acte est d'un g-éroule plaisant, ce qui fait admira
blement ressortir la résistance vive et auda--
cieuse, de la petite llermia, qui se rebilfe
■ comme poule qu'on aguiche.
: L'art du metteur en scène consiste à graduer
i toutes ces nuances de comique, depuis les ironies
de Puck cl les gentillesses plaisantes du quatuor
; amoureux jusqu'aux grosses boull'onnneries de
Bottom. Car où le génie de. Shakespeare éclate
i le mieux, c'est, justement dans celte gamme
> de divertissement : cela va de la finesse la plus
t tenue à la lourdeur la plus esclall'anle. En ce
s Songe, on folâtre et on cabriole, on badine et on
gambade. On ne s'y abstient (pie de solennité et
fi- Je prud'hommisme. C'est pièce a faire rire les
honnèles gens elc'eslainsi qu'elle doit, être traitée,
e M. Paul Meuriee a adapté Le Songe d'une nuit
'- d'été, à la scène française, et la pièce a été repré--
sentée en 1881'), à l'Odéou. La lenlative l'ut
honorable. Shakespearo-Babelais s'est vaude--
e villisé. Beaucoup de traits spirituels ont dû être
s ajoutés, notamment au rùle de Bottom. « — Vous
I, ligurez-vous, honnêtes citadins, qu'assis sans
e méliance sur l'herbe de ce bois, vous étendez
é machinalement le liras dans l'ombre et que toul--
e à-coup vous posez la main sur... (Avec horreur.)
i- Oah ! — FLUTI:. — Sur une petite fée ! Ah ! —
s, BOTTOM. .leune homme! — LECOING. Je respecte
■s vos scrupules, vertueux Bottom. Mais voire chas--
ie u-té, mon pudique ami, est certainement au-dessus
'■s de tontes ces tentations, clc, etc. » Evidemment
rien de tout cela n'est dans Shakespeare : mais
le il paraît, que c'était nécessaire au publie de
■i- l'Odéon. 11 serait d'ailleurs aussi cruel qu'inutile
é- d'insister. Que de crimes littéraires ne rachèterait
'*• pas. le choeur qui clôt cet aimable adaptation.
Pûmt il envie
et A la vie !
in C'est son tour,
C'est le jour.
•lit Après quels vers, Titania, Oberon, Puck et les
irs fées disparaissent. 11 y a longtemps que Shakes--
ue pearo a disparu. l.iv. ço.