IV
WKRTISSKMKNT DE L'AUTEUR'*
l.'irnuoMiF. politique n'est |mH la |M>litique ; elle ne A\>ccupe point <k b dKtrilmtion ni de la halancT des |N>UYoir8« mais elle fait eonuitn' rti*iinomie de la Miett'té; i*lle nous dit ei>mment les nations se pmrtirmt iv (|ui li-s fait sulwister. <>r, eomme e'est aux efforts des pirtmilieiN (|iie ees elioM*s sont due<, <*onime et* sont prinei|Mileinent ir« paiiirulirrs (|ui jouisM»nt de Taisant^e générale qui en est la suite, «Q nr fliMt pas eonsidénT TiTonomie |M)litiqne e<iinnie Taffaire des (KfniiMH d'Ktat e\elusi>enient : elle est Taffain* de tout le monde.
<hi nt* |wnl |ias es|H''nT, m'^anmoins, que eliaque eitoyen soit versrf din^n-tti* M*ii*iiee. Tout le mon^e ne peut pas tout savoir; mais il est :n%, p(iM.ili|f vX ih-s désirable que Ton aei|uière une teinture ft^m'rale 4rcr trenn* île ninnai<saniv, et 4|uon n*ait d'idées fauss(*s sur rien« putirulien*ment sur li*s elioses que Ton est intcTessé à bien eonnaitn*.
TH fut miMi motif |M)ur eom|>oser, il \ a quelques anné(*s, sous le nom drlairrhisnie, une instnietion familière d4*stiniV à rendn* eommunea ^pnoripak-s vrritc^de TiH^onomie |M)litique; je voulais que Ton pAt } Mfv mitie en dé|iensint si |)eu d'attention, de temps et d'arfrent, ^ il fût liouteux de b s ipionT. Mais on sait eombien il est diflieile de hw an Imiu ou^ra^e élémentaire et dVtre elair sans appeler h sou
' *j\ MrffiMariDnil «M cHui et. la if i^itiMi àf. l'duvrasf , la àernwrt qui aîl éir ptiMir^ «itr^iai 4^ I anirar 'ISM\ Ini* 4' a rtr ii«iniiep, en ISHT, par M. Ch, TiNiile. smdrr dr 'r««r? ftiMinUf. MirrrUire prrpKiiH tic rAcatlrmi^ «le« ik-i^nr^ n oralf» ri pnlItiqHn. ^tei npfi'lff rsalruimt qu'il riutf |iliiaifiini liailiniioii» ilr rrt ouvi.ii(^ ni lan«u« i^t V. fpatwàr, an^laiM-, &llriiuiiiilr, rt iiH*in«* en uriH' modi'rnr. K. II.
1 AVEUTfS5yPJri:NT DTE LAUTEDR.
sci'oui's les développements, les exemples et les preuves qui présentent chaque objet sous toutes ses faces et dans tout son jour. Je ne fus yioint satisfait de cet abrégé, et ce fut avec un |rai regret que je le Vis traduit en anglais, en allemand, en espagnol, en italien, avant que je fusse parvenu à le rendre moins indigne de cet bomieur; j'empêchai du moins qu*il ne fût réimprimé en français quand la première édition s'en trouva épuisée, et j'attendis, pour en donner une seconde, d'avoir pu le refondre entièrement; je le rendis beaucoup plus clair; je profitai de quelques critiques judicieuses, et j y fis entrer quelques principes qui n'ont été solidement établis que depuis sa première publication.
De nouvelles corrections et plusieurs augmentations rendent cette troisième édition moins imparfaite encore, et de nouveaux motifs se sont offerts pour étudier, suivant les nouvelles méthodes, Téconomie des sociétés. L'opinion publique, en tous pays, a fait des pas immenses : les intérêts nationaux, presque partout, ont été mieux entendus et plus généralement réclamés. Les nouvelles républiques américaines ont cherciié à connaître les seules bases solides de l'édifice soeial. Le ministère britannique est enfin sorti des routines de la vieille diplomatie et du sv sterne exclusif qui a ralenti pendant un siècle les progrès du genre humain ' . Des capitaux considérables ont ce,ssé d'être dévorés par la guerre, et ont reflué vers des emplois utiles. Les routes d'une ambition dévastatrice fermées à la jeunesse, elle s'est jetée avec ardeur dans la carrière de l'industrie. Biais les jeunes gens, au sortir de leurs études, se sont aperçus que l'économie politique aurait Aù^ en faire partie ; elle supplée à l'expérience, et quand on est sur le point d'occuper une placée dans la société, on sent la nécessité de côtmaitre Tenscmble de ce vaste et curieux mécanisme. Parmi les hommes d'État, les jurisconsultes, les écrivains, les commerçants, ceux qui occupent le premier rang n'ont pas voulu demeurer étrangers aux pi*emiers priucijpes d'une science où une analyse rigoureuse
* On liait que le système exclusif est celui qui soutient que la prospérité d'une nation ne saurait avoir lieu qu'aux dépens de celle des autres nations. C'est cette fausse notlcm qiii a causé la plupart des guerres; et c'est un grand triomphe de l'économie politique qim d'étjre parvenue à démontrer que chaque peuple, au contraire, est intéressé aux progrès te tous les autres. Lorsque cette vérité sera généralement répandue, le germe des rivaUlétf sanglante» ne subsistera plue. (S^tede V Auteur,)
AVERTI SSEMKNT l)E L'AUTEIin. 6
• roodoit à U certitude sur tous les points CHsrnlicis; malhcurrase- Bat « au milîra du tourbilloB du moiidr et dos affaires, on n'a plu mm de loisir po«r se livrer & une étude do longue lialcîne ; ils ont dvrriw un mumé qu'ils pussent lire sans fatigue, et qui ecpendant «irit des liases sûres pour résoudre km plus importantes questions.
Msis quel droit a odui-â » leur confiance? Un auteur qui n'expose pu des \«ritës au nom d'une autorité reconnue, doit prouver qu*il ê niioB: or, eomment établir ces prouves dans un pt^tit nombre de pw», et lorsqu'on est on mi'^roo tomps jaloux do se faire entendre in (iprils les moins exercés? il est donc bien nécessaire que les loctcan qui ne trouveraient pas assez de motifs de conviction dans ce pKtit li^rr, aient n*cours à un ouvrage |>lus mnsidérablo' que j'ai eHBtaounent corrigé, et auquel il m'est |)ermis de croin* que le pu- Uk a donm' mmi approl>ation, puisqu'il a subi l'épreuve de quatre «ditioas nombreuses et épuisH^*, ot qu'apri-s avoir été traduit dans Mfs les langues do l'Europe, il est adopté dans l'onst^ignement de iffmmmie imlitique partout où cotte science est profosséir^
ir sais que quelques têtes nébulousc*s s'efforcent ent*ore tous les jours de nrpaudie du louclio sur dos sujets qu'elles sont im*a|)al>Ics de ooncriuir nettement. Kilos 4»bsourciss(i)t une question |N>ur se donner la dn«t de dire qu'elle n'est |)oint encore iVlaireio. On doit |>ou s'en in* quirtrr; r'cst rèpreu\o indis|)onsablo que doit subir toute vérité. Au ^mi d'un (vrrain toni|m, le Imhi S4>ns du public fait' justii^e des opi- Mkm% qui n'ont pour appui que de vieilles habitudes, ou les illusions et l'amour- propre, ou les sophisnu*s do TintiTiH |N*rsounol; ot la vente rrste.
D'un autre nitô, certains (Vri>ains, ca|Nibles do travailler utile- ■nt a la diffusion dt^s lumiôn*s, s'cMTupont à fabriquer di*s systèmes «« il n'v a rien à apprendre ot di*s dissiTtations dogmatiques qui ne
' f'iii* d'fr.imnmte fHïlttiifuf, nu »iinplr r\p<itittiin Ur l.i inani^ dont »• furtiu'iit, k «^rl«^l rt t rmiMiminnil Im rirhrMi^. Trui» %iil. in-8\
* U rin^m^fD^ a paru en 1M3i;. i>l la Mti^nif*, i*n IHII. dan« U ColUrtitm d. « prtu '^K^x ''-ra^Rtf Kl, dont fllf fiirnir le tiHiie i\.
* RfUtvmimi a qiKlqui-A diirtrini^* plu« nouvelle», Ml qui ont rlr riiiitr.|i't« |i.ii ili . ■«aw« 4miI l'npinMin f*t di* qiit-lqnr \iti\t\*, |'ai rru drvolr Ir* dr%rloppf r iLin« «li'» n'»lr* f. W« iff«v* «k i^rrutr» diHil lt> r^piit!. I>irn f^il* m |" im ni i^mai^ m- pa-M-i .
Vofr* de l'Autru^.
é AVERTISSEMENT DE L'AUTEUR.
proiiYeiit autre chose que la faeilité d'a\oir une opiuiou en écono^ mie politique^ et la difSculté de lier les principes dont se compose cette science. On yeut paraître ayoir dépassé les éléments, et Ton se jette dans des controverses qui découvrent qu'on ne les possède pas bien. On remplace l'exposition des faits par des arguments, s'imaginant qu'il est possible d'arriver à des résultats importants avant d'avoir bien posé les questions. On oublie que la vraie science^ en chaque genre^ ne se compose pas d'qpinions^ mais de la connaissance de ce qui est.
En économie politique, comme dans toutes les sciences, la partie vraiment utile, celle qui est susceptible àfis applications les plus importantes, ce sont les éléments. C'est la théorie du levier, du plan incliné, qui a mis' ta nature entière à la disposition de l'homme. C'est celle des échanges et des débouché qui changera la politique du monde. Le temps des systèmes est passé ; celui des vagues théories également. Le lecteur se défie de ce qu'il n'entend pas, et ne tient pour solides que les principes qui résultent immédiatement de la nature des choses cousciencieusemeut observées , et qui se trouvent , dans tous les temps, être applicables à la vie réelle.