‹ Œuvres diverses de Lord MacaulayChapitre 4 sur 46 · XII LORD MACAULAY · texte numérisé non relu

XII LORD MACAULAY

saints : 1 connut de bonne heure les contes des Mille et une Nuits, qu'il racontait à ses petits camarades avec la facilité d'élocution de la sultane elle-même, et auxquels il emprunta depuis de si heureuses allusions en écrivant l’histoire des conquérauts anglais de l'Hindoustan. Lorsqu'il passa de sa première école .au collége de Cambridge, dans cette université si glorieuse à la fois de ses mathémaliciens et de ses poëtes, de son Newton et de son Milton, Thomas Macaulay se fit bientôt remarquer par ses fortes études, ses discussions oratoires et ses poésies. Son camarade et son rival parmi les étudiants ses contemporains était Macworth Praed, qui faisait aussi des vers, mais surtout des vers badins ou des légendes héroï-comiques. Macaulay avait déjà publié sous le voïle de l’anonyrne des ballades modernes, l’une. sur l’'Armada, l’autre sur la bataille d'Ivry, lorsque, cherchant un champ encore inexploré en poésie; il inventa toute une série de Ballades Romaines (Lays of ancient Rome), remplissant ainsi une lacune dans la littérature latine, sous prétexte qu'à l’époque antérieure à Ennius, les enfants de Romulus devaient avoir eu leurs Chants du border comme les Ecossais, leurs Romances comme les Espagnols, leurs Niebelungen comme les Allemands, leurs Afabinogion comme les Gallois. Ce que Macaulay disait dans sa préface de Walter Scott poëte peut lui être non moins justement appliqué à lui-même : « Sir Walter Scott joignait, dit-il, à

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