‹ Œuvres diversChapitre 99 sur 128 · AVEC H'" ROSINE DE CHABAUD · texte numérisé non relu

AVEC H'" ROSINE DE CHABAUD

Mlul tant est grande ma conflance en la bonté infinie du Créateur, en la grandeur. Je n*ai point la présomption d*imaginer que mea actions Ml mes pensées puissent lui ^tro agréables ou désagréables. Il y a rimmensité entre lui el moi. Son existence m'est révélée par ses œuvres, rt après cela je n*ai besoin d'aucune autre révélation pour me prescrire re que j'en dois penser. Il y a 50 ans juste que j'ai commencé k réfiéchir Hir ce sujet, et ma croyance ne saurait être altérée. Il y a un point UhiI au moins, sur lequel mes convictions ont le bonheur de s'accorder sTec les viMres, mon excellente cousine, c'est que nous devons être remplis d*indulgt'ncc les uns pour les autres, et faire du bien au prorhain selon notre |K>uvoir et notre position. J'ai l'intime persuasion que cela suffit pour être sauvé, et il n'est pas |>ossibie qu'aucun de mes iieinblables soit plus tranquille que moi sur Tissue de celte question ; mais en même tem|»s je sens une extrême reconnaissance pour tous ceux qui pensent que cela ne suffît pas, et qui souhaitent que je fasse ce qui dans leur opinion est nécessaire. Je ne devrais peut-être pas n'expliquer si naturellement, de peur de blesser vos opinions ; mais il y aurait là dedans une espèce d'hypocrisie dont je suis inca« pable, surtout avec vous que j'aime et que j*estime si sincèrement.

Iji bible que vous me permettez de garder je l'accepte pour l'usage de mes |>etits-eiifants, parce qu'elle pourra servir à leur consolation et à leur instruction, et parce que vous approuverez vous-même cette destination.

J'ai lu la lettre de William CxK)per, et ne croyant pas à la damnation étemelle, je suis seulement aOIige des terreurs qu'elle inspire à un parfait honnête homme. Quant à l'essai de David liogue, je n'y ai trouvé d'autres preuves de l'autorité des saintes flcrilures, que celles qui m'ont ete données dans mon instruction nMigieuse ; mais le livre est fait avec une parfaite bonne foi et une charité qui |H*uvent faire impression sur des personnes dont l'opinion ne serait pas anciennement fixet*. Il est fâcheux que Bonaparte n'ait pas été converti par ce livre avant il'avoir fuit périr deux millions de ses semblables. Je n'ai sauvé la \ie qu'à deux dVntreeux, et je n'en ai pas fait |H*rir à ma connaissance un seul.

Je suis avec une vive affection, etc.

J.-a. SAT. — IV. 37

TROISIÈME PARTre.

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