‹ ŒuvresChapitre 15 sur 50 · La figure est une disposition du terme moyen et des · texte numérisé non relu

La figure est une disposition du terme moyen et des

Bce soit bien tirée. Le mode I eu égard à la quantité et à la

oie. Dans la première , le terme il prédicat de la mineure ; et uence est bien tirée. Dans la irédicat des deux extrêmes y et tt bien. Dans la troisième , le mes 9 et il y a six modes oii la

29. Tout syllogisme est dans quelqu'une de ces figures , se parfait dans la première, et peut se réduire à son mode universel.

30. Il y a six autres formes du raisonnement; la conversion des termes , l'induction , l'exemple , l'abduction , l'instance , l'enthymème. Mais toutes ayant force de syllogisme , peuvent et doivent y être réduites.

3i. L'invention des syllogismes exige , 1. les termes du problème donné ; et la 'supposition de la chose en question , des définitions , des propriétés , des antécédences , des conséquences , des répugnances. 2 . Le discernement des essentiels , des propres , des accidentels , des certaines et des probables. 3. Le choix de conséquences universelles. 4* ^ choix d'antécédences dont la chose soit une conséquence universelle. 5. L'attention de joindre le signe d'universalité non au conséquent, mais à l'antécédent. 6. L'emploi de conséquences prochaines et non éloignées. 7. Le même emploi des antécédens. 8. La préférence de conséquences d'une chose universelle , et de conséquences universelles d'une chose.

La finesse et l'étendue d'esprit qu'il y a dans toutes ces observations , est incroyable. Aristote n'aurait découvert que ces choses , qu'il faudrait le regarder comme ua homme du pre-

micr ordrcv I! eôt perfectionné tout d^un coup la logique , s'il eût distingué les idées de leurs signes , et qu'il se fût plus attaché aux notions qu'aux mots. Interrogez les grammairiens sur l'utilité de ces distinctions.

32. Tout discours scientifique est appuyé sur quelque pensée antérieure de la chose dont on discourt.

33. Savoir , c'est entendre ce qu'une chose est , qu'elle est , que telle est sa cause , et qu'elle ne peut être autrement.

34- La démonstration est une suite de syllogismes d'oii naît la science.

35. La science apodictique est des causes vraies y premières , iiiKnédiates; les plus certaines et les moins sujettes à une démonstration préliminaire.

36. II n'y a de science démonstrative que d'une chose nécessaire ; la démonstration est donc composée de choses nécessaires.

37. Ce qu'on énonce du tout, est ce qui convient au tout ^ par lui-même et toujours.

38. Le premier universel est ce qui est par soi-même, dans chaque chose , parce que la chose est chose.

39. La démonstration se fait par des conclusions d'étemelle vérité. D'où il s'ensuit qu'il n'y a ni démonstration des choses passagères , ni science , ni même définitions.

40. Savoir que la chose est , est' un , et savoir pourquoi elle est , est un autre. De là deux sortes de démonstrations , l'une à priori , l'autre à posteriori, La démonstration à priori est la vraie et la plus parfaite.

41. L^ignorance est l'opposé de la science j ou c'est une négation pure , ou une* dépravation. Cette dernière est la pire; elle nait d'un syllogisme qui est faux , dont le moyen pèche. Telle est l'ignorance qui naît du vice des sens.

42« Nulle science ne naît immédiatement des sens. Ils ont pour objet l'individuel ou singulier , et la science est des universaux. Ils y conduisent , parce que l'on passe de l'individuel connu par le sens à l'universel.

43. On procède par induction , en allant des individuels connus par le sens aux universaux.

44* Le syllogisme est dialectique , lorsque la conclusion suit de chose probable : or le probable est ce qui semble à tous ou à plusieurs, aux hommes instruits et sages.

45. La dialectique n'est que l'art de conjecturer. C'est par cette raison qu'elle n'atteint pas toujours sa fin.

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