‹ Œuvres diverses de La FontaineChapitre 88 sur 115 · Chez. Ovide, Philémon a le ^, [quarts · texte numérisé non relu

Chez. Ovide, Philémon a le ^, [quarts

, ,. „ , ; .. „,i;,.,, ;> S'exnosenthardimentauplusgranddcshasards;

teuiDS de dire un dernier aclicu a ' ■ T ■. •

' '. "Y, , , ,. ,- . Les quatre QuarU aussi des humams se repen-

Baucis : il semble que 1 adieu muet ' [tcnt.

imaginé par La Fontaine soit plus

émouvant. l*""^- Clio est la Muse de l'histoire.

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Qui pourront quelque jour l'apprendre à l'univers.

Quelque jour on verra chez les races futures

Sous l'appui dun grand nom passer ces aventures.

Vendôme, consentez au los que j'en attends :

Faites-moi triompher de l'Envie et du Temps ; 170

Enchaînez ces démons ; que sur nous ils n'attentent,

Ennemis des héros et de ceux qui les chantent.

Je voudrais pouvoir dire en un style assez haut

Qu'ayant mille vertus vous n'avez nul défaut.

Toutes les célébrer serait œuvre infinie; 175

L'entreprise demande un plus vaste génie :

Car quel mérite enfin ne vous fait estimer.

Sans parler de celui qui force à vous aimer?

Vous joignez à ces dons l'amour des beaux ouvrages ;

Vous y joignez un goût plus sûr que nos suffrages; 180

Don du Ciel, qui peut seul tenir lieu des présents

Que nous font à regret le travail et les ans.

Peu de gens élevés, peu d'autres encor même.

Font voir par ces faveurs que Jupiter les aime.

Si quelque enfant des dieux les possède, c'est vous : 185

Je l'ose dans ces vers soutenir devant tous.

Clio, sur son giron, à l'exemple d'Homère,

169. Los, louange, gloire, vieux mot un soin et une adresse continucllo à

que Ménage regrettait, que la Fontaine en profiter en tout genre. » En flétris-

eiiiploya plusieurs fois (/■'aôi., XII, I), sant et peut-être en exagérant les

etque V. Hugoareprisdcnosjours: vices de Vendôme, il doit avouer

Los aux (lames ! Au roi los ! fl"'il est très populaire.

(Ballades, 12.) 185. Petit-fils de Henri IV, Ven-

174. Ce pourrait être une entreprise «^^me était un de ces « enlanls des

malaisée. dieux ii, qui, selon La Bruyère, échap-

179. Saint-Simon, qui hait Vendôme, 1"'"* aux régies de la nature, lui reconnaît « un visage fort noble et 187. Clio, sur ses genoux, les a

l'air liant; de la grâce naturelle dans corrigés, ainsi qu'Homère, selon un

le iiiainlien et dans la parole; beau- des poètes de l'Anthologie, — dont

coup d'esprit naturel qu'il n'avait Boileau a développé le vers dans ses

jamais cultivé; une élocution facile. Poésies diverses, XXX, — écrivait les

S(iutenu(! d'une hardiesse naturelle, vers que lui dictait .Aiiollou. M. Ré-

beaucoup de connaissance du inonde gnier n'accejile pas cette ex|)lication

de la cour, des personnages succès- et fait remarquer qu'ici le poète et la

sifs, et, sous une apparente incurie, Musc jouent plutôt un rôle inverse.

ŒUvr.ES Divr.Rsr.s dk la ioxtaixf.

Vient de les retoucher, attentive à vous plaire : On dit qu'elle et ses sœurs, par l'ordre d'Apollon, Transportent dans Anet tout le sacré vallon : 190

Je le crois. Puissions-nous chanter sous les ombrages Des arbres dont ce lieu va border ses rivages ! Puissent-ils tout d'un coup élever leurs sourcis. Gomme on vit autrefois Philémon et Baucis !

190. Tout le sacré vallon, c'est-àdire la troupe des Muses, qui se plaisaient dans le vallon situé entre les deux cimes du Parnasse, va se transporter au château d'Anet. Le château d'Anet-sur-Eure, à 16 kil. de Dreux, avait été construit sous Henri II, pour Diane de Poitiers, jiar Philibert de Lorme et orné par Jean Goujon pour la sculpture, par Jean Cousin pour la peinture. Mais la résidence de Vendôme était bien différente du château

d'autrefois, chanté par du Bellay.

193. Leurs sourcis, leurs fronts sourcilleux, élevés. (Voyez, pour l'orthographe, le V. 77.) Non autrement qu'on voit pivrmy les nues Les haults sourcils des grands Alpes chenues. (J. DU BULLAV.)

Supcrcilium, d'où vient sourcil, avait ce sens en latin. Virgile a dit : supercilium clivosi tramicis, lo sourcil (sommet sourcilleux) d'un sentier en pente.

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