‹ Œuvres diverses de Lord MacaulayChapitre 19 sur 46 · LORD MACAULAY. XXXI · texte numérisé non relu

LORD MACAULAY. XXXI

nous prouverions que jamais homme ne fut d'une nature plus tendre et plus affectueuse. Nous ne sommes pas les seuls à pleurer en lui le plus bienveillant comme le plus grand de nos amis; quoique la renommée de ses œuvrés et la vénération du monde doivent perpétuer en quelqué sorte l'existence d'un écrivain si illustre, nous ne pouvons cependant qu'éprouver un vide douloureux en pensant qué nous ne jouirons plus de ces grâces et de ces vertus qui illuminaiént pour nôus sa vie intime.

« Il était shigulièrement inaccessible aux tentations ordinaires de l'ambition et de la vanité; mais nous l’avons entendu exprimer quelquefois un vœu de distinctioh personnelle, vœu qui vient d’être exaucé, le vœu de reposer après sa mort dans cetie néeropole des hommes illustres de l’Angleterre; qui inspira à Addison quelques-unes des pages les plus exquises de la prose anglaise, et que lord Macaula a décrite lui-même plus d’une fois éomme la der: nière limite des gloires humaines. Les deux hommes qui portèrent cés noms immortels he sont plus séparés que par la distance de quelques dalles funéraires, Addison et Macaulay font là tous les deux partie de cet aréopage muet de leurs pairs, mais parmi tous ces poëtes, ces orateurs, ces politiques, ces patriotes de l'Angleterre, il n’en est pas de plus noble que celui que nous venons d’y porter. En atteudant de pouvoir rendre plus ample justice à son génie et à ses écrits, nous avons voulu au moins dé- .

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