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l>re, couché sur une peau de lion, ayant un flambeau à côté, sa tèle sur sa main gauche, une pointe (le cheveux en forme de flanmie, par-derrière, sur le bloc, un serpent, symbole de l'ouvrier.
Dans le même vestibule est une ligure égyptienne accroupie, apportée de Livourne, de trois pieds onze pouces de hauteur, d'un marbre rouge et blanc , la touffe de cheveux sur l'oreille droite ; la tète est cependant couverte de cheveux : ses mains sont croisées; de la main droite elle tient une espèce d'instrument, de la gauche un plat, au-<lessus duquel une tète d'animal : de chaque côté paraissent des naissances de mamelle, jusqu'à la mentonnière, et des hiéroglyphes par-devant, et par-derrière, sur la plinthe.
Voici ce qu'on remarque encore dans la galerie : une Chimère blessée; certainement il v avait à côté la statue de Bellerophon ; une grande figure de bronze étrusque avec des caractères, sur le quatrième doigt est un anneau; un Albinus avec des prunelles (i); un Julianus, de même; un Esculape qui tient de sa main comme des feuilles; un Pertinax, sur la poitrine duquel est une tète de lion; un Commode et Crispine, qui ont des prunelles à peine indiquées; une grande tête d'Alexandre, penchée; un Hadrien, sans prunelles; la statue de
(i) Barthélémy fait cette observation, parce qu'il a prouvé que les sculpteurs n'ont commencé à tracer des prunelles dans les yeu\ que du temps d'Hadrien. Acad. des Inscr. t. XXVIII, pag. /Iy3. [Note de l' Éditeur.)
Briitiis, et sur la base ces mots, Duni Bruti efjîgicm sculptor demarmore ducit, In mentem scelus venu , et abstinuit ; une Sabine, sans prunelles; M. Aiirèle, Faustine jeune, L. Verus et Lucille, avec prunelles; Antonin et Faustine mère, de même; iElius César, sans prunelles; une tète de Méduse; un buste de Vestale, avec des cheveux sous le voile, avec des boutons sur les bras, et une ceinture sous la gorge; un Hadrien avec la tète de Méduse sur l'épaule, au bout de laquelle est une tète de Lion ; Nerva , Plotine et Matidie , sans prunelles; Domitia, avec prunelles; Domitianus, avec une tète de Méduse, deux serpents ; et sans prunelles , Julia , Titus , Vespasien, Vitellius, Othon, Galba, Néron, Antonia, Caligula, Tibère et Agrippa; enfin, une Vestale, belle statue, avec des cheveux sous le voile.
Dans toutes les tètes de Méduse, on ne distingue que deux serpents. Les premiers empereurs, jusqu'à Hadrien inclusivement, n'ont point de prunelles, à l'exception de Domitia, qui peut-être n'est pas antique.
Enfin, on trouve une carte de la Toscane manuscrite, par Jean Anastagi, de quatre pieds en carré, qui coûterait environ i5o livres; et une autre, par Vicariat , en quarante-huit feuilles, tirée du dépôt du tribunal des communautés, à peu près autant, moins exacte que la première.
Autant le cabinet des médailles du roi est supérieur à celui de Florence , autant son cabinet des antiques est inférieur à la galerie de Médicis. On pourrait néanmoins balancer cet avantage , si l'on
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réunissait dans un même endroit les statues, bustes et autres monuments de l'antiquité qui se trouvent dispersés dans les maisons royales ; et si l'on y joignait les ouvrages des Puget , des Girardon , et des autres sculpteurs français , comme on a mis dans la galerie de Florence plusieurs morceaux de Michel- Ange et du chevalier Bernin , on en formerait aisé-* ment une collection qui, peut-être, égalerait celle des Médicis, et qui du moins serait un objet Ct)ntinuel d'étude pour les artistes, qu'elle instruirait, et d'admiration pour les étrangers, qu'elle attirerait à Paris. Il faudrait surtout y classer, comme dans celle-ci, toutes les statues suivant l'ordre des temps; ce qui présenterait aux yeux, les progrès, la décadence et l'histoire de la sciUpture.
N" VU. Second voyage de Florence à Rome.
Après avoir examiné à Florence , dans un second voyage, quelques cabinets, je suis revenu à Rome par une route peu connue des étrangers; c'est celle d'Arezzo, de Cortone et de Péruge. Elle est plus longue que l'autre; on y trouve bien moins de commodités, mais on en est bien dédommagé par le spectacle presque continuel d'une campagne fertile et de paysages délicieux qu'une autre route n'offre que rarement. Mais rien n'égale en beauté cette
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vallée qui est en face de Cortone, et qui a pris son nom de la Chiana^ dont elle est arrosée. Il faut imaginer une plaine en forme de carré long, de cinquante à soixante milles de longueur sur dix de largeur, coupée par des canaux, couverte d'arbres disposés en allées, terminée au levant par le lac de Péruge, et entourée vers les trois autres parties du monde de riches collines qui s'appuient au loin sur les montagnes de l'Apennin.
Sur ces hauteurs sont plusieurs villes, entre autres, Cortone, qui a trois mille habitants, trente académiciens résidents, et un hôpital de deux cents bâtards. Ses murs, restaurés en différents temps , étaient construits de grands quartiers de pierre, dont quelques-uns ont jusqu'à douze pieds de longueur. C'est l'ouvrage des anciens Toscans, qui imprimaient un caractère de grandeur à tout ce qui sortait de leurs mains. L'académie de Cortone est destinée à éclaircir les monuments antiques et surtout ceux de la Toscane. Elle doit son origine au zèle de quelques particuliers, et sa principale réputation au choix des académiciens externes (i);
(i) L'académie étrusque de Cortone a commencé en 1726, et son premier luciimon est François-Marie Zefferini, comte de Poggioni. On sait que le nom de lucumon était celui des princes ou plutôt des chefs des états fédérés de l'Etrurie. Non -seulement l'académie de Cortone prit ces espèces de protecteurs annuels en Toscane, mais encore elle en déféra le titre à des étrangers, tels que les cardinaux Ottoboni, Corsini, Bernis, etc., les ducs de Medina-Sidonia, de Liria, etc. Elle a pul)lié neuf volumes de mémoires, le premier en i73i,