‹ ŒuvresChapitre 44 sur 50 · VA · texte numérisé non relu

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dès nos plus jeanes am? nonêirtMoillomt de frayenr quand on nous moDtre la mort de près^ on pourrait nous apprendre à ifêMaiidir de joîe en la recevant ^ quels hommes que cenx qu'on aurait instruits à mourir avec joie !

VANITÉ , s. f. ( Morale. ) ; le terme de vanité est coa^acré par l'usage , à représenter également la disposition d'un homme qui s'attribue des qualités qu'il a, et celle d'un homme qui tAch# de se faire honneur par de faux avantages : mais ici nous le res-« treignons à cette dernière signification , qui est celle qui a le f lut de rapport avec l'origine de l'expression.

. Il semble que Thomme soit devenu vain , depuis qu'il a perdu les sources de sa véritable gloire , en perdant cet état de samteté et de bonheur oh Dîou l'avait placé. Car ne pouvant- renenœf au désir de se faire eetimer , et ne trouvant rien d'estimable en lui depuis le péché ; ou plutôt n'osant plus jeter nne vue fixe et des regards assurés snr lui-même , depuis qu'il se trouve coupable de tant de crimes ^ et l'objet de la vengeance de Dien; il faut bien qu'il se répande au dehors , et qu'il cherche à se faire hon«* neur en se revêtant des choses extérieures : et en cela les hommes conviennent d'autant plus volontiers qu'ils se trouvent naturel'* liment aussi nua et aussi pauvres Les uns que les autvet.

C'eât ce qui noua paraîtra , si nous considérons que les sonrcéf de la gloire parmi les hommes se réduisant , on ii des ciM>sef indiiTépentes à cet égard , ou si vous voulex « qui ne sont suscep-* tiblcs ni de blâme , ni de louangi» , on ii des choses ridicules , et qui bien loin de nous faire véritableinent honneur » sont Ire»* propres k marquer notre abaissement ^ ou ii des choses criminelles , el qui par conséquent ne peuvent être que honteuses en elle^mémes , ou enfin à des choses qui tirent toute leur perfec* tien et leur gloire du rapport qu'elles ont avec nos faiblesses e4 nos défauts. ^

Je mets au premier rang les richesses, quoiqu'elles niaient rien de méprisable ^ elles n'ont aussi rien de glorieux en elles-mêmes. Kotre cupidité avide et intéressée ne s'informe jamais de la source, ni de l'usage des richesses , qu'elle voit entre les i^ns des aiMres , il lui saifit qu'ils sont riches pour avoir ses premiers hommages. Mais , s'il plaisait à notre gcniv de passer de Pidéa diittincte ii Tidée confuse, il serait surprit asseï souvent de Fex« travagance de ces sentimens ; car comme il n'est point essentiel h un homme d'être riche , il tronverait souvent qn'il estime nn faomnie , parce que son père a été un scélérat , on parce qu'il a été lui-même nn fripon; et que lorsqu'il rend ses hommages extérieurs à la ricfaaeie , U aakie la larcin ^ o« encense rinidélité et rin)ustice.

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