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Jamais les pas d'un exilé ne foulèrent une retraite plus sauvage. La caverne s'ouvrait dans les flancs de la montagne, comme U Uessnre faite au sein d'un géant. Ses bords avaient arrêté dans leur chute plusieurs débris de rochers qu'un antique tremblement de terre avait arrachés du sommet stérile de Ben-Yènu ; entassés ciomme des ruines éparses que le hasard a réunies, ils formaient, par lecirs saillies anguleuses, l'ouverture dé la grotte. Le c^êne et le bouleau , entrecroisant leurs ombres épaisses , interceptaient les rayons du soleil ; mais quelquefois un rayon égaré brillait soudain à travers ce sombré crépuscule, comme le regard rapide qu'un prophète inspiré jette dans les ténébreuses profondeurs de l'avenir.
Aucun bruit ne troublait le silence solennel de ces lieux, excepte le murmure timide d'une source solitaire; mais, quand les vents
z. Coir-Naii*Uriskin est une caverne pratiquée dans le n^ont de Ben-Venn; elle est entourée d'e* «•rmerroofeters, et om!»rafrée par de» bouleaux et des chines, production spontanée de la iB#ntif««» là même on les rochers sont totalement uns. Un lieu aussi bizarrement sitné près du loch Katrinfli «t dans le voisipage d'un peuple dont tons les penchans sont romantiques, n'est pas rttMé aaaa Mtok ses divinités locales.
Le nom de Coir-Nan-Uriskin veut dire la caverne de l'homqie sauvage ; et la tradition attriboe à ««t tfdtk , q«i lài donne son nom , uncfohne qm tient à la foi» du bouc et de l'booip* i «t bref» dàl le lecteur classique en être encore plus snrprif-, tous jes aitribata 4» SMtyre grao*.
* Le Dr. Graham , que sir l^alter Scott cite soutent, prétend que le poète «'est trompé ea péfoilantl'Urisk au satyre. i r-- -r
LA CROIX D» FB17. S7t
borièvenaient les ondes do lac, un tnmmlis sfaiisiffe ^ Véttvail Mit à coup atmeii^it réternette lotte des Tsgves eontve k«ri digves ; des rcN^rs^ svspendos sur la or^eme, senbbîeat U w» nacer sans cesse de letir chute. C'était on repaire pour les le«pe <m pour la famille du eliat*pard. T^tte fat cependant la retraîle où Doaglas et sa fille Tinrent chercher tm refngt .
Lasapersthion , avec Taceent de l'effroi i arrêtait tons cent qnt aanûent osé y porter leors pas; car, disait-elle, c^ëtait le rendefl^ i"oas des fées et des nrisks } de la montaf^e , cfm venaient j célfr Urar leurs danses mystërienses an clair de la lune, et foi anraient lotffé de mort l'indiieret qoi les eût épiés et sorpria*
xrfii. •
Les ombres plus épaisses dn soir flottaient sur les endes mqe» tœnses dn loch KatrinCi lorsque Roderie , acooaspa^é de quet qoes-uns des siens , repassa les hauteurs de Ben-Venu. H sedirige du côté de la caverne des Esprits , à travers les arides sentiers de Beal-nam-Bo ^ : ses zélés vassaux le devancent pour mettre la nacelle à flot, car le Chef avait le projet de traverser le lac pour visiter les défilés d'Achray, et y poster ses soldats. Koderic semble s'éloigner à regret; il est rêveur et reste en arrière de sa suite : an seul page, contre sa coutume , chargé de porter son épée, marche à côté de son seigneur ; le reste de ses compagnons a franchi les taillis, et l'attend sur les bords du loch Katrine ^ C'était ^ beau spectacle de les voir d'une hauteur voisine , aux dernières clartés du soleil couchant 1 Chacun de ces guerriers, choisis parmi l'élite du clan , était remarquable par sa force et sa stature; on les reconnaissait tous de loin à leur démarche fière, à leur air martial. La brise dn soir fait onduler leurs panades et flotter lenra tartans; leurs boucliers étincellent , ils forment auprès du bateau Qn groupe guerrier en harmonie avec un tel rivage.
xxvin»
Le Chef ne peut s'arracher de ces lieux si voisins de l'antre.obscur où Douglas s'est retiré ; il est dans le sentier qui y conduit. Le même jour, au lever de l'aurore, Roderie avait juré avec orgueil d'oublier son amour dans le tumulte des comhafea^et de re-