Vm inilé de Spencer i
For tmj ONT hertiiêd, ani ewrjr eue kêr lond,
Faz»« Qnuv, b.lllt ch. 9.
mais et Ui domptais à la fois tons les cœurs, incomparable Brito^ martel
C'est ainsi 9 belle cité, qae, déponillëe de tes remparts, ta nous parais anssi imposante et pins aimable qae dans ton appareil de guerre* Ne crois pas qae ton trAne, deyena d'un abord facile, ait perda sa force et sa sécurité! Aujourd'hui comme toujours, reine du nord, ta peux envoyer tes aifims au^ combats. Jamais tes citoyens n'auraient montré plus de zèle si Fairain sonnait l'heure du danger ; tu les verrais accourir pleins de brayoure, et t'entourer do rempart de leurs corps. Tons tes enfieuis élevés pour les combats teitidraient de leur sang le sol qui les vit naître, plutôt que de laisser enlever le moindre créneau de ta couronne rurale. S'i venait, comme il peut venir, ft Edimbourg I ce jour d'alarmes, l'hospitalité qui te fiit toujours chère fléchirait le ciel en ta faveur; car les anges eux-mêmes daignai^it aux premiers âges du monde encourager les patriarches à cette douce vertu. Les bénédictions do dieu des opprimés accompagneraient tes défenseurs I dté bien* faisante, refuge des rois malheureux, tu reçus Henry fuyant York son vainqueur ^ , et dernièrement tu as vu avec douleur et respect les débris de là noble race des Bourbons ^.
Mais trêve à ces pensées... EUes'^me forcent de détourner les yeut et de fuir ces pressentimens trompeurs, ou trop réels, pour les rêveries romantiques des poètes et la clarté douteuse de la tradition qui flotte sans cesse entre le jour et la nuit. J'aime mieux me laisser guider par la lueur incertaine et changeante de son
I. Henry TI, apris la dcMstrense bataille de Towton, se sauTa en Ecosse avec là reine, son fis et les princes de sa famille. Dans les notes des éditions précédentes, j'avais mis en donte si Henry VI vint i Edimbourg, quoique la reine y fût Tenae certainement < M. Pinkerton penchait à croire qu'il était resté i Kirkudliright, mais mon noble ami lord Napier m'a montre une concession d'une rente de cinquante marcs d'argent, faite par Henry i l'un de ses ancêtres, John Napier, signée par le roi lai-méime i Edimboarg le a8 aoât, dans la trente-nenTième année de son règne, qni correspôwl à l'an de grAce x46i. Dot^glas , avec sa négligence ordinaire, date cette concession de z368; mais cette errenr ayant été corrigée dans la copie sur les manuscrits de Macfarlane , pages 1 19 et lao, il se peut plus rester de doute- & ce sujet. John M apier était fils et héritier d'àlexandr« Kapier, «t prévit d'Edimbourg ; l'accueil hospitalier que trouTa l'infortuné monarque Talut à l'EcoMe les éloge* de Holioet, poète contemporain ; irdit en parlant des Anglais :
Un g nouTcau roy créèrent I
. Par despiteux vouloir; 1
IjC vieil en déboutèrent
Et son légitime hoirs I
Qui fnytif alla*prendb« D'Ecosse le garand '
De tout le mendro I
Et la plus tolferant.
a. Le comte d'Artois , depuis Charles X , arriva à Holyrood en janvier 1796» «t y raita jnsqv's* mois d'aoàt 1799. Lorsque 1« révolotiba de i83o l'exila de nouveau de li France, ce pnocc revint avec s« famille se réfuter dans le palais des Stoarts, et ne le^qoitU que le tSMptcnbre z83a.
AU GHAINT CniQUIÈME. 261
flambeau» et m'entoarer de paladins, d'écayers.et de jeunes beautés, qne.de contempler avec terreur une plaine sanglante, et de Yôir une armée d'ennemisdans chaque nuage. Qui ne préfère lesnnits de j uin aux jours de décembre ? le clair de lune aux hjomides bronillards ? Et pourrions-nous dire où il y a le plus d'illasions ?
Mais qui pourra m'apprendre à tirer de ma harpe ces accords romantiques qui charmaient jadis le roi Henry, surnommé Beauderc, parce qu'il aimait les ménestrels et daignait leur sourire? Qui préseryera du naufrage de l'oubli ces antiques inspirations de la Muse, ces yers que Marie emprunta aux Bretons, et que Blondel chantait ? Ellis ^ 1 c'est toi qui es né pour réparer les raVages des siècles et prodiguer des soins généreux aux Muses mourantes ; ta as su arrêter le bras du Temps et lai arracher sa faux au moment où il allait frapper le dernier coup ; ta as osé porter les ciseaux sur ses ailes et briser son sablier ; nos anciens bardes te doivent une nouTelle yie. O toi, qui donnes au poëme le plas frivole une morale gaie et sans pédanterie; toi qui embellis le sujet le plus triste par nue saillie inattendue, aateur aimable et bon citoyen, également chéri et honoré , accorde au poète ane leçon de cet art magique qui sédait à la fois le cœur et l'esprit, qui charme le sage et plaide la cause de la vertu; sois toujours mon ami, nion guide et mon modèle*
Paisses-tu long-temps trouver le même plaisir à initier les ménestrels dans les secrets de leur art!,.. Mais cesse de nous.montrer par ton exemple ce qu'il est plus facile* de prêcher que de pratiquer» Qai pourra jamais imiter ta patience dans une longue maladie et dans une guérison cruelle ? qai pourra dompter comme toi la douleur avec un froid et mâle courage ? C'est assez de nous avoir donné une fois cette leçon; que le ciel te préserve de la répéter!
Ellis, viens m'écouter encore; car tu as toujours aimé les tons variés d'un ménestrel qui, comme ses ancêtres les bardes des frontières, a fait retentir les échos de ses chants çans art jusqn^à ce qae les chênes de Windsor et la plaine d'Ascot aient entendu avec surprise les sons de la harpe du nord. Viens m'écouter ; fier de ton suffrage, je mépriserai la critique de nos pédans, et imitant
r z. M. Ellisi dans rintrodnctiou qoi précède son ouTrage intitulé Spfeiaiens of romancé, • pronvé, par la témoignages réunis de La RaTsillère , de Tressan , et principalement de l'abbé de La Rue , qae c'est à la cour dé nos rois anglo-normands , et non à celle des rois de France , qu'est née la btténtnr» romant' Marie pilla les originaux armoriques, et traduisit en français-normand ou langue romane les douce cnrienses ballades dont M. Ellis aoos « donné un précis dans l'appendi^r qui suit «m introduction.
2e2 INTRODUCTION AU CHANT CINQUIÈME.
Fart antiqae de retracer sur les TÎtraox des aTenuires irrégoKbes dont néaibnoms l'effet est-si pittoresque , j'emploierai des çoulevs^ Tuiées poor peindre les combats, les fêtes, les belles, les paladins, les tronbadonrs, et tonte la pompe de la cheralerie.
LA com.
Mméiou et w ssitcf • bnMcnr derMère eiuHteg i$dUiitss de^rid ; tMetey ordoBHemnx gafdfts foiiTriries bnirlèfre^dti'eamp ^l«i soldats éeotiais accoinrant ; ib adnfiréBt lAHm^tefl tnrienx ces ^tnm^en^Miis d^A4n»ii^^h#péaTnir^oirMiid'eiiViéiiie9ëiiiidtf8 aussi bien équipés ; la -note eirooiiiëreDee de leurs ares , la l<m* ^eur de leurs flèches S les étonnent; et plusieurs d'entre eux sfjmagûient y dans leur sÎBiplkàiéy que ce ne sont que des âmes ^parade. Hélas i ibse deataient pen qae ces mâmes traks longs à^me nerge farayerseraientlHentftil^aeier de leivs dotteade vàiUMy ^ MUTrindent aonme me grtte d'esagela plaina^de Flodden.
Beson d&té> Marmion ne néglige' pas ^'dbaerfeii' les* ffiffljréns ^^ de rarmée ememie. Il s'étonne qn'nn royaume anasi pea considérable que celni cPEcosseaitpttrénnirtant de gàerriërs'soils ^'drapeaux. Ici «ont des hommes d'armes reyêtns d'naie pesante ^^■ûrasse , semblables à des tonrs d'airain > montés snr dèscherànx '^numds / et armé» de la hadie et de la lanee. Là des 'chevaliers ^ leord écnyers feraient nn escadron plus a^le, etexereenrleofs tarsiers dans la plaine. Ils leur apprennent à fslire la'passe et le ^vt I la demi-Tolte et les eonrbettes , pon^ mienx îbnpper dn tranchant de Vépée le 'Ci»qne d'nn ennemi. Iffarmion Hâmar^no'le ^^'des l)mirgèois9 qm-ne portaient ni* viisière, ni panaolie;
'^par leurs archers» où l'on se serl de flèches de la longueur d'une T«rge.
aoB ^^'^ ^ Ecosse, an rapport d'Asham, un proverbe qui dit que chaque archer anglais porte dont ^ ^**V»xA» tingtpqutre SoosMis, par ailoaipo à sa flèches, t^s««t aaétitiMfff
264 MAAMION. ce. y.
mais leurs corselets étaient polis et brillans, learshanberts et leurs hansae-cols étincelaient comme l'argent. Les nns avaient de longues piques et des épëes à double garde » les autres maniaient avec adresse une lourde massue , et se mettaient à couvert sous • un large bQuclier.
Les habitans de la campagne forment aussi un corps de fantassins vêtus d'une jaquette garnie d'acier; cbacun d'eux porte sur ses épaules des provisions pour quarante jours , selon les statuts féodaux. Leurs armes sont la hallebarde , la hache ou l'épieu; quelques-uns ont une arbalète » d'autres une dague et une épée. La plupart paraissent sérieux et même tristes , regrettant sans doute de quitter leurs chaumières chéiiespour marcher vers^me contrée étrangère , ou rêvant à leur charme et à leurs sillons. Mais leurs yeux n'exprimait toutefois aucune lâche terreur ; leur colère est plus à redouter que celle de ces guerriers qui , méprisant les périls, sont accourus avec empressement aux champs de bataille, et dont la valeur ressemble à la flamme de la paflle légère qui. éUomi au loin , mais qui s'éteint aussit&t.