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séminaire. S'il s'était contenté de voter, on eût peut être pardonné le vote au ministre, fais les discours de l'orateur firentrevivre pour les presbytériens d'Edimbourg l'écho de ce magnifique article sur l’Histoire des Papes de L. Ranke, dans lequel la grande Revue whig et protestante avait osé montrer la papauté; attaquée successivement par l'hérésie au moyen âge et-au seizième siècle, par le scepticisme philosophique du dix-huitième, par l'impiété révolutionnaire et les armées conquérantes de Napoléon Le, sortant triomphante de toutes ces luttes, ré. tablie à Rome, en 1814, avec le concours des nations protestantes elles-mêmes, et proclamant du haut de la chaire de saint Pierre le principe de sa pérennité. Cet article, écrit exclusivement au point de vue historique, est curieux à relire aujourd'hui, ét ceux qui y auront recours nous avoueront qu ‘il fait pâlir, littérairément au moins, les innombrables brochures enfantées par la question romaine, dont aucune ne l’a cité, quoiqu'il contienne peut-être des arguments pour toutes les causes, Les passages les plus offensants pour les susceptibilités antipapistes de la ville où Knox prêchait, 1l y a trois siècles, contre l’Antechrist et la Prostituée des sept collines, étaient résumés par ces images grandioses qui se gravent dans toutes les mémoires. Il n’est guère de jour où l’on n’évoque encore dans la presse anglaise la figure d’un Anarchasis zélandais rêvant sur lés ruines du Pont de Londres, ou celle de la grande pyramide du désert.
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Une ou deux Courtes cilations vont nous expliquer la rançune qui, en privant l'orateur de son siége au Parlement, nous. a valu les quatre volumes deson Histoire, Après avoir constaté que Je chiffre des Ca= tholiques égalait celui de toutes les sectes réunies, M: Macaulay ajoutait ; « Nous n'apercevons aucun signe qui indique l'approche du terme de la longue domination de Rome: Ja papauté a vu le commencement de tous les Bouvernements et de tous les établissements ecclésiastiques existant aujourd'hui dans le monde, et ous, ne sommes pas sûr qu'elle ne soit destinée à.voir la fin. de tous, Elle était grande et respectée avant que les Saxons eussent mis le pied sur le sol de la Grande-Bretagne, avant que es Francs eussent franchi le Rhin, quand l’éloquence grecque florissait encore à Antioche, quand les idoles étaient encore adorées dans le temple de la Mecque, et elle Pourra survivre dans toute sa vigueur prinitive, alors que quelque yoyageur.de la Nouvelle Zélande s'arré tera au milieu d'une vaste solitude, et, appuyé contre unearche brisée du Pont de Londres, esquissera sur son album lesruines de la cathédrale de Saint-Paul ! » Nos évêques el nos académiciens ont peut-être dit quelque chose d'analogue à propos de la Question romaine, Mais pas si grandement, ce nous semble, La même idée revient à la conclusion de l'article sous une autre forme plus Pompeuse encore, pour peindre l'immutabilité de ja Papauté après la grande révolution européenne du commencement de ce siècle,
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« L'anarehié avait eu son règne. Un nouvel ordre de choses naquit de la confusion même, Nouvelles dynasties, nouvelles lois, nouveaux titres... et au milieu s’éleva la papauté, Les Arabes racontent dans leurs fables que la grande pyramide fut bâtie par des rois antédiluviens, et que, seule de tous les ouvrages de la main des hommes, elle.supporta le poids du déluge, Telle fut la destinée de la papauté : elle avait été ensevelie sous la grande inondation, mais ses fondements étaient restés inébranlables,et, lorsque les eaux s'écoulèrent, elle apparut seule au milieu des ruines d’un monde bouleversé. La république de Hollande n’était plus, ni empire d'Allemagne, ni le grand Conseil de Venise, ni Ja vieille ligue helvétique, ni la maison de Bourbon, ni les Parlements et l'aristocratie de la France. L'Europe était couverte de jeunes créations, — un empire français, un royaume d'Italie, une confédération du Rhin. Les derniers événements n'avaient pas seulement altéré les limites territoriales et les institutions politiques. La distribution de la propriété, la composition et l'esprit de. la société avaient, dans presque tous les Etats de l'Europe catholique, subi un changement complet. L'Eglise immuable était encore debout, » En réveillant cet écho de la voix d’un politique protestant, nous ne prétendons pas (nullement ultramontain d'ailleurs nous-mêrme) indiquer des arguments péremptoires aux avocats du saint-Siége, mais uniquement faire comprendre pourquoi l'esprit