LUE
Au point da jour, le coq de bruyère polit le noir plomage dé Bés ailes; c'est le retour du matin qui fait répéter à la linote ses chants les Jplus doux ; tous les enfans de la nature sentent , avec le jour nouveau, les sources de la yie se ranimer en eux ; et, pendant' que l'esquif qui porte l'étranger glisse en s'éloignant de F9e , l'inflaencé propice de l'aurore inspire un vieux ménestrel ^. AUan- Bane, aux cheveux blancs, on entendit sur te lac (es vers Jiarmomeux, mariés aux accords de ta harpe :
CHANT DU BARDK.
L'ëcame jaillit , étincelle ,
Bt diiparaH sous l'aTiron ;
En yain Toeil cherche le «illoB
Qae crensait l'a^Ie nacéÙe :
Tel est, dans 1« coeor destMoraojKf
D'oD bienfait la trace éphémère.
Adien donc , étranf er » |b ▼«• , loin d« tm Umu p Perdre le souTenir de l'île solitaire.
Que les honneurs et les richesses
Te éherchent à Ift eonr des micj
Qne chacun vante tes prouesses
A la guerre et dans les tournois i
Qu'un ami digne de ton cœur»
Qu'une belle tendre et sincère Aux dons de la fortune ajoKtent le bonheur» Loin des bords oubliés de l'ile solitaire.
x*U»(ai0f»de« noDtMBe8aTaitatàJk«ariefTi«eimb«rdt,4iu^ta2*a9pip|lNCt4M ^fhlWkàb w muson. (Voyei fP^amiejr.}
844 LA DAME DU LAC. ch. u.
Mais n, baoni de u patrie»
* • So« le plaid de noa montagnards»
Tnfib de la Calédonie
Venait s'offrir à tes regards»
Qa'il trouve en toi le oœar d'nn frère ,
Et qne ta main sèche ses pleurs; Daigne te soorenir , pour calmer ses douleurs » De l'boapiUUté de l'ile solitaire.
Un jour, toi'méme » ton étoile
Tiendra peut-étre à te' trahir;
Ta Terras l'inconstant séphjr
Aux aouilons livrer ta Toile :
Alors rairont tous tes flatteurs ;
Mais snr une rive étrangère Si l'esil te condamne à porter tes malheurs, L'amitié t'attendra dans Hle solitaire.