‹ Œuvres diverses de J.J. Barthélemy: Littérature ancienne et beaux-artsChapitre 72 sur 76 · DES MÉTROPOLES · texte numérisé non relu

DES MÉTROPOLES

Mais on peut répliquer, i** la réfutation de Polybe n'est fondée que sur ce- que Timée n'avait pas dit positivement quels étaient les Locriens de la Grèce où il avait vu cette inscription; or, c'est une bien mauvaise manière de raisonner. 2^ En supposant que Timée eût inventé cette inscription, il est bien visible qu'il aurait eu assez d'esprit pour ne rien dire d'invraisemblable, et qu'il aurait seulement imité les décrets que d'autres métropoles avaient donnés à leurs colonies, en les faisant partir. S'il ne s'y était pas conformé, au lieu d'avoir recours aux mauvaises raisons par lesquelles il réfute Timée, il aurait simplement dit: « Jamais, dans le « départ d'une colonie, sa métropole n'a fait graver « sur l'airain les lois qu'elle lui prescrivait; jamais a cette métropole ne s'est servie d'un préambule « qui annonçait des rapports avec sa colonie, pa- « reils à ceux des pères avec leurs fils ». Remarquez encore que ces mots, qui commençaient le décret vrai ou supposé : Comme les enfants sont à regard de leurs parené^ «ont à-peu-près les mêmes dont Platon se sert (De leg., L FI^p- 764) dans une pareille occasion.

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