‹ Œuvres diverses de J.J. Barthélemy: augmentées de l'essai sur la vie de BarthélémyChapitre 11 sur 53 · DE J. J. BARTHÉLÉMY. XXXI · texte numérisé non relu

DE J. J. BARTHÉLÉMY. XXXI

tnçnt % 17^79 fiit nommé bientôt après à l'ambassade détienne, et ^ femme, qu'il avait laissée à Rome ^ revînt, le joindre, et ramena Barthélémy avec elle. Celui-ci trouva se» désirs devinés par M. de j^tainville, ^ qui était convenu avec le ministère d'un arrangement bien favorable à la passion de l'abbé pour la. belle antiquité. Il devait accon^pagner l'imbassadeur àVienne^ aller de là , aux dépens du roi*, parcourir la Grèce et les échelles du levant, y amasser de nouveaux trésors, et les rapporter en France par Marseille ; mais, quelque attrait que ce projet eût pour lui , soi^^attachement à ses devoirs l'emporta; il ne crut pas pouvoir^ laisser le cabinet des médailles si long-temps fermé, et il se refusa à une offre si flatteuse. -'^ «

* Â la fin de l'année suivante, M. de Stafnviile, alors duc de Choiseul, fut appelé au ministère des affaires étrangères, que lui laissa, en se retirant, l'abbé de Bemis , devenu cardinal. I^e premier mot que le nou* veau ministre et sa femme dirent alors à Barthélémy, fut pour s'informer de ses besoins, auxquels, dirent«ils, c'était désormais à' eux de poui^oir, comme de son coté c'était à lui dft* '^'adresser à eux pour les en instruire. Barthélémy, surpris de tant de bonté, et forcé . par eux de s'expliquer, demanda une pension de six mille livres sur quelque bénéfice, et rougit de sa demande. Le généreux ministre sourit; et ce sourire, que Barthélémy regarda seulement comme uné'i^ou-

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vdle marque de bonté, aurait paru à teut- autre, ce i|a'ii «tait réellement, le présage et l'annonce ^dne plus |[rande fortune. U était bien éloigné d^ diercW « à raécroitfre ; mais la bienfaisance active de ses prbtisc* leurs ressemblait à lactivité de César, qui croyait a'a¥oir rien fait tant qu'il restait quelque chos^ il

. . £iire. Ils le comUèrej^t de gr^^ , et dans le courant de quelques aiméea lui «procurèrent une ais^lQice à la* quelle il ne s'attendait pas , et qui lui attira bien des jaloux, malgré le bon usage qu'il en fit.v

Il ei««ixieeessivement, d'abord une p^ion sur l'archevêché d'Alby, ensuite la trésorerie de Saint-Martin de Toàrs, et enfin la place de secrétairehgénéral des Suisses. U jouissait, outre cela, depuis 1760, d'une pension de cinq niille livres sur le Mercure. On l'avait Riéme forcé uq moment, malgré son extrême répugnance , à accepter le privilège de ce journal , alors trèsflucratif , dont on venait de dépouiller par errçur M. Marmontel , qu'on croyait l'auteur d'une satire sanglaïite contre des personnes dfi distinctioi^. Il n'était pas capable de prostituer sa pliiàie à ip. oiyprage de ce genre, et il n'y avait eu aucune eppèce de part. U en

* avait fait la lecture à un souper où plusieurs personnes l'avaient entendu, et la pièce était de M. de Cury, anciennement trésoriaif de l'armée dltalie, en 1733. lé me souviens de l'y avoir beaucoup vu : c'flait un agréable dié)i^auch4 qui avait quelque talent,, sqr-

tout jcelui de la platôanterie , qu'il poussait volontiers jusqu'au sarcasme; honnête d'ailleurs^ intègre, ôblî« geajfjjil^et digne d'avoir des amis, comme il était ca-,. pabte de ^ faire des ennemis. M. Marmontel, à qui op attribuait la parodie de Cinna, cette pièce juste» ment réprouvée j n'ignorait pas quel en était l'auteur; mais il se tut, il «mffrUU perte de m fortune, il aima mieux là sacrifier qùHj^^e trahir le secret tpÊLùn lui avait confié , et qui n'a été découvert que long-temps apirès'i'oubii de l'affaire.

Ce fiit à Foccasion de cette tracasserie^ que les protecteurs de Barthélémy le foix:èrent à ne pas s'oba^t tiner à refuser le Mercure; mais il tipuva le moyen de ne le garder qu un moment, et il le céda à M. de la Place. On liû conserva mf le privilège, par Tordre exprès de ses protecteurs , une pension de cinq miilti livres, mais il sut aussi bientôt s'en défaire, en la cédant à des gens de lettres fort estimables.

£n 1771 , M. d'Aiguillon, remplaça dans le ministère . M. de Ghoiseul, qui fii^^m^B à sa terre de Chanteloup, où Barthéhwiy ne manqua pas de le suivre. Bientôt on demanda au ministre disgracié la démission de sa charge de colonel«>général des Sio^w^; il l'envoya sur-le-diamp , et l'abbé voulait envoyer «n même temps la sienne du secrétariat ; mais M. de Ghoiseul l'engagea à l'aller offrir lui-même à la cour^ et à ne pas se dessattiir, sans quelque indemnité, d'un brevet gçellé du grand sceau,

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