XVIII JULES JANIN
en lisant quelque chef-d'œuvre des anciens jours. »
Tout Janin est là; il cueillait Vheure présente en s'égarant dans l'heure passée.
Quand Jules Janin publia Deburau, ce fut un holà dans tout Paris. On s'indignait que le prince des critiques descendît jusque-là. C'était encore au beau temps de la tragédie, quoique le romantisme eût déjà fait sa trouée. On voulait condamner le critique au cothurne et à la toge. On ne lui permettait pas d'être une bonne file curieuse et insouciante qui va où elle s'' amuse; mais Jules Janin se moqua de ceux qui se moquaient de lui. Il était sûr d'avoir le dernier mot, le mot pour rire ou pour mordre. — Sa critique avait de si belles dents !
On écrivit dans un journal, — c'était peut-être son ennemi Félix Pyat : — « Voilà l'histoire dhm pierrot écrite par un paillasse. » Mais