X. Btpèct d'orI« oa filet ta bord da Tccn
fflormiirer les ondes de la Tyne, qm. d'abord s'étend en nappe ponr former on lac majestueux, et puis, resserrée dans nn lit pins étroit, arrose les racines du surean et dn sanle pleoreur. Le châ* tean est l'ouvrage de plusieurs siècles , comme l'atteste son architecture variée ; c'est un vaste et solide monument qui résista anx soldats des Douglas, armés par la haine et la vengeance.
Crièhtoun {i)l aujourd'hui ta cour fangeuse ne reçoit plus que le bœuf paresseux et les troupeaux bélans ; mais le ménestrel aima long-temps à visiter tes tours gothiques et ton donjon en ruines. J'ai souvent pris plaisir à deviner le sens mystérieux des devises sur les armoiries et les écussons touillés, restes d'une ancienne magnificence, qui parent encore tes antiques murailles. Le temps a respectéla galerie où étaientjadissuspendusles portraits despreux; on admire encore la sculpture de ton superbe escalier, orné de ses rosaces et de ses festons entrelacés. Le portique élégant de ta cour est encore debout , et au-dessus de la corniche les pierres taillées en facettes con^ervent leurs formes de diamans, mais les troupeaux vont seuls y chercher un abri contre l'orage. On peut en* core descendre en firissonnant dans les sombres caveaux où gémissaient jadis les captifs, privés de la lumière du jour. Mais je préfère suivre, du haut de tes créneaux recouverts de gazon , les détours de la Tyne, qui semble fuir à regret le vallon ravissant où ser» pentent ses ondes.
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Crichtoun était dans toute sa splendeur quand Marmion y fut ^; mais son entrée s'y fit sans éclat, car il n'y avait dans le château que des fenunes , des enfans et des vieillards ; les yeux encore humides des larmes qu'elle vensdt de verser, la noble châtelaine alla d'un air tristeà sa rencontre : ce fut son fils , à peine ^^é de douze ans , qui tint les rênes de son coursier; car tous lesvassaux en état de porter les armes étaient partis le matin même avec leur seigneur, le comte Adam Hepbum , celui qui périt à la bataille de Flodden ^ , à cdté de son souverain : sa veuve désolée Montera long-temps sur la tour poiir tâcher de reconnaître dans le lointain le panache de son époux ; elle ne doit plus le voir re-
^' C'était le second comte de Bothwell. U périt & Flodden, ftpràs avoir, nÎTant nn ancien P^e «nglais, fait les plus grands eiTorts ponr changer la fortane de cette joamée. C'est 1« grand* if^ de Jameg , comte de Bothwell , trop bien conna dans l'histoire de I9 reine Marie.
▼eur à^to Uto jdo«K.Vaîlhttte «roape*. Honneur au comte Hepbanl oe*nam lut glorieux jusqu'à ce que Fodienx Bothwell l'eût poKé*
Mannîon demesta deux jours dans ce château , eomblé de tous les honnéara dus aux chevaliers et servi commel'hôtedaroi. Ainsi l'avait ordonné le monarque d'Ecosse, qui passait alors en revue toutes ses troupes dans la plaine de 3orottgh-Moor. Peut*être ce prince ne voulait-il pas qu'un ennemi vît son armée^ jusqu'à ce que chaque corps fût en état de marcher contre les forces de FAn* gleterre*
Cependant Lindesay parvint plusieurs fois à égayer, par son es^ prit , Thumeur sombre dé Marmion , et il apprit, à son tour, à es** tiqier les talens du baron anglais , qui était versé dans tous lés ans de la Grèce et de Rome, et dans toutes les sciences de la guerre et.de la paix.