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d'ooe protp^ritë ëdatante y ils se voient en ëtat de cj^poniller des nations entières , et d'illustrer lenrs injustices et lenr fureur , en traînant à leur char des princes et des souverains ; il n'est plus question d'impupitë , ils prétendent à la gloire , ils osent non-seulement justifier leurs fameux larcins , mais ils les consacrent. Ils assemblent , pour ainsi dire , l'univers dans la pompe de leurs triomphes pour ëtaler le succès de leurs crimes ; et ils ouvrent leurs temples , comme s'ils voulaient rendre le ciel complice de lenrs brigandages et de leur fureur.
Il j a d'ailleurs on nombre infini de choses que les hommes n'estiment , (}ue par le rapport qu'elles ont avec quelqu'une de leurs faiblesses. La volupté leur fait quelquefois trouver de l'honneur dans la débauche : les riches sont redevables à la cupidité des pauvres , de la considération qu'ils trouvent dans le monde. La puissance tire son prix en partie d'un certain pouvoir de faire ce qu'on vent , qui est le plus dangereux présent qui puisse jamais être fait aux hommes. Les honneurs et les dignités tirent leur principal éclat de notre ambition ; ainsi on peut dire à coup sûr que la plupart des choses ne sont glorieuses , que parce que nous sommes déréglés.
YAKIÉTÉ, s. f. ( Gramm. ), c'est la multitude de choses diverses. On dit la variété des objets rend le spectacle de la nature toujours intéressant ; il amuse par la variété des idées ; la variété des opinions étonne ; pour plaire long-temps , il faut savoir introduire de la variété dans ses ouvrages ; la variété , surtout dans les grandes productions , est un des principaux caractères de la beauté.
VICE. L'usage a mis de la difierence entre un défaut et un vice ; tout vie€ est défaut y mais tout défaut n'est pas vice. On ' snppose à l'homme qui a un vice y une liberté qui le- rend coupable à nos yenx ; le défaut tombe comnmnément sur le compte de la nature ; on excuse l'homme y on accuse la nature. Lorsque' I la philosophie discute ces distinctions avec une exactitude bien ) scmpoleuse , elle les trouve souvent vides de sens. Un homme I est-il plus mattre d'être pusillanime , voluptueux , colère en un mot y que louche , bossu ou boiteux ? Plus on accorde à l'orga- \ nisation , à l'éducation , aux mœurs nationales , au climat , aux t circonstances qui ont disposé de notre vie, depuis l'instant oh I nous sommes tombés du sein de la nature , jusqu'à celui oh nous t existons , moins on est vain des bonnes qualités qu'on possède y et qu'on se doit si peu à soi-même , plus on est indulgent pour , les défauts et \t%. vices des autres ; plus on est circonspect dans r l'emploi des mots vicieux et vertueux , qu'on ne prononce jamais ^ sans amour ou tans haine , plus on' a de penchant k leur substi*
tuer ceux de malbeureuiement et d'henretueme^t nés, qu'anaeih timetit (le commisération accompagne toujours, \oiis avttpiU d'un aveugle ; et quVst-ce qu'un médunt, ftioon uQ^QmmeQt a la vue courte , et qui ne voit pas au-deU du mooieDto'aila^ \IJiiL , VIEl'X y ad}. ( Gram. ), qui est depub loog-temf. et qui touche à la fin de sa durée. Un vieM koisiiie, an» habit, un ^iV//x cheval. C'est un homicide, à la iiuBièn> Platon , que de caresser une %deiUe, On est miur àsoinntea décrépit à quatre-vingts. Il j a de vUilUê histoires, qui e sont pas plus vraies , quoiqu'on les répète sans cesse; èitm bons mots que tout le monde sait , et qui sont la f^ovi^^t»prit des sots \ de vieux manuscrits qvi'oo aa consulte p)tf;p de vieilles passions; beaucoup de vUux livres, qo^meii^ guère , quoique souvent une page de ces vieux Mirti^tk^^ substance que tout un volume nouveau ^ on parle aaisi^u^ vieux temps qu'on regrette, et ces regrets prouvent ^i»* qu'on est méconteat de celui qui court; de tneilkt tm'iiii' d'un vieux langage dont noire jargop académique n^eA^^ squelette ; de vieux capitaines qui saviûent leur métier, <t^ nous avons bon besoin , etc.
VIGUEUR, s. f. (Gramm.), grande forceja«e&i" hommes , des plantes, el des animaux , de VàwÊteièËCtif des membres et des qualités. H est dans la rigueur èt^^- ^^ est plein d'idées vigoureuaeâ. Lorsque les lois sontsan^"' les mauvaises actions sans chàtimens , les bonnes nn*^^ pense ; il faut que Tanarchie s'introduise , et qve la fT tombent dans Favilissement et le malheur. Quelqnes «t*** vigueur de la part d'un prince intelligent etfonuc^tv^' pour relever «n étal chancelant» Il y a peu d'auteurs ^^'j^ plus de vigueur dans le style , qne Montaigne. Lespl^i^'^ fin de l'été sont sans vigueur, La vigueter du corps et ^•'f* •st rare sous les clinaskU très-chands.
\IL , adj. ( Gram. ) , c'est celui qui a quelque msuii'f*' Uté, ou qui a commis quelque mauvaise action , q>>^^ dans son âme delà pusillanimité, de l'intérêt sflr^'^' duplicité , 4e la licheté; il y a des vicas qui sefoetak^ mais qui supposant quelque énergie dans le caractère , *^^|^ pas. (lommn ce sont les usages , les coutumes , les P^'j*^ superstitions , les circonstances mêmes momentanées qai^ de la valeur morale des actions ; il r a telle action «^^ peuple, indifférente ou même peut-être honarabkcbef u**!^ telle action qui était vile cheas la même peuple, dans io<^ temps , et qui a cessé de l'être ; la morale n'est goèw ^^ vicissitu4e cfaea las hamonits ^ atptaWêtradaoaaaiaAaii^