LXXIV PIÈCES
tione, etcolorihus ex poesi petitis ; scfnperjudicans prudentcr, meliora seinper eligens , hoc consecutus videtur , ut omnium a/iimos niirum in moduni ùiflammaverit ad indtandas Grœcoruni artes, atque uûnam. non modo eas^ quce infacili cognltione ^versantur ^ sed et eas^ quce magnœ et difficiles sunt; in quibus quantum illi prcestiterint reliquis gentibus^ tumfacillime intelligemus ^ si cum illorum operibus ccetera conjeramus ^ etc. . . . Barthélémy lui répondit: « J'ai lu « en rougissant, quoiqu'avec un secret plâisii, la lettre « que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser. Je suis « bien loin de souscrire au jugement que vous daignez « porter de mon ouvrage; mais enfin, je vous remercie « d'une erreur si flatteuse pour moi, je vous remercie des « sentiments qu'elle vous inspire, et qui me sont d'autant « plus précieux, que les circonstances malheureuses où « nous nous trouvons affligent et dessèchent mon âme. « Ayez donc la bonté de m'excuser si mes expressions « ne répondent pas à la vive l'econnaissance dont je suis « pénétré, etc. Le sS novembre 1791. »
.... trop de poésie et d'élégance.
En disant qu'il y a trop de poésie dans le Voyage d'Anacharsis^ je me suis rappelé le jugement qu'en portait le plus grand poète français de nos jours, Delille, dans une lettre adressée à Barthélémy, et qu'on ne sera pas fâché de trouver ici: « Si vous ne deviez pas, mon- « sieur, être dégoûté d'éloges, je vous dirais que votre « ouvrage m'a paru effrayant d érudition et de connais- « sauces, comme il m'a paru enchanteur de style et d'exé- « cution. Avant vous, on n'avait jamais imaginé qu'au- " cun ouvrage pût dispenser de lire Platon , Xénophon ,