‹ Œuvres diverses de Lord MacaulayChapitre 16 sur 46 · XXVII LORD MACAULAY · texte numérisé non relu

XXVII LORD MACAULAY

Ah! si j'avais la mémoire du noble écrivain! Je dirai seulement que presque jacobite aux yeux de l’historien de Guillaume, à cause de mon Histoire de Charles-Edouard, il me sembla que ce jour-là j'étais plus attaché que lui aux théories constitutionnelles. Je n’ai jamais été du nombre de ceux qui croyaient encore alors que le neveu du grand Napoléon n'avait de son oncle que le nom : l'excellent M. Vieillard, son ex-gouverneur, et Ph. Lebas, mon condisciple de Juilly, son ex-précepteur, m’avaient renseigné suffisamment. Mais M. Macaulay, qui avait lu dans les œuvres de Napoléon IE tout ce qu’il a écrit à la gloire de Guillaume et de la révolution libérale de 1688, soutenait que le prince-président n'avait d’autre ambition que de rester à la tête de la République et d'en faire respecter la constitution, comme Guillaume avait fait respecter le bill des droits. Je lui soutenais, moi, que la République française s’était suicidée d'avance en prenant un prince pour son protecteur et qu’elle consommerait son immolation s’il était réélu, en supposant que le prince daignât attendre la crise d’une réélection. Bref, le poëte, l’homme de génie, l’orateur politique traçait un cercle infranchissable autour du prince-président, et moi, l'humble écho, l’écolier admirateur du mattre, je voyais déjà planer à l'horizon l'aigle impérial, emportant sur ses ailes l'héritier couronné de Napoléon Ier, Je fus réduit au silence par une bril- Jante improvisation ; mais deux années après j’eus

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