‹ Œuvres diversesChapitre 22 sur 32 · A MADAME TASTU · texte numérisé non relu

A MADAME TASTU

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qu'elle lui àTàIT SITTOTi.

Dans le clocher de mon Tillage n est un sonore instrument Que j'écoutais dans mon jenne âge Gomme une Toix du firmament.

Quand après une longue abcence Je reTenais au toit natal ,

96 A HADAHE TÂSTÏÏ.

J*épiais dans Tair , à distance , Les doux sons du pieux métal.

Dans sa Toix je croyais entendre La Toix joyeuse du Talion ; La Toix d^une sœur douce et tendre , D^une mère émue à mon nom!

Maintenant, quand j^entends encore Ses sourds tintemens sur les flots , Chaque coup du battant sonore He semble jeter des sanglots.

Pourquoi ? dans la tour isolée Cesi le même timbre argentin ; Le même hymne sur la Tallée, Le même salut au matin.

Kh ! c^est que depuis le baptême , Le mélancolique instrument A tant sonné pour ceux que j^aime L'agonie et Penterrement !

C^est qu^au lieu des jeunes prière»

Ou du Te Deum triomphant, Il fait vibrer les froides pierres De ma mère et de mon enfant !

Ainsi quand ta voix si connue Revint hier me visiter ,

A MADAllE TASTU. 97

Je crus que du haut de la nue L^ancienne joie allait chanter.

Hais, hélas! du divin volume Où tes doux chants mVtaient ouverts , Je ne sais quel flot d'amertume Coulait en moi dans chaque vers.

C'est toujours le même génie !

I^a même ame, instrument humain!

Hais avec la même harmonie , Comme tout pleure sous ta main !

Ah! pauvre mère ! ah ! pauvre femme !

On ne trompe pas le malheur; Les vers sont le timhre de l'ame ; La voix se brise avec le cœur.

Toujours au sort le chant s'accorde.

Tu veux sourire en vain ; je vois Une larme sur chaque corde Et des frissons sur tous tes doigts.

A ces vains jeux de l'harmonie Disons ensemble un long adieu; Pour sépher les pleurs du génie Que peut la lyre?... U faut un Dieu !

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