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que la plupart det autres choiM de la nature ou de Tart; muiia renoêCêniur » mulia cêcidére cadentque quœ nunc aunt in honore. C'est ce qu'on peut dire des Tertus et des vices nlutionaux , comme des mots. Tacite nous apprend que les Romains regardaient les Jnîfs , le peuple de Dieu , celui qu'il s'était choisi , pour lequel tant de miracles s'étaient opérés , comme la partie la plus pile I des hommes*
I VINDICATIF , adj. ( Gram. ) , celui qui est enclin à la ven*
geance. Je ne voudrais pas appeler wuiicaiif celui qui se rap«pelle £icilemeBt l'injure qu'il a reçue } car il y a des hommes I qui se souviennent très-bien , qui n'oublient même jamais les t torts qu'on a avec eux , et qui ne s'en vengent point , qui ne ^ sont point tourmentés par la rancune et le ressentiment ; c'est \ une affaire purement de mémoire. Us ont l'insulte qui leur est I propre , présente à l'esprit à peu près comme celle qu'on a faite I k nn antre , et dont ib ont été témoins. Il y a donc dans l'esprit I de vengeance quelque chose de plus que la mémoire de l'injure. I Je pense qu'au moment de l'injure le ressentiment naît plus ou moins vif ; dans cet état du ressentiment , les organes intérieurs sont affectés d'une certaine manière ; nous le sentons au mouvement qui s'y produit. Si cette affection dure, tient long* temps ; si elle passe , mais qu'elle reprenne facilement ; si elle reprend avec plus de force qu'auparavant; voilà ce qui constituera le vindicatif. 3fuia4i» muiandia j appliques les mêmes idées k toutes les autres passions y et vous aurea ce qu^on appelle le caracière dominant* C'eit un tic des organes intérieurs , vice qu'il est très-dangereux de prendre , qu'on peut contracter de cent manières différentes, auquel la nature dispose et qu'elle donne même quelquefois* Lorsqu'elle le donne , il est impossible de s'en défaire ; c'est une affection des organes intérieurs , qu'il n'est pas plus possible de changer que celle des organes exté^ rieurs ; on ne refait pas plus son cœur , sa poitrine , ses intestins, son estomac , les fibres passionnées , que son front , tes yeux ou ' son née. Celui qui est colère par ce vice de conformation \ res* tera colère ; celui qui est humain , tendre , compatissant , res- ' tera tendre , humain , compatissant ; celui qui est cruel et san* guinaire , trouvera du plaisir à plonger le poignard dans le sein de son semblable , aimera à voir couler le sang , se complaira dans les transes du moribond , et repaîtra sesr yeux des convul* sions de son agonie. £i l'on a vu des hommes prendre des caractères tout opposés à ceux qu'ils avaient ou paraissaient avoir maturellement , c'est que le premier qu'ils ont montré n'était ' que simulé , ou que peut-être il est possible que les organes inlé- ' rieurs aient d'abord la conformation qni donne telle passion
dominante , Ul fond de caractère ; qu'en s'étendant , q« q croissant ayec l'âge , ih prennent cette confomutio& habituelle qui rend le caractère différent , on même qni donne on caractèt? oppose. Il en est ainsi des organes eztérienrs ; tel enfant dune premières anaees est bean , et derient laid ; tel antre est \tà, et devient beau.
VOILER, V. act. ( G/tw». ) , couvrir d'an voile; doooer^ voile. Lai vestales étaient presque toujours poiléês. Cest ceprà qui l'a poilée, 11 faut voiltr certaines idées. Faut-il voikr^mf chanceté? faut-il la laisser paraître? Faul-il être impudest « hjpocrite ? C'est qu'il faut être bon , pour n'avoir point t dodir eatre l'hypocrisie et l'impudence. Le voile qui nons déroèeia objets par intervalle , sert à nos plaisirs qu'il rend pIosMls et plus piquans. Le désir est caché spus le voile ; levex leivle, le désir s'accrott , et le plaisir naît.
VOLONTÉ, s. f. ( Gram. êi PhUoêophU moraU, ),c*«ftr* de l'impression d'un objet présent à nos sens ou à notre réflnioi, en conséquence de laquelle nons sommes portés tontentimtm cet objet comme vers un bien dont nous avons la cooiaisaDce, et qui excite notre appétit , ou nous en sommes éloigDéi comae d'un mal que nous connaissons aussi , et qui excite notre cniott et notre aversion. Aussi il j a toujours un objet dtas fidioi^ la voionté; car quand on veut , on veut quelque chose; ^l'ittation à cet objet , une crainte on un désir excité. De là vient ({oeioas prenons k tout moment la voionté pour la liberté. Si Feifoiîtit supposer cent mille hommes tous absolument conditionés à même , et qu,'on leur présentât un même objet de désir 0Q(^lTr^ sion , ils le désireraient tons et tons de la même nuiière, os le rejeteraient tons, et tous de la même manière. IlnViisl^ différence entre la polonié des fous et des hommes dans ievlM sens , de l'homme qui veille et de l'homme qui rêve , do miUf qui a la fièvre chaude et de l'homme qni jouit de la pl«p«^ santé , de l'hosune tranquille et de l'homme passionné, Je cç^ qu'on traîne au supplice ou de celui qui y marche iBtrêfH^ ment. Ils sont tous également emportés tout entiers par Hoipr^ sion d'un objet qni les attire ou qui les repousse. S'ils ie>^ àobitement le contraire de ce qu'ils voulaient , c*e$t (p^ ^ tombé un atome sur le bras de la balance , qui l'a fait pen^ du cdté opposé. On ne sait ce qu'on veut lorsque les den v* sont à peu près également chargés. Si l'on pèse bien c« ce» dérations, on sentira combien il est difficile de se faire nnetoti^ quelconque de la liberté, surtout dans un enchalnenieot^ causes et des eflfets , tels que celui dont nous faisons partie.
VOLUPTUEUX , adj. ( Gramm. ), qui aime les phwâii»-
saels : en ce êens , tout homme est plus on moins voluptueux. Ceux qui enseignent je ne sais quelle doctrine austère qui nous affligerait sur la sensibilité d'organes que nous avons reçue de la nature qui voulait que la conservation de l'espèce et la nôtre fassent encore un objet de plaisir^ et sur cette foule d'objets qui nous entourent et qui sont destines à émouvoir cette sensibilité en cent manières agréables , sont des atrabilaires à enfermer aux petites-maisons. Ils remercieraient volontiers l'Être toui-puissanl d'avoir fait des ronces , des épines y des venins , des tigres , des serpens , en un mot tout ce qu'il y a de nuisible et de malfaisant ; et ils sont tout prêts à lui reprocher Torabre , les eaux fraîches , les fruits exquis , les vins délicieux , en un mot , les marques de bonté et de bienfaisance qu'il a semées entre les choses que nous appelons mauvaises et nuisibles: A leur gré , la peine , la douleur , ne se rencontrent pas assez souvent sur notre route. Ils voudraient que la souffrance précédât , accompagnât ' et suivît toujours le besoin ; ils croient honorer Dieu par la pri- ' vation des choses qu'il a créées. Us ne s'aperçoivent pas que s'ils ' font bien de s'en priver , il a mal fait de les créer ; qu'ils sont plus sages que lui ; et qu'ils ont reconnu et évité le piège qu'il leur a tendu.
VRAISEMBLANCE, s. f. {Métaphysique.) l.h vérité , dit le P. Buffier y est quelque chose de si important pour l'homme , qu'il doit toujours chercher des moyens sûrs pour y arriver ; et quand il ne le peut y il doit s'en dédommager en s'attachant à ce qui en approche le plus , qui est ce qu'on appelle praisem-^ hUuwe.
An reste , une opinion n'approche du vrai que par certains endroits; car approcher du vrai y c'est ressembler au vrai y c'est- I à-dire être propre à former ou â rappeler dans l'esprit l'idée du i vrai. Or , si i^ne opinion par tous les endroits par lesquels on la peut considérer y formait également les idées du vrai , il n'y pa- \ raîtrait rien que de vrai y on ne pourrait juger la chose que I Traie ; et par lii ce serait effectivement le vrai , ou la vérité \ même.
t D'ailleurs , comme ce qui n'est pas vrai est faux , et que ce
f qui ne ressemble pas au vrai ^essenîble au faux , il se trouve en I tout ce qui s'appelle vraisemblable , quelques endroits qui res- \ semblent au faux ; tandis que d'autres endroits ressemblejnt au I vrai, n faut donc faire la balance de ces endroits opposés , pour i reconnaître lesquels l'emportent les uns sur les autres , afin d'attribuer à une opinion la qualité de vraisemblable , sans quoi au même temps elle serait vraisemblable et ne le serait pas.
I En effet , quelle raison y aurait-il d'appeler semblable au vrai ^
ce qui ressemble autant aa faux qu'an vrai? Si l'on nous demaodait à quelle couleur ressemble une étoffe tachetée ^lemevt^ blanc et de noir , répondrions-nous qu'elle ressemble tu bb parce qu'il s'y trouve du blanc? On nous denunderait en m» temps , pourqaoi ne pas dire aussi qu'elle ressemble an or, puisqu'elle tient autant de l'un que de l'antre. A plus forte i> son ne poarrait-on pas dire que la couleur de cette étoft rem ble au b/anc^ s'il s'y trouvait plus de noir que de blanc. Aocei traire, si le blanc y dominait beaucoup plus que le noir, «: sorte qu'elle rappelât tant d'idée du blanc , que le noirrocwparaison ne fit qu'une impression peu sensible, on dink^ cette couleur approche du blanc , et ressemble à da blanc
Ainsi dans les occasions oii l'on ne parle pas avec une sipi^ exactitude, dès qu'il parait un peu plus d'endroits Trais ft^ faux , on appelle la chose vraisemblable ; mais pour être 1^ lument vraisemblable , il faut qu'il se trouve manifèsteoottt sensiblement beaucoup plus d'endroits vrais que de fàoi, sus quoi la ressemblance demeure indéterminée, n'approduntpn plus de l'un que de l'autre. Ce que je dis de la vraùmUata, s'entend aussi delà probabilité; puisque la probabilité ne tombe que sur ce que l'esprit approuve , à cause de sa ressemblioct avec le vrai , se portant du coté oii sont les plus jfraodes apparences de vérité, plutôt que du côté contraire ,' inpposé qiil veuille se déterminer. Je dis , supposé qiCil vevàik se d^tmir nery car l'esprit ne se portant nécessairement qu'au îrai, d«qn'3 ne l'aperçoit point dans tout son jour, il peut suspendre si <Jctermination; mais supposé qu'il ne le suspende pas, il nestorait pencher que du coté de la plus grande apparence demi.
On peut demander , si dans une opinion , il ne poorwtp^ y avoir des endroits mitoyens entre le vrai et lefanx,<î«*' raient des endroits oii l'esprit ne saurait que penser. Or,^ les hypothèses pareilles , on doit r^arder ce qui est nnlç* entre la vérité et la fausseté , comme s'il n'était rien ditoo^j puisqu'en effet il est incapable de faire aucune imprtsiw ^ un esprit raisonnable. Dans les occasions mêmes oii ilsetrotff de côte et d'autre des raisons égales de juger, l'usage urt^»"* lé mot de praisemblable /mais comme ce vraisemblable ressm»" ble autant au mensonge qu'à la vérité , j'aimerais mieuirtpp'ler douteux que vraisemblable.
Le plus haut degré du vraisemblable , est celui qui appr«» de la certitude physique , laquelle peut subsister peut-^ ^ même avec quelque soupçon ou possibilité de faux. Paretfopf' je suis certain physiquement que le soleil éclairera demain n^ rizon ; mais cette certitude suppose que les choses demenref^-
Jans nn ordre natarel, et qu'à cet égara il ne se fera point de miracle. La vraisemblance augmente , pour ainsi dire , et s'appro*che du vrai par autant de degr^, que I» circonstances suivantes I s'y rencontrent en pins grand nombre , et d'une manière plus ei presse.
!•. Quand ce que nous jugeons vraisemblable s'accorde avec j des vérités évidentes.
I 2*. Qnand ayant douté d*une opinion nous venons à nous y I eonforraer, k mesure que nous y faisons plus de réflexion, et I que nous l'examinons de plus près.
f 3*. Quand des expériences que nous ne savions pas aupara* \ vaut , surviennent à celles qui avaient été le fondement de notre I opinion.
4*. Quand nous jugeons en conséquence d'un plus grand usage I des choses que nous examinons.
I 5*. Quan4 l<^s jugeraeos que nous avons portés sur des choses \ de m^me nature , se sont vérifiés dans la suite. Tels sont à peu , près les divers caractères qui selon leur étendue ou leur nombre \ plus considérable , rendent notre opinion plus semblable à la I vérité ; en sorte que si toutes ces circonstances se rencontraient dans toute leur étendue , alors comme l'opinion serait parfaitement semblable à la vérité , elle passerait non-seulement pour vraisemblable, mais pour vraie, ou même elle le serait en effet. Comme une étoffe qui par tous les endroits ressemblerait à du blanc , non-seulement serait semblable à du blanc , mais encore serait dite absolument blanche.
Ce que nous venons d'observer sur la traisemblance en génc^ rai , s'applique , comme de soi-même à la uraisembiance y qui se tire de l'autorité et du témoignage des hommes. Bi^^n que les bommes en général puissent mentir , et que même nous ayons l'expérience qu'ils mentent souvent, néanmoins la nature ayant inspiré à tous les hommes l'amour du vrai , la présomption est que celui qui nous parle suit cette inclination ; lorsque nous n'avons aucune raison de juger , ou de soupçonner qu'il ne dit ' pas vrai.
Les raisons qne nous en pourrions «voir , se tirent ou de sa I personne , ou des choses qu'il nous dit ; de sa personne > par rap port ou k son esprit , ou à sa volonté.
I'*. Par rapport à son esprit, s'il est peu capable de bien juger
de ce qu'il rapporte ; a*, si d'autres fois il s'y est mépris; 3«. s'il
est d'une imagination ombrageuse ou échauffée : caractère très-
, cofnmnn même parmi des gens d'esprit , qui prennent aisément
. l'ombra ou l'apparence des choses pour les chose» mêmes ; et
le fantôme qu'ils se forment , pour la Tenté qu'ils croient &• cerner.
Par rapport à la volonté ^ lo. si c'est un homme qui le fait n habitude de par/er autrement qu'il ne pense ^ )*. si l'on a épmn qu'il lui échappe de ne pas dire exactement la yenté; y.àfa aperçoit dans lui quelque intérêt à. dissimuler : on doit tlonètre plus réservé à le croire.
A l'yard des choses qu'il dit; i*. si elles neseioiYentetM s'accordent pas bien; 2**. si elles conviennent mal avec ce qi nous a été dit par d'autres personnes aussi dignes de (oi; 3*.» elles sont par elles-mêmes difficiles à croire , ou endessnjeboè il ait pu aisément se méprendre.
Ces circonstances contraires rendent vraisemblable a^wu est rapporté : savoir, i**. quand nous connaissons celoi ^wu parle pour être d'un esprit juste et droit , d'une imaginitioiRglée , et nullement ombrageuse , d'une sincérité exacte et outante ; 2*. quand d'ailleurs les circonstances des choses qu'il ^ ne se démentent point entre elles , mais s'accordent avecd«fiiu ou des principes dont nous ne pouvons douter. A mewre p ces mêmes choses sont rapportées par un plus grand noniBre^ personnes , la vraisemblance augmentera aussi ; elle |»om même de la sorte parvenir à un si haut degré , qu'il sen mpossible de suspendre notre jugement, à la vue de Unt de circonstances qui ressemblent au vrai. Le dernier degré deUvrwsemblance est certitude, comme son premier degré est àoote; c'est-à-dire qu'oîi finit le doute , là commence Uvrauedla^^ et oiielle finit, là commence la certitude. Ainsi les deux extreme de la vraisemblance sont le doute et la certitude ; elle occupe tout l'intervalle qui les sépare , et cet intervalle s'accroît fartant plus qu'il est parcouru par des esprits plus fins elplosp^ nétrans. Pcîur des esprits médiocres et vulgaires, cet esptcfjrf toujours fort étroit ; à peine savent-ils discerner les noatt*»"^ vrai et du vraisemblable.
L'usage le plus naturel et le plus général du vraiseiBWibw» de suppléer pour le vrai : en sorte que là ou notre espt saurait atteindre le vrai, il atteigne du moins le vraisefflbW» ? pour s'y reposer comme dans la situation la plus ^^^^^^^ ^^
!•. A l'égard des choses de pure spéculaUon , il ^**^f réservé à ne porter son jugement dans les choses vraisembliW»' qu'après une grande attention : pourquoi ? parce que Tipp^f^ du vrai subsiste alors avec une apparence de faux, qo» P*"^ pendre notre jugement jusqu'à ce que la volonté '*^**^ Je dis le suspendre , car elle n'a pas la faculté de ^^^^ l'esprit à ce qui parait le moins vrai. Ainsi dans l« choie
pare spéculation > c'est trea-bien fait de toe juger que lorsque les degrés de vraisemblance sont très-considérables y et qu'ils font presque disparaître les apparences du faux , et le danger de se tromper. x
En e£fet dans les choses de pure spéculation , il né se rencontre nul inconvénient à ne pas porter son jugement , lorsque l'on court quelque hasard de se tromper : or pourquoi juger, quand d'un c6té on peut s'en dispenser, et que d'un autre côté en jugeant 9 on s'expose à donner dans le faux? il faudrait donc s'abstenir de juger sur la plupart des choses? %'est-ce pas le caractère d'un stupide? tout au contraire, c'.6St le caractère d'un esprit sensé , et d'un vrai philosophe , de ne juger des objets que par leur évidence, quand il ne se trouve nulle raison d'en user autrement i or il ne s'en trouve aucune de juger dans les choses de pure spéculation , quand elles ne sont que vraisemblables.
Cependant cette règle si judicieuse dans les choses de pure spéculation , n'est plus la même dans les choses de pratique et de conduite , oii il faut par nécessité agir ou ne pas agir. Quoiqu'on ne doive pas prendre le vrai pour le vraisemblable , on doit néanmoins se déterminer par rapport aux choses de pratique , â s'en contenter comme du vrai , n'arrêtant les jeux de l'esprit que sur les apparences de vérité, qui dans le vraisemblable surpassent les apparences du faux«
La raison de ceci est évidente , c'est que par rapport k la pratique il faut agir, et par conséquent prendre un parti : si l'on demeurait indéterminé, on n'agirait jamais ; ce qui serait le plus pernicieux comme le plus impertinent de tous les partis. Ainsi pour ne pas demeurer indéterminé , il faut cooome fermer les yeux à ce qui pourrait paraître de vrai dans le parti contraire à celui qu'on eiiJ!>rasse actuellement. A la vérité dans la délibération on ne peut regarder de trop près aux diverses faces ou apparences de vrai qui se rencontrent de côté et d'autre , pour se bien assurer de quel cèté est le vraisemblable ; mais quand on en est une fois assuré , il faut par rapport à la pratique , le regarder comme vrai , et ne le point perdre de vue : sans quoi on tomberait nécessairement dans l'inaction ou dans l'inconstance ; caractère de petitesse ou de faiblesse d'esprit.
Dans la nécessité ou l'on est de se déterminer pour agir on ne pas agir , l'indétermination est toujours un défaut de l'esprit , qui au milieu des faces diverses d'un même objet , ne discerne pas lesquelles doivent l'emporter sur les autres. Hors de ce besoin , on pourrait très-bien , et souvent avec plus de sagesse , demeurer indéterminé entre deux opinions qui ne sont que vraisemblables.
VULNÉRABLE , adj. ( Gramm. ) , qoi peut être blesse. Les poètes ont ait qu'Achille WéX9L\t vulnérable qu'au talon. Ackilk est ici le symbole de tous les hommes extraordinaires. Quel<|«e parfaits qu'ils aient été , quelque effort qu'ils aient fait pour s'élever au-dessus de la condition humaine , il leur est tOB)oan resté un endroit pulnérabU et mortel ; et c'est toujours un Paris. quelque âme vile , basse et lâche qui le découvre.
ZENDAVESTA,s. m. (Philos, et Antiq.) Cet article est destiné i^ réparer les inexactitudes qui peuvent se reiKXMitrrr dans celui oh nous aurons rendu compte de la philosophie «les Parsis en général , et de celle de Zoroastre en particulier. C'est à M. Anquetil que nous devons les nouvelles lumières que sous avons acquises sur un objet qui devient important par ses liaisons avec l'histoire des Hébreux , des Grecs , des Indien , et peut-être des Chinois.
Tandis que les hommes traversent les mers , sacrifient leur repos , la société de leurs parens , de leurs amis et de lenrs ccn»citoyens , et exposent leur vie pour aller chercher la richesse au-delà des tners , il est beau d'en voir un oublier les mêmes avantages et courir les mêmes périls , pour l'instruction de ses semblables et la sienne. Cet homme est M. Anquetil.
Le Zend apeêta est le nom commun sous lequel on comprend tous les ouvrages attribués à Zoroastre.
Les ministres de la religion des Parsis ou sectateurs modernes de l'ancienne doctrine de Zoroastre sont distingués en cinq ordres , leserbids , les mobids , les destours j les destours nn^ids ^ et les destonrs de destours.
On appelle erbid celui qui a subi la purification légale, qui t lu quatre jours de suite , sans interruption , le Ueschné et k Vendidad , et qui est initié dans les cérémonies du culte ordonné par Zoroastre.
Si après cette espèce d'ordination l'erbid continue de hxt cm public les ouvrages du Zend qui forment le rituel , et k exercer les fonctions sacerdotales , il devient mobid ; s*il n'entaMi pas k Zend apesta , s'il se renferme dans l'étude de la loi du Tm^ et du Pehivi , sans exerce^ les fonctions de ministre , il est appdé destour. Le destour mobid est celui qui réunit en lui les quaUtés du mobid et du destour ; et le destour de destours est le preniicr destour d'une ville ou d'une province. C'est celui-ci qni dédde des cas de conscience et des points difficiles de la loi. Les Par» lui paient une sorte de dixme ecclésiastique. En ancnn lieu i monde les choses célestes ne se dispensent gratuitement.
Arrivé à Surate , M. Anquetil trouva les Parsis divises en to sectes animées Tune contre l'autre du eèle le plus forieoi. U
superstttîoa prodnît partout les mêmes effets. L'une de ces sectes s'appelait ccile des anciens croyang , l'autre ceHe des réforma^ têurê. De quoi s'agissait-il entre ces sectaires , qui pensèrent à tremper toute la contrée de leur sang ? De savoir ei le penon , ou la pièce de lin de neuf ponces en carré que les Parsis portent sur le nez en certain temps , devait ou ne devait pas être mise sur le nés des agonisans. Qiàd ridesl mutaio nomine de te fabula narratur !
Qne produisit cette dispute ? Ce que les hérésies produisent dans tous les cultes. On remonte aux sources et l'on s'instruit. Les anciens livres de la loi des Parsis furent feuilletés. Bientôt on s'aperçut que les ministres avaient abusé de la stupidité des peuples , pour l'accabler de purifications dont il n'était point question dans le Zend , et que cet ouvrage avait été défiguré par une foule d'interprétations absurdes. On se doute bien que ceux qui osèrent révéler aux peuples ces vérités , furent traités de novatettrs et êCimpiea. A ces disputes il s'en joignit une autre sur le premier jour de l'année. Un homme de bien aurait en vain élevé la voix , et leur aurait crié : « £h , mes frères , qu'im- » porte à quel jour l'année commence? elle conmiencera heuw reusement aujourd'hui , demain , pourvu que vous vous aimiez » les uns les autres , et que vous ayez de l'indulgence pour vos » opinions diverses. Croyez-vous que Zoroastre n'eût pas déchiré » ses livrei , s'il -eût pensé que chaque mot en deviendrait un » sujet de haine pour vous ? » cet homme de bien n'aurait été entendu qu'avec horreur.
M. Anquetil profita de ces divisions des Parsis pour s'instruife et se procurer les ouvrages qui lui manquaient. Bientôt il se trouva en état d'entreprendre en secret une traduction de tous les livres attribués à Zoroastre. Il se forma une idée juste de la religion des Parsis; il entra dans leurs temples qu'ils appellent derimers , et vit le culte qu'ils rendent au feu.
L'enthousiasme le gagna ; il jeta ses vues sur le Sanskret , et il songea à se procurer les quatre Yèdes ; les quatre Yèdes sont des ouvrages que les Bramines prétendent avoir été composés", il y à quatre mille ans , - par Kreschnou. Ils se nomment le sam-^ ifeday le ridfouuedaj Vaiheurnaveda et le raghouveda. Le premier est le plus rare. II y avait une bonne traduction de ces livres faite par Abulfazer , ministre d'Akbar > il y a environ deux cents ansif que M. Anquetil ne négligea pas. Il se procura des copies de trois vocabulaires sanskretains , l'Amerkosch , le Viakkeren et le Nammala. Les deux premiers sont à l'usage des Bramines ; le dernier est à l'usage des Sciourasr II conféra avec les principaux destours des lieux qu'il parcourut; et il démontra par ses
travaux infinis qu'il n'y a nulle comparaison h faire entre la constance de Thomme de bien dans ses projets et celle du méchant dans les siens.
Il apprit des auteurs modernes, que la doctrine de Zoroftstie avait été originairement divisée en vingt et une parties ; il y a avait sept sur U création et l'histoire du monde , sept sur la morale , la polit/que et la religion , et sept sur la physique et Tattronomie.
C'est uxie tradition générale parmi les Parsis qu'Alexandre êl brûler ces vingt-un livres , après se les être fait traduire en grec. Les seuls qu'on pût conserver , sont le Y endidad , Tlzeschne , le Wispered , les Jeschts et les Neaeschs. Ils ont encore une traduction pehlvique , originale du Zend , et un grand nombre de Urre$ de prières , qu'ils appellent Nerengs , avec un poème de cnt vingt vers , appelé Barzoumamay sur la vie de Roustoun , filsâc Zoroastre , de Ssorab , fils de Roustoun , et de Barzour , fils de Ssorab.
Ce qui reste de^ ouvrages de Zoroastre , traite de la matière, de l'univers , du paradis terrestre , de la dispersion du genre humain et de l'origine du respect que les Parsis ont pour Je lèn » qu'ils ^'pi^e\\en\,AihrO''EhoremesdaopothrejG\s de Dieu. Jl y rend compte de l'origine du mal physique et moral , du nombre des anges à qui la conduite de l'univers est confiée , de quelques faits historiques , de quelques rois de la première dynastie , et de la chronologie des héros de Ssillan et Zaboulestan. On y trcrare aussi des prédictions , des traits sur la fin du monde et sur la résurrection , d'excellens préceptes moraux, et un traité des rites et cérémonies très -étendu- Le style en est oriental , des répétitions fréquentes , peu de liaisons , et le ton de l'enthousiasme et de l'inspiré. Dieu est appelé dans le Zend MerUo99epeme*im ^ et dans le Pehlvi, Madonnadafzouni ou VÉCre (tbsorbé dan* um excellence. Le texte des vingt-une parties ou nosks du Ic^islateor Parsis s'appelle Vaifeatatou, le monde. Il est dans une laague morte tout-à-fait difiTérente du pehlvi et du parsique. Les plus savans de^tours ne disent rien de satisfaisant sur son origine. Ils croient à la mission divine de Zoroastre. Ils assurent qu'il reçut la loi de Dieu même , après avoir passé dix ans au pied de son trône. M. Anquetil conjecture qu'il la composa retiré avec quelques collègues habiles entre des rochers écartés ; conjecture qu*il fonde sur la dureté montagnarde et sauvage du style. L'alphabet ou les caractères de Tavesta s'appellent Zend, Ils sont nets et simples } on en reconnaît l'antiquité au premier coup^'œiL l pense que le pehlvi , langue morte , a été le véritable idiome de Parsis , qui en attribuent l'invention à Kaio-Morts , le pr^nuer
roî de leur première dynastie. Le caractère en est moins pur et moins net que le Zend.
Le pahzend est un idiome dont il ne reste que quelques mots conserves dans les traductions pehiviques.
L'avesta est la langue des temps de Zoroastre , il l'apporta des montagnes^ les Parsis ne la connaissaient pas ayant lui. Le pehlvi est la langue qu'ils parlaient de son temps ; et le jpabzend est Favesta corrompu dont il leur recommanda l'usage pour les distinguer du peuple ; le pahzend est k l'avesta ce que le siriaque est à l'hébreu; Mereod dans l'ayesta signifie il a dit^ et c'est meri , dans pahzend. L'alphabet du pahzend est composé du Zend et du Pehlvi.
Les manuscrits sont de lin ou de coton enduit d'un yemb sur lequel on discerne le trait le plus léger.
Le Yendidad sade est un in^foL de 56o pages. Le mot vendis- <ia<f signifie séparé du diable^ contraire aux maximes du diable, ou l'objet de sa haine. Sade signifie pur et sans mélange. C'est le nom qu'on donne^ aux livres Zend , qui ne sont accompagnés d'aucune traduction pehlyique.
Le Yendidad contient, outre sa matière propre, les deux traités de Zoroastre appelés Mzeschné et le Wispered ; parce que le ministre qui lit le Yendidad , est obligé de lire en même temps ces deux autres livres qu'on a pour cet effet divisés en leçons.
Le Yendidad proprement dit , est le vingtième traité de Zoroastre. C'est un dialogue entre Zoroastre et le dieu Ormusd qui répond aux questions du législateur.
Ormusd est défini dans cet ouvrage , l'être pnr , celui qui ré« compense, l'être absorbé dans son excellence, le créateur, le grand-juge du monde , celui qui subsiste par sa propre puis-
' sance.
L'ouvrage est divisé en 22 chapitres Bfipéïésfargards ; chaque chapitre finit par une prière qu'ils [appellent Eschem vohou , pure, excellente. Cette prière commence par ces mots: « Celui
( » qui fait le bien , et tous ceux qui sont purs , iront dans les
I » demeures de l'abondance qui leur ont été préparées. >• Les deux premiers chapitres , et le cinquième et dernier contiennent
^ quelques faits historiques , la base de la foi des Parsis 5 le reste
r est moral , politique et liturgique.
\ Dans le premier chapitre Ormusd raconte à Zoroastre qu'il
avait créé sûtt cités également belles , riches et heureuses ;
I qu'Ahriman , le diable son rival , fut la cause de tout le mal ; et que chacune de ces cités était la capitale d'un empire du même
i nom.
Dans le second chapitre , Djemchid , appelé en zend Semo ,
fils de Virenganm, quatrième roi de la première d]f nastie àri Parsis , est enleyé au ciel oii Ormusd lui met entre les miins u poignard d'or , avec ièquel il coupe la terre , et forme la contrée Vermaneschné oii naissent les hommes et les animaux. Lai moc n'avait aucun empire sur cette contrée qu'un hiyer désola; a hiver , les mouMgnes et les plaines furent couvertes d'une neigf brûlante qui détruisit tout.
Djemcbid , dit Ormusd à 2iOroastre , fut le premier qui yt l'Ltre su/rémeface à face, et produisit des prod^esparmiroii que je mis dans sa bouche. Sur la fin de ce chapitre , Ormi»! raconte l'origine du monde. Je créai tout dans le coIIUDac^ ment , lui dit-il , je créai la lumière qui alla éclairer le M, la lune et le$ étoiles ; alors l'année n'était qu'un jour iniârrompu; l'hiver éuit de quarante. Un honoaue fort engendrai enfans , l'un mâle , et l'autre femelle : ces eofans $'uiireBt,lti animaux peuplèrent ensuite la terre»
Il est parlé dans les chapitres suivans des œuvres agréable i la terre , ou plutôt k l'ange qui la gouverne , comme rafricolture, le soin des bestiaux, la sépulture des morts , et le srcoon des pauvres. Le bon économe , dit Ormusd, est aussi po^^ mes jreux , que celui qui donne naissance à mille hommes, et 901 récite mille Izechnés.
De l'équité de rendre au riche le prêt qu'il a fait , età«criiB« appelés méherderoudU , on œuvre de Deroudi , le diable, opçwe à Meher, l'ange qui donne aux champs cultivés leurferW; on pèche en manquant à sa parole , en rompant les pactes,» refusant aux serviteurs leurs gages , aux animaux JeUboorleor nourriture j aux instituteurs des enfans leurs appointemenst'i'^ paysans leurs salaires , à une pièce de terre l'eau qu'on isi ^ promise.
Des morts, des lieux et des cérémonies de leur sépaUiire,8|^ purifications légales , des femmes accouchées avant tenn* '" Ormusd relève la pureté du Yendidad , et parle des trois rirx^^ Pherar , Ponti et Varkess.
De l'impureté que la mort communiqué à la terre, àt\^^' et de toutes sortes de vaisseaux. ,
De l'impureté des femmes qui avortent, et de la digoi^ médecin ; il promet une vie longue et heureuse à <^'"*^ guéri plusieurs malades j il ordonne d'essayer d'abord les ren»»^ 6ur les infidèles qui adorent les esprits créés par Ahriiu»» prononce la peine de mort contre celui qui aura hasarde remède pernicieux , sans avoir pris cette précaution , et »»* récompense que chaque ordre de parsis doit au médecin ; »<^ mence par l'athorne ou prêtre ; celui qui a guéri un preCr^)
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coDtentera des prières que le prêtre offrira pour lui à Dahman ou celui qui reçoit les âmes des saints , de Tauge Sserosch , et qui les conduit au ciel.
De la manière de conduire les morts au dakmë, ou au lieu de leur sépulture ; de la cérémonie de chasser le diable en appro-* chant du mort un chien; des prières à faire pour le mort; du péché de ceux qui y manquent et qui se souillent en approchant du cadavre ou en le touchant , et des purifications que cette souillure exige.
Les Parsis ont pour le feu différens noms tirés de ses usages , celui de la cuisine , du bain , etc. ; il faut qu'il y en ait de toutes les sortes au dadgah , lieu oii l'on rend la justice.
Il parle de la place du feu sacré , de la prière habituelle des Parsis , de la nécessité pour le ministre de la loi, d'être pur et de s'exercer aux bonnes œuvres ; de l'ange gardien Bahman : c'est loi qui veille sur les bons et sur les juges intègres , et qui donne la souveraineté aux princes afin de secourir le faible et l'indigent
Pour plaire à Ormusd il faut être pur de pensées, de paroles , et d'actions ; c'est un crime digne de mort que de séduire la femme ou la fille de son voisin , que d'user du même sexe que le sien ; rompez toute communion , d'f Zoroastre , mettez en pièce celui qui a péché , et qui se refuse k l'expiation pénale , celui qui tourmente l'innocent , le sorcier, le débiteur qui ne veut pas s'acquitter de sa dette.
Il traite du destour mobid qui confère le barashnom , ou la purification aux souillés , des qualités du ministre , du lieu de la purification , des instrumens et de la cérémonie , des biens et des maux naturels et moraux ; il en rapporte l'origine et les progrès à la méchanceté de l'homme, et au mépris de la purification.
11 dit de la fornication et de l'adultère , qu'ils dessèchent les rivières , et rendent la terre stérile.
Il passe aux exorcismes ou prières qui éloignent les diables instigateurs de chaque crime; elles tiennent leur principale efficacité d'Honover , ou nom de dieu ; il enseigne la prière que les enfans ou parens doivent dire ou faire dire pour les morts; il ^ désigne les chiens dont l'approche chasse le diable qui rode sur la terre après minuit ; il indique la manière de les nourrir ; c'est un crime que de les frapper ; celui qui aura tué un de ces chiens, donnera aux trois ordres de Parsis , le prêtre , le soldat , et le laboureur , les instrumens de sa profession ; celui qui n'en aura pas le moyen, creusera des rigoles qui arroseront les pâturages voisins, et fermera ces pâturages de haies, ou il donnera sa fille ou sa sœur en mariage à un homme saint.
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Les crimes ponr lesgnels on est puni de rcnfer, sootU ^ rision d'an ministre qai prêche la conversion an pécheir, Fiction de faire tomber les dents à un chien exorciste , en 1^ (ai. sant prendre quelque chose de brûlant ; d'efirayer et faire i?^ ter une chienne , et d'approcher une femme qui a ses règksi qui allaite.
Il 7 a de« préceptes sur îa purification des femmes, laro^ des ongles et des cheveux , le danger de croire à un destoorqe porte stfr le nez le penon , ou qui n'a pas sa ceinture ; ce destov Mt un imposteur qui enseigne la loi du diable, quoiqu'il prew le titre de ministre de Dieu.
Dans cet endroit il est dit qu*Ahriman se révolta contre 0^ mnsd , et refusa de recevoir sa loi ; et l'ange Sserosch qvip^ le monde et préserve Thomme èes embûches du diaUe^ j cA célébré.
Suit l'histoire de la guerre d'Ormusd et d'Ahriman. Onnd déclare qu'à la fin du monde les œuvres d' Ahriman sennl 3ftruitespar les trois prophètes qui naîtront d'une semence gard» dans une petite source d'eau dont le lieu est clairement d^é.
Il est fait mention dans ce chapitre de Fétemité , et fâmede Dieu qui agît sans cesse daift le monde, de la pariiîcaboo ^ l'urine de vache, et antres puérilités, de la résurrectioii, do f»^ sage après cette vie sur un pont qui sépare la terre du cid^ssos )a conduite d'un chien , le gardien conunun du troopeaa.
Il est traité dans le suivant du troisième poêriodekcfdi n troisième prince de la première dynastie , qui fut juste et iiiit> quf abolît le mal, et k qui Ormusd donna le hom, ofkï^ de la santé; du tribut de prière et de louange dd anWfapréme et à la pluie.
Le Vendidad finit par la jnîssîon divine de Zoroastre. On*^ hii députa l'ange NériossenguI , en Irman. Ya , lai dit-ii,'* Irman ; Irman que je créai pur, et que le serpent itkm^^ souillé; le serpent qui est concentré dans le mal , et qnitftgros de la mort. Toi qui m'as approché sur la sainte montig«i«" tu m'as interrogé, et où je t'ai répondu , va; porte œilw irman , je te donnerai mille bœu& aussi gras que le bœuf de» montagne Sokand , sur lequel les hommes passèrent Yfjsf^ dans le commencement des temps ; tu posséderas tont en wt dance ; extermine les démons et les sorciers , 'et mets fin »«* maux qu'ils ont faits. Voilà la récompense qne j'ai prmnisedi» mes secrets aux habitans d'Irman qui sont de bonne v®'®^^*'
L'Izechué est le second livre du vendidad-sade. Isechnésigo» bénédiction. Ce livre a vingt chapitres appelés ha,^ ^ traction de hatam , ou amen , qui finit chaque chapitre. C»
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proprement un rituel , et ce rituel ^t une suite de puérilités.
Zoroastre y recommande le mariage entre cousins germains , loue la subordination , ordonne un chef des prêtres , des soldats, des laboureurs et des commerçans , et recommande le soin des animaux. Il y est parlé d'un âne à trois pieds, placé au milieu de TEuphrate ; il a six yeux , neuf bouches , deux oreilles , et une corne d'or ; il est blanc , et nourri d'un aliment céleste ^ mille hommes et mille animaux peuvent passer entre ses jambes ; et c'est lui qui purifie les eaux de TEuphrate , et arrose les sept contrées de la terre. S'il se met à braire , les poissons créés par Ormusd engendrent , et, les créatures d'Ahriman avortent. ^
Apres cet âne vient le célèbre destour Hom-Ised ; il est saint ; son œil d'or est perçant ; il habite la montagne Albordi ^ il bénit les eaux et les troupeaux ; il instruit ceux qui font le bien ; son palais a cent colonnes ; il a publié la loi sur les montagnes ; il a apporté du ciel la ceinture et la chemise de ses fidèles ; il lit sans cesse l'avesta ; c'est lui qui a écrasé le serpent à deux pieds, et créé l'oiseau qui ramasse les graines qui tombent de l'arbre hom , et les répand sur la terre. Lorsque cinq personnes saintes et pieuses sont rassemblées dans un lieu, je suis an milieu d'elles, dit Hom-Ised.
L'arbre hom est planté an milieu de l'Euphrate ; Hom-Ised préside à cet arbre. Hom-Ised s'appela aussi Zérégone. Il n'a point laissé de livres ; il fut le législateur des montagnes.
L'Izechné contient encore l'eulogie du soleil , du feu et de l'eau, de la lune et des cinq jours gahs on sur-ajoutés aux 36o jours de leur année , qui a douze mois composés chacun de 3o jours. Il finit par ces maximes : « lisez l'honover ; révérez M tout ce qu'Ormusd fait , a fait et fera. Car Ormusd a dit : » adorez tout ce que j'ai créé , c'est comme si vous m'adoriez. »
n n'est pas inutile de remarquer que Zoroastre n'a jamais parlé que de deux dynasties de Parsis.
Le second livre du Vendidad est le Yisspered , ou la connaissance de tout.
Un célèbre bramine des Indes, attiré par la réputation de Zoroastre, vint le voir, et Zoroastre prononça devant lui le visspered. Malgré son titre fastueux, el la circonstance qui le produisit, il y a peu de choses remarquables. Chaque classe d'animaux a son destour; la sainteté est recommandée aux prêtres , et le mariage entre cousins germains aux fidèles.
Nous allons parcourir rapidement les autres livres des Bramines, recueillant de tous ce qu'ils nous offriront de plus remarquable.
Les Jeschts sont de» loaanges pompeuses d'Ormtisd. Dibi un de ces hymnes , 2aroastre demande à Ormusd , quelle d cette parole inefiÛ/e qai répand la lumière , donne h vt* toire, conduit layi^ de l'homme, déconcerte les esprits malfaisa et donne la sanie au corps et à l'esprit; et Ormusd loi répooc c'est mon nov* Aies mon nom. continuellement à laboodie,r tu m redoateras ni la flèche du ichakar , ni son poignard , i son épée, ni sa massue. A cette réponse, 2^roastre seprosto». et dit : J'adore l'intelligence de Dieu qui renferme la parole. son entendement qui la médite , et sa langue qui la prosoia sans cesse.
Lé Patet est une confession de Be$ fautes , accompagnée de repentir. Le pécheur , en présence du feu ou du destour , proance cinq fois le Jetha ahou vtrio^ et s'adressant à Dieu et auxaip, il dit : Je me repeas arec confbaion de tons les crimes ^p commis en pensées , patoles et actions , je les renonça et je promets d'être pur désormais en pensées, paroles et actions. Dîn me fasse miséricorde , et prenne sous sa sauye-garde moo kv et mon corps , en ce monde et en l'autre. Apres cet acte de codtrition , il avoue ses fiantes qui sont de vingt-cinq espè<^
Le Bahman Jescht est une espèce de prophétie , on Zoroistre voit les révolutions de fempire et de la religion , depuis GasUff jusqu'à la fin du monde. Dans un rêve , il voit un arbre sorUr de terre et pousser quatre branches , une d'or , noe d'argent) une d'airain , et une de fer. Il voit %^% branches s'entrelacer; il boit quelques gouttes d'une eau qu'il a reçue d'Ormusd , etFiDtdligence divine le remplit sept jours et sept nuits; il voit cesuite un arbre qui porte des fruits, chacun de différens mêlaoi Voilà de la besogne taillée pour les commentateun.
Le Yirafnama est l'histoire de la mission de \iraf. Lareliç» de Zoroastre s'était obscurcie, on s'adressa à Viraf pour lar*»* tégrer \ ce prophète fit remplir de vin sept fois la coupe deC»^ taspe y et la vida sept fois , s'endormit , eut des visions,*^ veilla et dit à son réveil les choses les mieux arrangées.
Dans le Boundschesch, ou le livre de l'éternité , ^^'^'^^^ le principe d'Ormusd et d'Ahriman. Ces deux principes prw»" sirent tout ce qui est j le bien fut d'Ormusd , le mal d'Ahrima»^ II y eut deux mondes , un monde pur , un monde impnr. Ab|^ mau rompit l'ordre général. Il y eut un combat. Ahriman w vaincu. Ormusd créa un bœuf qu'Ahriman tua. Ce bœuf «^ gendra le premier homme , qui s'appela Gaiomard ou K^^ Morts. Avant la création du bœuf , Ormusd avait forme o* goutte d'eau, appelée l'ifâzi-cfe-san/é ; puis une autre gool'''