S LORD MACAULAY, XXVII
Je voulus qu'une fois ou deux au moins dans sa vie, il cût affaire à un auteur qui ne se laisse pas vaincre sur cé terrain-là, Et voilà comment mon manuserit est presque vierge encore, quoiqu'il eût le mérite de quélques annotations de lord Macaulay lui-même, Mais je suis convaincu que si l'ouvrage traduit eût paru en France en temps plus opportun, traduit par M. Peyronnet ou par moi, ilaurait obtenu un succès plus populaire, quoiqu'il ait eu aussi en France le succès d'une double traduction, la traduction de M. Montaigu ayant suivi de près celle de M. Peyronnet. Lord Macaulay, quoique un peu étonné que je n’eusse pas risqué à moi seul les frais d’une édition en 1849, ne m'en a pas voulu, car lorsque M. Perrotin s’adressa à moi directement pour la coutinuation, je reçus encore communication des bonnes feuilles, et j'en profitai pour rapprocher les deux éditeurs, J'ai eu cette fois-là encore [e regret de ne pas avoir pu conserver la collaboration de M. Montaigu, qui sait qu'il n’y eut pas de ma faute.
Ce détail bibliographique n’a d'importance qu'à cause du nom de lord Macaulay ; mais il fait voir comment j'ai eu pendant près de vingt ans l’honneur de correspondre avec lui et de le voir chaque fois que je suis allé à Londres. On comprendra aussi facilement que dans une visite que je lui fis en 4850, nous eûmes, à propos de Guillaume JT, son héros favori, une conversation très-piquante relative à là phase présidentielle de notre révolution de 1848,