XX ESSAI SUK LA VIE
qu'il «ut le plaisir et l'honneur d'expliquer d'uHe manière satisfaisante la belle mosaïque de Palestrine. Plu« sieurs savants illustres en avaient donné avant lui des explications fort ingénieuses, mais auxquelles il se permit d'en substituer une plus simple et mieux fondée. On s'était attaché à trouver la clef de cette grande énigme dans la vie de Sylla et dans les jeux de la fortune. On voyiît Alexandre, arrivant en Egypte, et paraissant à côf^le la victoire, sous une tente, au milieu de l'élite de ses gardes ou de ses généraux. C'était , disait-on , c'était Sylla , sous les traits du héros de Macédoine, pour* rappeler aux Romains, dans te temple de la Fortune^ à Préneste ( aujourd'hui Palestrine), les oracles de cette déesse qui justifiaient l'élévation du dictateur, comme l'oracle <f Ammon avait légitimé le conquêtes d'Alexandre. Barthélémy ne vit ni Sylla, ni le vainqueur grec; il vit k leur place l'empereur, Hadrien ; il prouva qu'il avait vu ce qu'il fallait voir; et cette découverte, très-^fflKltueuse par la multitude immense d'accessoires q& eHfe entraînait , fit un honneur infini à son modeste auteur, qui luimême ne la regardait que comme une simple restitution de texte. On trouvera , dans le trentième volume de l'académie des Inscriptions , cette dissertation si curieuse et si intéretfïiti^jf pour^Je» artistes comme pour les savants. ^*3P'*
M. de Stainvilte étaiit venu à toîs au commence-