‹ Œuvres diverses de J.J. Barthélemy: augmentées de l'essai sur la vie de BarthélémyChapitre 16 sur 53 · KIJV ESSAI SUR LA VIE · texte numérisé non relu

KIJV ESSAI SUR LA VIE

jcoTnniise dans les bureaax^qui avaient fait arrêter ce respectable yieiUard. Des amis zélés, obligeants et sensibles l'avaient aidée, et n'avaient p^ eu de peine à iféu^îr. Le comité, qui n'îgnor^^|||||EÛv^f^« la répu- Ution" de Barthélémy^ ni la purél»^ (icripf conduite, n'avait jamais eu l'intention de le comprendre dans l'ordre g^éral qui frappait sur les empic^^ à la bibliothèque, et àon arrestation était un mal-entendu, une erreur qu'on répara sur-le-ehamp. Tous les cornms. s'empressèrent à l'envi à expédier Tordre de sa sor-* tie , avec lequel on aUa. le réveiller sur les ona^e heures du soir; et à minuit on le ramena chez sa tendre et Mt3Qii»taQte protectrice, d'où on Favait arraché^ie nvatin.

Ce ne fut pas sans une peine senâble qu'il laissa ilans la prison M. de Courçay, ce neveu si digne <lé sa tendresse , et il eut Ja douleur de ne lui voir reoouvrer la liberté qu'après quatre mois de détention.

Bout lui, il ne tarda pas à bire une seconde épreuve de cet ascmâant heureux qu'un mérite éminent et une «vertu reconnue acquièrent sans le savoir sur tous les (esprits. On l'avait traité, sinon comme lui coupable, ^u moins comme un homme suspect et dangereux , le a du mois de septembre; et dans le mois d'octobre suivant , la belle charge de bibliothécaire en chef étant flevenue vacanle par la mort ^e Carra ^et par la démission de Chamfort , on la lui offi*it dek manière la plus flatteuse, il ne l'accepta pas , et s'en excusa sur

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sa vieillesse et sur les infirmilës qtii l'accoinpftgdîBent^ Malheureusement l'excuse n'était pas frivole ^ et clans le courant de l'année suivante^ son dépérissement suo-^i cessif fit des progrès- effrayants. U toocliait à la fin de> sa belle carrière, et lui seul ne s'en apercevait pas« Cependant de fréquentes défaillances pouvaient Tavertir que le principe de vie s'affaiblissait par degrés. Se» amis s'effrayaient avec raison de c^||fi[ittaques de tài-blesse qui se renouvelaient souvent; mais comme ri perdait lé sentiment pèiidaiBt la durée ^ il nen conset*"» vait pas le souvenir; et dès qu'elles étaient passées^ H se remettait à sa vie ordinaire, U la passait entre la littérature et l'iiimiié : toujours occupé^ toujours 9en« sible , toujours reconnaissant. Les soins de ses amis ne lui manquaient pas; et ceuK de soh nevea, aussi continuels que tendres ) devinai^t, prévenaient tous ses besoins , et ne lui laissaient pas le temps dé les sentir^' Il était sans^^milirrancest mais il s'éteignait peu à peu. Au comme^ciSAient de celte année (i 796) on s'aper* eut que Id mort s'approchait à plus grands p8S« Il commençait la quatre-vingtième année d'une vie pas** sée tout entière dans des travaux qui^ exigeant une forte application , usent insensiblement le ressort vitat^ sans attaquer les organes du^i^ps quand sa constitua' tion est bonne; et tSt^ éta^d|i]e de Barthélémy. Il était de la taille la p4us haute wTIr plus proportionnée* U semblait que la nature eût voulu assortir ses formes

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