‹ Œuvres de William ShakespeareChapitre 124 sur 176 · L'OFFICIER · texte numérisé non relu

L'OFFICIER

Voici d'autres nouvelles.

UN MESSAGER, entrant.

Les Ottomans, révérends et gracieux seigneurs, gouvernant tout droit vers l'île de Rhodes, se sont adjoints là une arrière flotte. 4û6 OEUVRES DE SHAKESPEARE

PREMIER SÉNATEUR

Là, c'est ce que je pensais. Conibién, à ce que vous croyez?

LE MESSAGER

Trente voiles. Et maintenant ils virent de bord, retournent en arrière et franche-ment portent leurs desseins sur Chypre. Le signor Montano, votre fidèle et très vaillant serviteur, avec ses libres hommages, vous fait ces communications et vous prie de le croire.

LE DUC

C'est certainement pour Chypre. Marcus Lucchese n'est-il pas en ville ?

PREMIER SÉNATEUR

Il est maintenant à Florence.

LE DUC

Écrivez-lui de notre part. Appelez-le, qu'il se hâte, sans délai. Dépêchez.

PREMIER SÉNATEUR

Voici venir Brabantio et le vaillant Maure.

Entrent BRABANTIO, OTHELLO, IAGO, RODERIGO et des officiers.

LE DUC

Vaillant Othello, il nous faut tout droit vous employer contre le général ennemi Ottoman. (A Brabantio.) Je né vous avais pas vu. Bienvenu, noble signor. Nous manquions ce soir de vos conseils et de votre aide.

BRABANTIO

Et moi, je manquais des vôtres. Que votre Grâce me pardonne. Ni ma situation ni rien que j'aie appris des affaires ne m'ont tiré du lit : non plus l'intérêt général n'a de prise sur moi : car ma douleur personnelle, comme un flot jaillissant hors de l'écluse *, engloutit et dévore toutes autres tristesses, et reste encore elle-même.

LE DUC

En vérité. Mais qu'est-ce donc ?

BRABANTIO

Ma fille! Oh! ma fille!

Page 1