CONSOMMATIONS ET PRODUCTIONS
alaK pas mit des intérêts qui se débattent entre eux I J'aimerais suit qu'il appelAt le législateur ou l'administrateur, chaque fois qu'un alflod entre dans une boutique, à s'interposer entre le marchand et ebetear. Pourquoi appelle- t^il Texamen sur les lois qui pourraient Hg^r fo mailre à garantir la subsistance de t ouvrier qu'il emploie? Un ireil examen paralyserait Tesprît d'entreprise; la seule crainte que
poutoif inter? ienne dans les conventions privées, est an fléau et ait à la prospérité d'une nation.
M. de Sismondi sent lonméme les conséquences, pourtant bien naurelles^ que l'on peut tirer de son système; il se défend d'avoir voulu tréférer la barlèatie à la civilisation, et de s'opposer à tous les progrès ptVhomme peut faire; ce n'est point contre les machines, ce n'est point wnire les découvertes^ ce n'est point contre la civilisation, que portent ses t^jeedons : contre quoi est-ce donc? C'est contre torganisation moderne dsk société; organisation qui^ en dépouillant P homme qui travaille de toute <ntfe propriété qUê celle de ses bras^ ne lui donne aucune garantie contre twe concurrence dirigée à son préjudice. Quoi ? parce que la société garantit i toute espèce d'entrepreneur la libre disposition de ses capitaux, c'està-dire de sa propriété, elle dépouille V homme qui travaille!}^ le répète: nen de plu» dangereux que des vues qui conduisent à régler l'usage des propriétés; cela n'est pas moins téméraire que de vouloir régler l'usage innocent que l'homme pçut faire de ses bras et de ses facultés, qui sont aussi des propriétés. Si Tautorité oblige le maître à donner Qfi certain salaire, elle doit obliger l'ouvrier à faire un certain travail; c'est le système de l'esclavage qui reparaît, et qui viole la propriété du pauvre, qui est son travail, plus encore que la propriété de l'entrepreneur, qui doit pouvoir employer ses capitaux selon ses talents et deeeiroonstances variables à l'infini *.
Dans tout ce qui précède, j'ai consenti, suivant le désir de M. de Sisinoadi, à faire abstraction des débouchés que présente le commerce a?ec l'étranger^ puisque les progrès de l'industrie intérieure suflisent pour expliquer l'extension des débouchés de l'intérieur. Cependant, le commerce étranger fournit incontestablement de nouveaux débouchés, luoique cela ne soit pas de la manière que l'on croit communément, ï je ne craignais pas de trop m'étendre sur ce sujet, je pourrais dire omment et jusqu'à quel point le commerce favorise la production;
' Voir le Court complet d'Économie •politique, édiUon GuilIaumiD, tome II, page 365.
je me bornerai à rappeler ce qui a été prouvé ailleurs, que les exportations du pays qui a le commerce extérieur le plus florissant, sont peo de chose, comparées à sa consommation intérieure; d*où il suit que le commerce extérieur exerce sur la prospérité d'un Etat une bien moins grande influence qu'on ne le croit généralement Si TAngleterre i beaucoup prospéré pendant la dernière guerre, c'est bien moins à sa prépondérance maritime qu'elle l'a dû, qu'aux étonnants progrès de son industrie intérieure durant la môme période. La France a prospéré aussi; et elle n'avait point de commerce maritime. Si elle avait été aussi industrieuse que l'Angleterre, l'univers aurait oflbrt le spectacle curieux de deux grandes nations prospérant également, l'une avec uo grand commerce extérieur, et l'autre s'en voyant presque entièrement privée*.
Ces questions sont inmienses. Elles tiennent k toutes les parties de l'économie sociale, qui a été trop peu connue jusqu'ici ; mais tout noua annonce que ce genre de connaissance est destiné k faire de grands paa à l'avenir.
• Nous avons lu dernièrement des discours tenns par lord Li?erpool, par M. HosUmoo, tous deux membres du conseil du roi d'Angleterre, qui nous montrent que ces opinlMif sont partagées par des honmies d'État éclairés. Le dernier, après beaucoup d'antrci eossidérations, s'exprime ainsi : « Si quelques uns de ceux qui m'entendent mettaient co quesUon les droits de M. Watt (auquel on doit les grands perfecUonnements des moefctwf à vapeur ) à être placé au premier rang des hommes de génie, je dois dédaier que cM de leur part faute d'avoir suffisamment réfléchi sur ce siuet, et de connaître toole l*liifliNiKS de hi puissance chimique et mécanique sur la condition morale de la société. »
Le même homme d'État dit plus loin : « Je ne puis m'empêcher, en Jetant un regard «r la lutte où nous avons été engagés pendant un quart de siècle, de déclarer que, si non l'avons terminée glorieusement, nous en sommes enUèrement redevables aux ressources que nous a créées le génie de Watt. J'ajouterai que, sans les mécaniques et sctenUflques qui ont donné à l'industrie et à la richesse de ce pays an déieloppement graduel, mais toujours certain, nous aurions été contraints de aouseriie n^ paix humiliante avant les époques si connues où la victoire a favorisé nos armées. •
{Note de l'Àutew.)
EWMEN CRITIQUE