‹ Œuvres de Walter Scott (volume 4)Chapitre 3 sur 134 · AU LAI · texte numérisé non relu

AU LAI

Un poëme qui compte près de trente années d'existence pent difficilement être supposé avoir besoin d'une introduction , puisqu'il a pu sans ce secours se soutenir de lui«même durant la plus grande partied'one génération. Cependant, m'étant imposé pour l'édition actuelle des romans de l'Auteur de Wavertey^ la tâche de dire quelques mots concernant le but et l'histoire de chacun d'eux à leur tour, je désire que les écrits qui m'ont attiré les premières marques de la fayeur du public soient aussi accompagnés de notices littéraires qui puissent r^éter sur eux quelque intérêt. Lors même que je m'abuserais en espérant que l'histoire secrète de ce cpii était autrefois si populaire excitât encore l'attention et la curiosité du public, il ne me semblerait pas sans utilité de rappeler ici les circonstances au milieu desquelles ce poëme, et d'autres composés sur le même plan , ont atteint , pour un certain laps de temps, une réputation étendue.

Je dois reprendre l'histoire de nfts travaux littéraires où je l'ai abandonnée dans l'essai sur l'imitation des poésies populaires, lorsque je recueillis le premier rayon de la faveur publique par le soccès de la première édition des chants populaires des frontières d'Ecosse. La seconde édition de cet ouvrage, qui parut en 1805, eut, pour parler le langage du commerce, une yente un peu lourde'. Les demandes d'Ecossse avaient été fournies par l'édition précédente, et la curiosité anglaise n'était pas enQ^re très éveillée pour

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