu£à Fala, dwasie deaseui' deiainaiUBe am^^ sî»n.«^^giie>«rey leiis nÉnrànaBt «Minènient d'y paendre part. 6ir Jelm $c0tf aefil.déelaraMi rei^*il 4taît poèt à le suivre partout où fl wudauit k oenduiie* ^
diatiffatiopa honorifiques At il est parlé dwas' le yefime. -
NoTs d(L — > Pari^graphe xt^
'VhMar €l»>tt «deArien^ qui anait ^aous la reine Marie , était nn obef.de eiana- 4ew«JWD«niiié. JUAradâtifliB a.eonseRvésar lui une-fonle (faoeed4»tes qu'on ireuie dans divers ouvrages. J^oeoi: donl se serwit , dit-on, ce bason fedootnbley est>eii* core en la possession d'un de ses descendans , M. Scott de Harden.
Non ee^ — .^ragraphe vlvx.
Xnifrads d^cbeivnUer > diaprés san înaiiftution «rlpuaiEe^ avait osMe fiavtieiiiso^ qu'il n'était point accordé par le «anarque » niais.qneiCQhii.qni.en était levéïa pouvait le conférer à tout écnyer digne de cet honneur. Ce droit fiait par ne plus appartenir qu'aux généraux, qui avaient coutume de créer des chevaliers bannerets après et même a^nt une bataille.
DU CHANT SKIEBIE. 99
JScmJf, — ParagraplM zxx.
On peot aûémeiit supposer que le jagement par combat nngalier , particnlter an lyslétoe féodal, avait soufent lieu sur les frontières. En i558, Kirkaldy de Gnoge combattait ainsi le frère de lord Evre , par suite d'une querelle relatif i m pritonmer qu'on prétendait que ce lord avait maltrai té.
NoTs gg. — Paragraphe xxzzr.
Le personnage auquel il est fait allusion ici est un ancien ménestrel de nos frontières, nommé Eattliog Roaring Willie < , nom qu'il d evait sans doute à ses heu* RQiei dispositioiis pour la musique et pour le diant.
JUcm hh. — Paragraphe v.
Ia aoyance populaire», quoique contraire à la doctrine de l'Église, faisait ane distinetbn entre les magiciens et les nécromanciens ou sorciers , et elle était ûkvonUe aux premiers. On supposait qu'ils commandaient aux malins esprits , tandis qiielei autres leur obéissaient , ou du moins étaient ligués avec eux.
Non /i. — Paragraphe tiii.
Tojei, dans la notice biographique, le récit d'une tradition conservée par ^oottde Salcfaells , qui publia, en 1688, une histoire yéritable de l*honorable nom de Scott.
Non kk. — Paragraphe xxz.
Les Saint-daîn sont d'extraction normande, étant descendus de William de S*int-Glair, second fils de Walderne, comte de Saint-Clair , et de Ilaiguerite, fille de Richard , duc de Normandie. On l'appelait --«le beau Saint-Clair. — S'étant établi en Ecosse sous le règne de Malcolm Ceanmore , il obtint de grandes ooncesiioDs de terres dans le Middlothian. Les domaines de cette famille furent encore ^midérahlement augmentés par Robert Bruce.
Note U, — Paragraphe xxx.
le château de Kirkwall , construit par les Saint-Clairs quand ils étaient comtes d'Orkoey , fut démantelé par le comte de Caithness, en i6i5, Robert Stewart, fila ttturel du comte d'Orkney , ayant Youltf s'y défendre co ntre le gouvernement.
^ 97Slr, ^ rade et qpx beugle.
WÏX DK KOTES OU LàZ DU DEaiTlia MXHKSTaXL.