‹ Œuvres diverses de J.J. Barthélemy (volume 2)Chapitre 110 sur 115 · UF, MARC-ANTOINE. 29 I · texte numérisé non relu

UF, MARC-ANTOINE. 29 I

comme antique un médaillon en or, avec la tête de Livie, et Apostolo Zéno découvrit qu'il avait été frappé, comme beaucoup d'autres, en Allemagne, dans le siècle dernier. Un autre d'An. Faustina, en imposa pareillement à Chamillard, et an père Hardouin. On eut beau découvrir les types eu plomb qui avaient servi à la fabrique du médaillon , le père Hardouin écrivit pour soutenir son erreur, et accusa d'ignorance et de mensonge l'auteur de la découverte, qui fut obligé de revenir à la charge pour convaincre l'antiquaire obstiné.

La médaille d'Antoine qui donne occasion aux recherches du père Paciaudi, n'est pas du nombre de celles qui doivent leur existence à la fourberie. On voit sur une de ses faces les enseignes à l'aigle romaine, avec ces lettres, LEG. XXX; et sur le revers un navire, avec ces mots: ANT, AUG. III. VIR. Comme le nombre des légions varia dans les temps différents de la républiqne , on peut demander s'il montait à trente sous Antoine, ce qui ferait naître des doutes sur l'antiquité de ce monument et de beaucoup d'autres semblables. Mais quoique Dion semble dire qu'on n'entretenait que vingt-trois ou vingt-cinq légions sous Auguste, et que Tacite n'en compte que vingt-cinq sous Tibère, on a des preuves qu'elles étaient en plus grand nombre dans le temps du triumvirat.

Appien témoigne que, lors du traité conclu entre les triumvirs, il y avait quarante-trois légions qui, après la bataille de Philippes, se trouvèrent réduites à vingt-huit. Ailleurs il parle de trente-quatre et de

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