‹ Œuvres diverses de La FontaineChapitre 60 sur 115 · LA DEMEURE DU SOMMEIL · texte numérisé non relu

LA DEMEURE DU SOMMEIL

Sous les lambris moussus de ce sombre palais, Echo ne répond point, et semble être assoupie :

1. « Ces pièces sont les premières productions originales que nous ayons de La Fontaine; elles se rapportent tout à fait au goût d'alors, à celui do Saint-Evremond et de Benserade, au marotisme de Sarrazin et de Voiture, et le je ne sais quoi do mollesse et de rêverie voluptiiouso qui n'appartient qu'à notre délicieux autour, y porco bien déjà, mais y est encore trop chargé de fadeurs et do bel esprit. » (Sainte-Beuvk, Portraits littéraires.) — « On voit bien par son I)oèmo sur Vaux qu'eu poésie comme ailleurs il prenait ses aises. Il s'était lait remettre des nK'inoires pour mi(;ux décrire les beautés du château.

Au bout de trois ans, il avait composé trois fragments en prose et en vers, qui fout à peu près cinquante pages.

Je suppose qu'il allait so promener à

Vaux, regardait les cygnes et les beaux parterres, et revenait le soir content d'avoir si bien travaillé. Le lendemain il ouvrait ses mémoires, lisait six lignes de détails techniques, s'endormait ; sa journée était faite. Le surlendemain, f[uolqu'un le priait à dîner; un autre jour, il s'oubliait à lire Rabelais ou Platon. Il atteignait ainsi la lin do la semaine, puis du mois, puis do l'année. De loin en loin quel([ues vers lui venaient, qui mettaient sa conscience en repos.» (Tai.nk, La Fontaine et ses Fables. )

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