‹ Œuvres de Walter Scott (volume 4)Chapitre 44 sur 134 · LA VIERGE DE TORO · texte numérisé non relu

LA VIERGE DE TORO

Lb ëdeil plu» paU t^abeissait sur le beau lae de Tato, H faible murmure du vent agitait le çoo^re feuillage de$ atbtes » lorsiia'itite aimable vierge accablée de douleur mêla ses tristes soupirs à ceux de la brise y et ses larmes aux flots limpides : — O bienheureux, qui m'écontez des demeures célestes 1 vierge propice, qui exauces Itisveew plàiutib de cetu qd te éupplimi, ««oovde m qn« J'im- }ylore de toi dans mon ééiespcâr ; mmUmboI Mm Haati, mi Ms ttoorii' Bléonofe.

Le bruit cdnftiis de !& bàUiilto se distiBffMà peilid dttis le loîntaiii , il s'dlète et ttéort avec la bfise^ jusqu'à ee qu'enfin les «odaxnations, les gémissemens, le tumulte de la mêlée et les cl«nenl*s da triomphe se fassent entendre de plus près. La jeune fille jette un t^aïà d'eflM sur la torèt ; en guerrior a'^ppreehe à Jwe IqaK \ des flots de sang ntu^qoent lea uraœa de s^ paa ; son eeaqwi était brisé, et la doeleer était peinte sur son visage.

-^ Oh I sauvd44rf , belle BMonoiv > earnos aRnëea fiOBt en fitf te ; oh! toute» toi, bdlé Eléoiloiv, ten défapseuf e avcoeÉabé 9 ton courageux Benri est éténdti saHs vie sur U bruyère^ et l'enneBÛ arrive à travers les arbres.

à peinf) l'élreager puVil bégeyer e^ £»tales nouvelles , à peine i»i|t*elle les ^inendrei glacée par \^ désespoir; bientôt lei soleil «'éclipsa dans h le$ 4e TorOf e( il ne se leva plus pour le brave ni poer son amie*

iMMi«i*A*«kfaMM

HELLVELLYN

(kn printemps ds x 8o5 , nn jeune homme don^ des ptos heureax talens et d'an caractère aimable, s'égara et périt sur le mont HelWellyn; ce ne fut que trois mois aprds qu'op découvrit ses restes, qu'on trouTa gardés par une chienne fidèle, qai avait été sa compagne dans ses excarsioDS soU* taires aux désots du Cumberland «t du Westmordand.)

Je montai sur la cime de THeUvellyn ; sous mes pas s'étendaient an loin les lacs et les montagnes ; tout était paisible et silencieux, excepté par momens qne le cri de Faigle réveillait les échos surpris. A ma droite^ Stnden-Edge serpentait autour de Redsam, i gauche était Galchedicam, et devant moi s'élevait une énorme roche sans nom , quand j'aperçus le lieu fatal où avait péri le malheureux égaré.

Une verdure sombre marquait la place où gisait cet amant de la nature , exposé aux injures des élémens comme le cadavre d'un proscrit que les vents de la montagne défigurent peu à peu* II n'était pas entièrement délaissé^ quoique au milieu de la soUtude; car, fidèle après le trépas de son maître ^ son chien avait défendu ses restes et repoussé le renard et le corbeau loin de lui.

Combien de jours pris-tu donc son silence pour celui du sommeil! combien de fois tressaillis-tu quand le vent soulevait les plis de son vêtement! combien de semaines comptas-tu avant devoir s'anéantir sous tes yeux l'ami de ton cœur ! Aucune prière n'a été prononcée surlui^aucunemèren'aarrosé son cercueil de ses larmes»

aucun ami n'a fait entendre ses regrets ; toi seul, faible gardien » tu t'es étendu à son côté : le pèlerin a quitté la yie sans pompe funèbre.

HELLVELLYN. 169

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