‹ ŒuvresChapitre 16 sur 50 · Dans toute proposition, dîuis tout problème pn énonce · texte numérisé non relu

Dans toute proposition, dîuis tout problème pn énonce

oa le genre , ou la différence , ou la définition , on 1^ propre , on l'accident.

47* La définition est un discours qui explique la nature de la chose , son propre , non ce qu'elle est , mais ce qui est. Le genre est ce qui peut se dire de plusieurs espèces différentes. L'accident est ce qui peut être ou n'être pas dans la chose.

48. Les argumens de la dialectique procèdent ou par l'induction ou par le syllogisme. Cet art a ses lieux. On emploie l'induction contre les ignorans , le syllogisme avec les hommes instruits.

49. L'élenchus est un syllogisme qui contredit la conclusion de l'antagoniste 5 si l'élenchus est faux, le syllogisme est d'un sophiste.

50. L'élenchus est sophistique ou dans les mots ou hors des mots.

5i . H y a six sortes de sophismes de mots , l'homonisme , l'amphihologie , la composition , la diyision , l'accent , la figure du mot.

52. 11 y a sept sortes de sophismes hors des mots; le sophisme d'accident , le sophisme d'universalité , ou de conclusion d'une chose avouée avec restriction à une chose sans restriction ; le sophisme fondé sur l'ignorance de l'élenchus ; le sophisme du conséquent; la pétition de principe; le sophisme de cause supposée telle , et non telle ; le sophisme des interrogations successives.

53. Le sophiste trompe ou par des choses fausses , ou par des

Ï»aradoxes^ ou par le solécisme , ou par la tautologie. Voilà les imites de son art.

De la philosophie naturelle éTAriatote, Il disait : i. le principe des choses naturelles n'est point un , comme il a plu aux Eléatiques; ce n'est point l'homéomérie d'Anaxagore; ni les atomes de Leucippe et de Démocrite ; ni les élémens sensibles de Thaïes et de son école , ni les nombres de Pythagore , ni les idées de Platon.

2. n faut que les principes des choses naturelles soient opposés entre eux , par qualités et par privations.

3. J'appelle principes , des choses qui ne sont point réciproquement les unes des autres , ni d'autres choses , mais qui sont d'elles-mêmes, et dont tout est. Tels sont les premiers contraires. Puisqu'ils sont premiers , ils ne sont point d'autres ; puisqu'ils sont contraires y ils ne sont pas les uns des autres.

4. Ils ne sont pas infinis ; sans cette condition , il n'y a nul accès à la connaissance de la nature. Il y en a plus de deux. Deux se mettraient en équilibre à la fin ^ ou se détrairaient, et trien ne serait produit.

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5. Il y a trois principes des choses natarelles; deux contraires , la forme et la privation^ un troisième également soumis aux deux autres , la matière. La forme et k matière constituent la chose. La privation n'est qu'accidentelle. Elle n'entre point dans la matière. Elle n'a rien qui lui convienne.

6. Il faut que ce qui donne origine aux choses soit une puissance. Cette puissance est la matière première. Les choses he sont pas de ce qui est actuellement , ni de ce qui n'est pas actuellement j car ce n'est rien.

7. La matière ni ne s'engendre , ni ne se détruit ; car elle est première ; le sujet inâni de tout. Les choses sont formées premièrement j non pas d'elles-mêmes , mais par accident. Elles se résoudront ou se résolvent en elle.

6. Des choses qui sont , les unes sont par leur nature, d'autres par des causes. Les premières ont en elles le principe du mouvement ; les secondes ne l'ont pas. La nature est le principe et la cause du mouvement ou du repos en ce qui est premièrement de soi et non par accident ; ou elles se reposent et se meuvent par leur nature ; telles sont les substances matérielles, {^es propriétés sont analogues à la nature qui consiste dans la matière et dans la forme. Cependant la forme qui est un acte est plus de nature que la matière.

Ce principe est très-obscur. On ne sait ce que le philosophe entend par nature. Il semble avoir pris ce mot sous deux acceptions différentes , l'une de propriété essentielle , l'autre de cause générale.

9. Il y a quatre espèces de causes; la matérielle, dont tout est; la formelle, par qui tout est, et qui est la cause de l'es-» sence de chaque choses l'efficiente, qui produit tout ; et la Bnale pour laquelle tout est. Ces causes sont prochaines ou é!oigné#?s ; principales ou accessoires; en acte ou en puissance; particulières ou universelles.

10. Le hasard est cause de beaucoup d'effets. C'est un accident qui survient à des choses projetées. Le fortuit se prend dans une acception plus étendue. C'est un accident qui survient à des choses projetées par la nature , du moins pour une fin marquée.

11. La nature n'agit point fortuitement , au hasard , et sans dessein : ce que nature prémédite a lieu , en tout ou en partie , comme dans les monstres.

12. Il y a deux nécessités , l'une absolue, l'une conditionnelle. La première est de la matière ; la seconde , de la forme ou fin.

i3. Le mouvement est un acte de la puissance en action.

f4- Ce ([oî passe Sans fia est lafiai. Il n^y a point d'acte infiiii dans la aatare. U y a cepesdaBt iu êtres infinis en puis«> sance.

i5. Le lieu est une snrCace immédiate et immobile d'un corps qui en contient nn autre. Tout corps ^u'un autre contient est dam le lieu. Ce qui n'est pas contenu dans un autre n'est pas dans le Hou. Les corps ou se reposent dans leur lieu naturel , ou ÎU y tendent comme des portions arrachées k un tout.

iG. Le vide est un lieu dénué de corps. Il n'y en a point de tels dans la nature. Le vide se suppose , il n'y aurait point de mouvement. Car il n'y aurait ni haut, ni bas , ni aucune partie oii le mouvement tendit.

alcul du mourement relatif à la prio- Les parties du temps Jtouchent a l'ineparties d'une ligne au point, et tout changement se fait dans le :out être mik , vitesse ou lenteur qui se ?mps. Ainsi , le ciel , la terre et la mer e qu^ils peuvent être mus.

a nombre nombre , il faut qu'il y ait >it son support. .

-ivatioB du mouvement dans un corps

lent qui se ùtsse en un instant. Il se ips.

lans un temps entier, se meut dans temps.

Mt fini^ car il se fait dans le temps, leui est mû par un autre qui agit on au dedans ou au dehors du mobile.

25. Mais comme ce progrès à l'infini est impossible; il faut donc arriver à un premier moteur , qui ne prenne son mouvement de rien , et qui soit l'origine de tout mouvement.

26. Ce premier moteur est immobile , car s'il se mouvait , ce serait par un autre ; car rien ne se meut de soi. Il est éternel , car tout se meut de toute éternité, et si le mouvement avait commence , le premier moteur n'aurait pu mouvoir , et la durée ne serait pas étemelle. Il est indivisible et sans quantité. Il est infini ; car le moteur doit être le premier , puisqu'il meut de toute éternité. Sa puissance est illimitée ; or une puissance infinie ne peut se supposer dans une quantité finie , telle qu'est le corps.

27. Le ciel composé de corps parfaits , comprenant tout, et rien ne le comprenant, est parfait.

a8. n y a autant de corps simples que ie différences dans le •mouvement simple. Or il j a deux mouvemens simples , le rec* tiligne et le circulaire. Celui-là tend à s'éloiguer du centre ou en approcher , sans modification ou avec modification. Comme il y a quatre mouvemens rectilignes. simples , il y a quatre éléxnens ou corps simples. Le mouvement circulaire étant de nature contraire au mouvement rectiligne , il faut qu'il y ait une cinquième essence, difiërente des autres, plus parfaite , divine , c'est le ciel.

29. Le ciel n'est ni pesant, ni léger. Il ne tend ni à s'appro* cber , ni à s'éloigner du centre comme les graves et les légers. Il se meut circulairement.

30. Le ciel n'ayant point de contraire , il est sans génération, sans conception , sans accroissement , sans diminution , sans changement.

3i. Le monde n'est point infini , et il n'y a hors de lui nul corps infini ; car le corps infini est impossible.

32. Il n'y a qu'un monde. S'il y en^ avait plusieurs pousséf les uns contre les autres , ils se déplaceraient.

33. Le monde est éternel ; il ne peut ni s'accroître ni diminuer.

34. Le monde ou le ciel se meut circulairement par sa na-» ture^ ce mouvement toutefois n'est pas uniforme et le même dans toute son étendue. Il y a des orbes qui en croisent d'autres } le premier mobile a des contraires y de là les causes des vicissitudes , de générations et de corruptions dans les choses sublu-* naires.

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