‹ Œuvres diverses de J.J. Barthélemy (volume 2)Chapitre 113 sur 115 · DES MÉDAILLES · texte numérisé non relu

DES MÉDAILLES

d'où il semble résulter qu'elles n'étaient pas toutes placées sur une même ligne horizontale. Mais tous ceux qui ont traité cette matière, ceux du moins que nous avons vus, le père Paciaudi lui-même, disent ou supposent que les rameurs frappaient l'eau tous à la fois, et à intervalles égaux, ce qui n'est pas aisé à concevoir, les plus courtes rames faisant nécessairement une moindre vibration que les plus longues, si l'on peut se servir de cette expression. La longueur même des rames qu'on est obligé d'admettre dans tout système , présente encore une autre difficulté. De Barras, par exemple, donne cinquante-sept pieds de longueur aux r^rtnes du vaisseau de Philopator, vingt-six pieds pour la partie intérieure, et trente-un pour l'extérieure: quelle étendue ne devait donc pas avoir l'espèce de ligne courbe que traçait le bout intérieur de la rame dans son mouvement, et comment concevoir qu'un homme placé à cette extrémité eût pu nager assis, ou même debout?

Le père Paciaudi n'oublie pas le témoignage des anciens qui attestent que les rameurs étaient plus élevés les uns que les autres, et à inégale distance de la carène ou du fond du vaisseau , non plus qu'un fait assez récent et rapporté dans l'histoire de Venise. Un mathématicien nommé Victor Faustus, qui vivait vers l'an i537, y construisit, à l'imitation des anciens, une quinquérème, qui fit l'admiration de tout le monde; et, quoique la figure de ce bâtiment n'existe plus, le père Paciaudi pense que les cincj rangs de rames étaient d«tri-

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