‹ Œuvres de Walter Scott (volume 4)Chapitre 88 sur 134 · LUE · texte numérisé non relu

LUE

Au point da jour, le coq de bruyère polit le noir plomage dé Bés ailes; c'est le retour du matin qui fait répéter à la linote ses chants les Jplus doux ; tous les enfans de la nature sentent , avec le jour nouveau, les sources de la yie se ranimer en eux ; et, pendant' que l'esquif qui porte l'étranger glisse en s'éloignant de F9e , l'inflaencé propice de l'aurore inspire un vieux ménestrel ^. AUan- Bane, aux cheveux blancs, on entendit sur te lac (es vers Jiarmomeux, mariés aux accords de ta harpe :

CHANT DU BARDK.

L'ëcame jaillit , étincelle ,

Bt diiparaH sous l'aTiron ;

En yain Toeil cherche le «illoB

Qae crensait l'a^Ie nacéÙe :

Tel est, dans 1« coeor destMoraojKf

D'oD bienfait la trace éphémère.

Adien donc , étranf er » |b ▼«• , loin d« tm Umu p Perdre le souTenir de l'île solitaire.

Que les honneurs et les richesses

Te éherchent à Ift eonr des micj

Qne chacun vante tes prouesses

A la guerre et dans les tournois i

Qu'un ami digne de ton cœur»

Qu'une belle tendre et sincère Aux dons de la fortune ajoKtent le bonheur» Loin des bords oubliés de l'ile solitaire.

x*U»(ai0f»de« noDtMBe8aTaitatàJk«ariefTi«eimb«rdt,4iu^ta2*a9pip|lNCt4M ^fhlWkàb w muson. (Voyei fP^amiejr.}

844 LA DAME DU LAC. ch. u.

Mais n, baoni de u patrie»

* • So« le plaid de noa montagnards»

Tnfib de la Calédonie

Venait s'offrir à tes regards»

Qa'il trouve en toi le oœar d'nn frère ,

Et qne ta main sèche ses pleurs; Daigne te soorenir , pour calmer ses douleurs » De l'boapiUUté de l'ile solitaire.

Un jour, toi'méme » ton étoile

Tiendra peut-étre à te' trahir;

Ta Terras l'inconstant séphjr

Aux aouilons livrer ta Toile :

Alors rairont tous tes flatteurs ;

Mais snr une rive étrangère Si l'esil te condamne à porter tes malheurs, L'amitié t'attendra dans Hle solitaire.

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