Echo u'est plus uu son qui dans l'air rc
[tentfeae :
C'est uuc iiyraiiho ou pleurs qui se plaint
[lie Xarcis.'ie
(BoiLlîAU, Art poétique, Ul.)
Ces vers do Boileau font allusion à la métamorphose de la nymphe Eciio,
216 ŒUVRES DIVEliSES DE LA 1 ONTAINE
La molle Oisiveté, sur le seuil accroupie,
N'en ])ouge nuit et jour, et fait qu'aux environs
Jamais le chant des coqs, ni le l)ruit des claii-ons, 5
Ne viennent au travail inviter la Nature;
Un ruisseau coule auprès, et forme un doux murmure.
IjCS simples dédiés au dieu de ce séjour
Sont les seules moissons qu'on cultive à lenlour :
De leurs fleurs en tout temps sa demeure est semée. Jo
11 a presque toujours la paupière fermée.
Je le trouvai dormant sui" un lit de pavois.
Les Songes l'entouraient sans troul)ler son repos ;
De fantômes divers une cour mensongère,
Vains et frêles enfants dune vapeur légère, ].^
Troupe qui sait charmer le plus profcmd ennui.
Prête aux ordres du dieu, volail autour de lui.
Jji'i, cent figures d'air en leurs moules gardées,
I^à, des l)iens et des maux les légères idées,
Prévenant nos destins, trompant notre désir, 2o
Formaient des magasins de peine ou de plaisir.
Je regardais sortir et rentrer ces merveilles :
Telles vont au butin les nombreuses abeilles ;
qui. d('sespéréc de rius<"nsil)ililé de II s'i-st souveuii ici des Mé-
Narcisse, lut cliangi'o (>n rocher, mais tainorphoses d'Ovide, XI, v. .")!):!
en rocher qui gardait la voix encore et suivants.
jioiir se plaindre. Ils ex]>liquent en 18. Il faut avouer que le vers nian-
iiième temps le féminin assoupie. que de netteté. Les « figures d'air «
8. Les simples, ce sont des plantes sont des apparences vides, des vi-
médicinales. On verra plus bas que sions : mais leurs <• moules « ?
les pavotssont en honneur dans la 19. Idées, images. Corneille et Ila-
demeure du Sommeil. cine emploient souvent ce mot dans