AUTOBIOGRAPHIE
Appointemens. Engagement. Commentaire. Procès. Arrêt. Continuation du commentaire sur le tarif des amendes. Règlement. Blanchissage.
ANS ce chapitre, consacré à ses appointemens, chapitre très matériel, jmais non sans intérêt pour certaines gens, nous sommes heureux de pouvoir rassurer nos lecteurs sur le sort de TArtiste. Aujourd'hui son sort est aussi brillant qu'il a été triste autrefois. Après s'être élevé à cette réputation Européenne, après avoir fait la fortune de son Théâtre, qui est resté debout sans affront et sans retarder ses payemens d'un jour, pendant que la moitié des théâtres de Paris sont tombés, après tant de luttes, dans l'infâme banqueroute.
100 DEBl'RAU
Deburau devait recevoir la récompense qu'il méritait. Il était temps que son bon génie se montrât, comme lui-même il se montre dans la Mère l'Oie^ par exemple. Le bon génie s'est montré enfin, non pas sous la forme de Toie, mais sous les apparences de M. Nicolas-Michel Bertrand, directeur des Funambules, qui a fait à son Gilles un engagement digne de lui Nicolas -Michel Bertrand.
Après bien des démarches inutiles et bien des fouilles infructueuses dans les archives de ce royaume comique, nous avons été assez heureux pour nous procurer cette pièce si importante dans Thistoire de Tart. Cette pièce nous appartient par droit de conquête. On y voit, à deux reprises différentes, la très rare signature de Deburau, dont nous donnons ici \q fac-similé ; plus heureux en cela que l'Angleterre, qui ne possède qu'une seule signature du grand poète Shakspeare.
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