‹ Œuvres diverses de J.J. Barthélemy: Littérature ancienne et beaux-artsChapitre 14 sur 76 · HIC IN NOVO REPARAVIT · texte numérisé non relu

HIC IN NOVO REPARAVIT

ACHILLES VOLTA SENATOR(i).

La latitude de Bologne est de 44^ 5^9' 5o", à ce que dit le second astronome de l'institut. Voyez \ Introduit. alL Ephemer. Le pied de Bologne est de dix pouces un quart , et la brasse de vingt pouces.

Au Palazzo publico^ on voit un Saint -Jean dan^ le désert, de Raphaël. Il montre la croix et prêche ; son air , son attitude , tout parle ; ses regards poursuivent le spectateur^ et le pénètrent. Je n'ai jamais entendu un meilleur prédicateur.

Dans la même salle sont deux tableaux du Guide : l'un a été fait pour la délivrance de la peste dont Bologne fut attaquée en i63o. On le peignit en soie , et il servait de guidon. On l'a collé sur toile.

(1) Cette famille de Vol ta ne subsiste plus.

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EN ITALiE. Çj^^

TJà Vîet^e est avec Ti-nfant Jésus sur rarc-en-ciel. En bas sont les sept pifotecteurs de la ville; saint François est dans le milieu à genoilx : d'nii côté, saint Dominique, également à genoux; saint Procule et saint François -Xavier sont debout; de l'autre côté, saint Pétrone est en chape à génôtiX; saint Florien et saint Ignace sont debout. Parmi cette sainte bande, saint François attire la principale attention , c'est le plus dévot de tous ; le jeûne , l'onction et la ferveur sont peints sur son visage ; son attitude est merveilleuse: c'est une belle figure, comme celle de saint Pétrone, dont la chape est d'un travail singulier , et dont la barbe fait un beau contraste avec le menton nu de saint François. Ces deux saints implorent le secours du ciel dans une persuasion humble ^^ que ce secours est néces* saire ; saint Dominique paraît dans une persuasion théologique; saint Ignace, comme si l'on pouvait s'en passer(i); saint François -Xavier^ comme n'étant pas encore décidé ; saint Florien et saint Procule, comme deux militaires qui n'entendent rien aux disputes de la grâce , et à qui tout est bon ; au fond, ils n'ont l'air ni trop affligé ni trop fervent. Je ne voudrais pas que le Guide eût rapproché , comme il a fait, la tête des deux saints François; elles sont toutes deux pâles, maigres et décharnées, et comme elles occupent le milieu du tableau; elles offensent la vue. L'arc-en-ciel sur lequel la

(i) Il n'était cependant question alors ni de molinismc; ni de jansénisme.

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ij8 votÀCÈ

Vierge descend du ciel, est une idée heOreiise pour

exprimer la cessation de la peste.

On remarque, vis-à-vis, le Samson du même Guide. Samsonr debout reçoit, de la mâchoire d'âae, une liqueur qui le désaltère; il déploie un beau corps, de belles jambes , et poçe un de ses pieds sur deux ou trois Miilistins abattus sov^ ses coups. Cette figure n'est pas assez nerveuse : le peintre en devait faire un Hercule; il en a fait un Baccbus, teoant dans sa main le vase qui a renversé à ses pieds une foule de buveurs dont il triomphe. L'avis d'un igno* rant ne fait rien aux productions des grands hom-^ mes; mais que deviendrait-on, si l'on était obligé de se taire quand on ne sait rien?

Dans la même salle , on trouve encore un ^int Jérôme qui médite sur un gros livre; il est de Simon Gantarini de Pesaro. Le saint semble sortir du ta-* bleau. On y voit le genre de pénitence rigourewe qu'embrassent communément ceux qui', avec un cœur tendre, ont un caract^e brusque.

N^ VL Description abrégée de la galerie de Florence.

Lom de nous ces esprits bornés qui osent admirer les conquérants de la terre; loin ces âmes froides qui ne peuvent ressentir les douces impressions des chefs-d'œuvre des arts, ou qui s'y livrent sans

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J2 PLAN ]>E liA GALERIE DE FLORENCE .

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29 Caazneéf d/jontùruef

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z^ Axs-rei^ cle^jyRt:Ael:Jn^ey 30,21, 32, 2$ . Tkeairey clàmixâ ^ Corridor pour aller auy

palaù' 2è J^aur aller chejc Swie^ 2$ Hiaïeurd- cAamJreo' • clama-

Vraie Vawbsl/patir S^Zaurervt .

EK ITi^tlE. 99

^nthduiiiasme et sans vigueur; loin eocoxue tous ceux pour qui les médailles nt kotit que des morceaux die^^uirrc, les tableaux des toiles c6uv(Ttes d'huile, lès statues des rochers taillés. M lesgraïKls projets ^lesv£^yflitîemV6e trou veut, réunis avec la délkr^tesse des Grecs et là magnifîcîelice des Perses,; ici r4el simples particuliers, d)eveâu&.les pères et les ché&. jde leur natioo/^ut tecu^^ Tesprit de la Grèce prête à s'éteindre, dût préparé dans l'Europe la ièv^luiâou des arts erdes seieupes, ont &it fleurir dans )eurs états le commetèe^ les lois et la vérité par^uie politique qui n'a poirit coûté de sang et de laitnes aii genre hu0iain. C'est aux cœurs bien néft qu'il appartieiîtt d^apprécier le piérite des Médias; c'est à ceux qui sont bénis du père des arts qùfflrappartient <ie ^ûter les beautés de la galerie.

L^stoire de cet établissemenl; est dans le troisième volume du Muséum Eirasatm, ou des antiquités d'Étrurie; voyez aussi le Muséum Florentiw/7»,'publié , en 1 74i et les années snivantes , en six voimnes in-fiUio avec las explications du savant Goiî^ Itaôs comoQieuçoQS cette description abr^ée paï"4ç cabitiMit des «édailles^^®. 6. {Fuyez la planche ci-jaintey ^^

Ce>cabinet jouit depiiis long-temps d'une trèsgrandie réputation. Les médailles sont dans des armoires posées snr des* espèces de tables; le tout fort simple. Les armoires sont adossées contre un des murs de la salle , ornée de gramls tableaux qui n'ont aucuns rapports à l'antiquité. La suite des médailles d'or, quoique la plus belle de toutes, ne

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too Voyagé

va guère qu'à sepf cents: il y manque plusieurs têtes capitales, et beaucoup.de revers; elles sont, du reste, assez bien conservées. Ce qu'il y a de plus beau, c'est un grand médaillon de Dioclétien et de Maximien ,' des médaillons de Phamace, d'Antiochus et de Persée, et un ^milieu admirable, de grandeur ordinaire. Les médaillons de bronze vont à peine à trois cents ; ils sont beaux : il y a de plus une suite de contorniates assez nombreuse. Les médaillons de grand bronze sont au nombre d'environ dix -sept cents, bien choisis et d'une conservation singulière. Il y a peu de grecs, plusieurs têtes rares. Le moyen et le petit bronze sont peu nombreux , ainsi que les rois et les viHes. Le docteur. Gocchi a la garde de ce cabinet et donne des leçons de médailles aux Anglais.

Les pierres gravées sont au nombre d'environ deux mille, tant camées que pierres en creux. Il y eh a beaucoup de modernes^ et encore - plus de médiocres; elles sont fort au-dessous de celles du roi. La suite des médailles perd encore plus dans la comparaison, quoiqu'elle jouisse depuis long^ temps d'une grande célébrité (i).

Dans un des cabinets nommé l'Arsenal, n*^. lo.

(i) On parie ici de letat du cai>ioet des médailles tel qu'il était en 1755. Il consistait alors seulement en vingt-six médaillons des empereurs en or , en mille cinq cent cinquante médaiUos impériales en or, en mille médaillons en bronzie, et en quatre mille deux cents médailles des empereurs en grand bronze.

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RN ITALIE, lOI

on trouve un casque assezibieh conservé, découvert près de Cadix; sur le bord intérieur est cette, inscription :

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