‹ Œuvres diverses de J.J. Barthélemy (volume 2)Chapitre 35 sur 115 · JUSTIFICATIVES. LXXV · texte numérisé non relu

JUSTIFICATIVES. LXXV

« tous les historiens et tous les philosophes de l.i Grèce. « Votre ouvrage, le plus beau résultat des plus profondes " lectures , tient lieu de tout cela ; et un littérateur peu « fortuné avait raison de dire que votre livi'e est une vé- « ritable économie; il était impossible de faire de toutes x ces idées et pensées une masse plus brillante et plus so- « lide, et votre ouvrage m'a rappelé ce métal de Corinthe, « composé de tous les métaux, et plus précieux qu eux « tous. C'est le génie qui a fondu tout cela.

« Ces Grecs, qui savent à peine s'ils ont eu des aïeux « illustres, seraient un peu étonnés si on leur disait « qu'un étranger a passé trente ans de sa vie à faire leur « intéressante généalogie , et a découvert les titres de leur « gloire nationale.

« On ne peut rien ajouter au charme de vos descriptions ; le plus grand poète de la Grèce , cet homme dont vous avez si dignement parlé, passait pour le premier de ses historiens, et son nouvel historien aurait , comme Platon , passé pour un de ses plus grands poètes, si une action dramatique, des caractères bien soutenus, des images brillantes sont de la poésie. « Les villes de la Grèce regardaient comme un titre de gloire d'être nommées dans les poèmes de celui dont elles se. disputaient le berceau. Jugez, monsieur, si moi, qui occupe dans l'empire des lettres un si petit coin, je dois être fier de trouver mon nom dans votre magnifique ouvrage. Il est intéressant pour toutes les classes de lecteurs ; mais il acquiert de nouveaux degrés d'intérêt pour ceux qui ont vu les scènes des grands événements que vous écrivez. Vous avez vu les lieux mêmes aussi bien que les voyageurs les plus attentifs. En revenant d'Athènes, je m'étais flatté un instant d'être consulté par vous ; je fus agréablement surpris d'être instruit par vous-même de tout ce que j'avais

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