ACTE II, SCÈNE IL i
veillé à tout et je réponds de tout. Il y a ici un vieux domestique qui entend le jeu des machines aussi bien qu'à rOpéra de Naples.
ORDIGALOO 9 d'an ton ampoulé.
Préservez -moi surtout des goufres du Tartare, Du sort de Phaéton et du destin d'Icare.
RICHARD
Allez, je voudrais être aussi rassuré sur mon rôle que sur mon théâtre. Que diable aussi! pourquoi avoir voulu que je figurasse dans tout cela! Moi ! représenter un financier!
THÉOBALD
Pourquoi non? tu as assez d'esprit pour cela. J'y figure bien, moi!
ORDICALDO.
D'ailleurs vos rôles ne seront pas longs , et je viendrai bientôt vous remplacer.
THÉOBALD
Chut ! on vient. £h ! c'est la jolie suivante de madame Lucinde.
ORDIGALPO.
Fanchette! tant mieux! messieurs...
THEOBALD, en riant.
Je comprends. Nous vous quittons et nous allons nous préparer à vous seconder.
ORDIGALDO.
Je vous en laisserai le temps et j'amuserai nos villageoises jusqu'à ce que vous soyez prêts.
( Us sortent à lear droite. )
i66 LE MAGICIEN SANS MAGIE,