Chez. Ovide, Philémon a le ^, [quarts
, ,. „ , ; .. „,i;,.,, ;> S'exnosenthardimentauplusgranddcshasards;
teuiDS de dire un dernier aclicu a ' ■ T ■. •
' '. "Y, , , ,. ,- . Les quatre QuarU aussi des humams se repen-
Baucis : il semble que 1 adieu muet ' [tcnt.
imaginé par La Fontaine soit plus
émouvant. l*""^- Clio est la Muse de l'histoire.
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Qui pourront quelque jour l'apprendre à l'univers.
Quelque jour on verra chez les races futures
Sous l'appui dun grand nom passer ces aventures.
Vendôme, consentez au los que j'en attends :
Faites-moi triompher de l'Envie et du Temps ; 170
Enchaînez ces démons ; que sur nous ils n'attentent,
Ennemis des héros et de ceux qui les chantent.
Je voudrais pouvoir dire en un style assez haut
Qu'ayant mille vertus vous n'avez nul défaut.
Toutes les célébrer serait œuvre infinie; 175
L'entreprise demande un plus vaste génie :
Car quel mérite enfin ne vous fait estimer.
Sans parler de celui qui force à vous aimer?
Vous joignez à ces dons l'amour des beaux ouvrages ;
Vous y joignez un goût plus sûr que nos suffrages; 180
Don du Ciel, qui peut seul tenir lieu des présents
Que nous font à regret le travail et les ans.
Peu de gens élevés, peu d'autres encor même.
Font voir par ces faveurs que Jupiter les aime.
Si quelque enfant des dieux les possède, c'est vous : 185
Je l'ose dans ces vers soutenir devant tous.
Clio, sur son giron, à l'exemple d'Homère,
169. Los, louange, gloire, vieux mot un soin et une adresse continucllo à
que Ménage regrettait, que la Fontaine en profiter en tout genre. » En flétris-
eiiiploya plusieurs fois (/■'aôi., XII, I), sant et peut-être en exagérant les
etque V. Hugoareprisdcnosjours: vices de Vendôme, il doit avouer
Los aux (lames ! Au roi los ! fl"'il est très populaire.
(Ballades, 12.) 185. Petit-fils de Henri IV, Ven-
174. Ce pourrait être une entreprise «^^me était un de ces « enlanls des
malaisée. dieux ii, qui, selon La Bruyère, échap-
179. Saint-Simon, qui hait Vendôme, 1"'"* aux régies de la nature, lui reconnaît « un visage fort noble et 187. Clio, sur ses genoux, les a
l'air liant; de la grâce naturelle dans corrigés, ainsi qu'Homère, selon un
le iiiainlien et dans la parole; beau- des poètes de l'Anthologie, — dont
coup d'esprit naturel qu'il n'avait Boileau a développé le vers dans ses
jamais cultivé; une élocution facile. Poésies diverses, XXX, — écrivait les
S(iutenu(! d'une hardiesse naturelle, vers que lui dictait .Aiiollou. M. Ré-
beaucoup de connaissance du inonde gnier n'accejile pas cette ex|)lication
de la cour, des personnages succès- et fait remarquer qu'ici le poète et la
sifs, et, sous une apparente incurie, Musc jouent plutôt un rôle inverse.
ŒUvr.ES Divr.Rsr.s dk la ioxtaixf.
Vient de les retoucher, attentive à vous plaire : On dit qu'elle et ses sœurs, par l'ordre d'Apollon, Transportent dans Anet tout le sacré vallon : 190
Je le crois. Puissions-nous chanter sous les ombrages Des arbres dont ce lieu va border ses rivages ! Puissent-ils tout d'un coup élever leurs sourcis. Gomme on vit autrefois Philémon et Baucis !
190. Tout le sacré vallon, c'est-àdire la troupe des Muses, qui se plaisaient dans le vallon situé entre les deux cimes du Parnasse, va se transporter au château d'Anet. Le château d'Anet-sur-Eure, à 16 kil. de Dreux, avait été construit sous Henri II, pour Diane de Poitiers, jiar Philibert de Lorme et orné par Jean Goujon pour la sculpture, par Jean Cousin pour la peinture. Mais la résidence de Vendôme était bien différente du château
d'autrefois, chanté par du Bellay.
193. Leurs sourcis, leurs fronts sourcilleux, élevés. (Voyez, pour l'orthographe, le V. 77.) Non autrement qu'on voit pivrmy les nues Les haults sourcils des grands Alpes chenues. (J. DU BULLAV.)
Supcrcilium, d'où vient sourcil, avait ce sens en latin. Virgile a dit : supercilium clivosi tramicis, lo sourcil (sommet sourcilleux) d'un sentier en pente.