terc'cdc, comme un magistrat romain
A qui donner le prix ? Au cœur, si l'on m'en qui oppose son veto à une mesure
[Fable., XII, l^T' \^'[n^^^-^^i'^tcrceditUgi.lo\, la per-
urix reclame, pour ainsi dire, le drf)it
87. Privée, apprivoisée. Cette per- d'asile que les suppliants invoquai.'nt
dnx est une oie chez. Ovide. La Fon- ^^ gg réfugiant dans les temples des
taine aurait-il trouve cet animal trop dieux
peu digne de la i)oési(( et des dieux? „/, „ . i , >, • , ,->
' ". ' . y*. Majoresque cadunl allis df monlinu»
Mais 1 oie est la gardienne de la mai- lumhrœ...
son ; elle a sauvé le Capitole. Voyez El golcrescp.nteg deceden» (hiplicatumhrw.
comme Butronnoiis peint «i sa démar- (Vikoile, Bitcol., I, 84; II, 07.)
che grave, son Jlluiiiagenet et lustré. L'ombre croît en tomliant de nos prochains
son naturel social (lui la rend suscep- , ..«^"'«'a"''-
tible d'un fort attachement et dune l^A Fontaine, Astrac. II, 8.)
longue reconnaissance, enfin sa vigi- 'JO- Jupin, diminutif familier de Jii-
lanci! très anciennement célébrée. » piter, détonne un peu dans ce récit
Mais le fabuliste a chanté la perdrix d'un ton grave.
et l'a rendue touchante. 102. Il n'est pas rare que La Fon-
92. Il semble que ce soit un vrai taine, Corneille et les poètes de leur
recours en grAcc, puisque Jupiter jrt- temps fassent accorder le participe
268 ŒuvnEs diverses de la eo-ntaine
Sur un mont assez proche enfin ils arrivèrent;
A leurs pieds aussitôt cent nuages crevèrent.
Des ministres du dieu les escadrons flottants 105
Entraînèrent, sans choix, animaux, habitants,
Arbres, maisons, vergers, toute cette demeure;
Sans vestige de bourg, tout disparut sur l'heure.
Les vieillards déploraient ces sévères destins.
Les animaux périr! car encor les humains, 110
Tous avaient dû tomber sous les célestes armes :
Baucis en répandit en secret quelques larmes.
Cependant l'humble toit devient temple, et ses murs Changent leur frêle enduit aux marbres les plus durs. De pilastres massifs les cloisons revêtues 115
En moins de deux instants s'élèvent jusqu'aux nues; Le chaume devient or, tout brille en ce pourpris : Tous ces événements sont peints sur le lambris. Loin, bien loin les tableaux de Zeuxis et d'Apelle ! Ceux-ci furent tracés d'une main immortelle. 120
présent avec son substantif, même habitations de ce bourg, demeure
quand ce participe est suivi d'un d'un peuple impie,
complément. 110. Il est à peine besoin de dire
Les Romaius poursuivaient; et César, dans la que ce regret n'est pas d'Ovide. En
[place général, La Fontaine prend à son
iJa.-«.e?«n(e du saug lie cette populace... modèle les traits matériels, et y
(Pompée Y, 1.) ajoute les traits moraux.
1(»5. E.s-carf/-07W se justifie par l'idée 111. Avaient dit tomber, avaient
d'un véritable assaut que les vents et mérité de tomber,
les nuées livrent à la terre sur l'ordre 114. Aux marbres, contre les mar-
de Jupiter. Cette figure est fréquente bres, encore un latinisme.
chez les poètes latins. „ , -, ., .^ ,,v t.- • •
' Peut-être avant la nuit Iheureuse Bérénice
« Venli,velulagminefaclo, Change le nom de reine ««nom d'impératrice.
Qua data porta, ruunl et terras turbine 2yer- (RACINE Bérénice I 3.)
OmniavenlorumconcurrereprœliaiUli. ^j^ j^^g pilastres se distinguent,
(Virgile, Enéide, I; Géorgiq., I.) j^^g colonnes ordinaires en ce qu'ils
Flottants, parce que les nuées, sont engagés dans la muraille,
poussées par les autans, ont crevé, et 117. Pourpris, enceinte, vieux mot
que leur inondation furieuse se ré- que La Fontaine a employé plus d'une
paiid sur la plaine. fois, que Voltaire et Gressct em-