‹ Œuvres diverses de J.J. Barthélemy (volume 2)Chapitre 109 sur 115 · Ç)0 »ES MEDAILLES · texte numérisé non relu

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plus féconde que les autres contrées. C'est en quoi Jean-Jacques Bonsagna de Parme , et son contemporain Jean de Cavino de Padoue, se sont distingués de leur temps avec tant d'éclat, que la muse du père Vionnet, de la Compagnie de Jésus, a daigné célébrer en beaux vers leur adresse à contrefaire des médailles dans le goût antique.

Patavine , dolosos , Parmensisquc , typis menâacihus indere vultits , At.quc novum potuistis opu.s donare vetusla Effigie , inirnque oculis illudere fraude.

Ces deux hommes, et quelques-uns de leurs semblables, ont conduit leur ruse avec tant d'art, que plusieurs savants ont été leurs dupes, et que l'anliquité de certains monuments est devenue trèsproblématique. On a supposé des médailles frappées en l'honneur d'Homère, d'Aristote, de Platon, de Priam , de Didon, de Scipion, d'Antoine, et d'une infinité d'autres, dont on peut voir une par-' tie dans l'ouvrage du père Paciaudi. On pense bien que Cicéron. n'aura pas échappé: aussi, sur la fin du seizième siècle, Fulvius Ursinus paya fort cher une médaille qu'on supposait avoir été frappée par les Magnésiens en l'honneur de ce Romain célèbre. Ses interprètes n'ont pas manqué d'en enrichir leurs commentaires, et Gronovius l'a placée à la tête de son édition de Leyde de 1692. On a supposé aussi que la Sicile avait reconnu par un monument pareil les services que lui avait rendus l'orateur romain, en la vengeant de Verres.

Le savant Antoine-François (iori avait regardé

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