SCÈNE III
FANCHETTE, ORDICALDO.
FAKGHETTB , entrant à t&tons da côté opposé.
Ah ! mon Dieu ! où suis-je ? Monsieur le sorcier, c'est vous ! que je suis heureuse de vous trouver !
ORDICALDO.
N'ayez pas peur , mademoiselle Fanchette.
FANCHETTE j toute tremblante.
Je n'ai pas peur , je vous assure. Mais qu'est-ce que c'est donc que tout cela? je n'ai jamais rien vu de pareil.
ORDICALDO.
Je le crois ; les laboratoires de sorciers ne ressemblent pas à tout ce qu'on a vu.
FANCHETTE
C'est votre laboratoire?
ORDICALDO.
Oui , c'est ici le lieu des prodiges , et l'on y voit les choses les plus extraordinaires du monde.
FANCHETTE
En vérité?
ORDICALDO.
COUPLETS
Ce séjour est incomparable.
Ailleurs ou ne voit rien de tel; Tantôt c'est Tenfer effroyable ;
i68 LE MAGICIEN SANS MAGI£,
ORDIGÂLDO.
Servent à placer les esprits malins qui viennent juger les opéra... (se reprenant.) ies opérations que Ton fait ici.
(Il montre le théâtre.)
FAWCHETTJp:.
Ah!ah!
ORDIGALDO.
II y a là quelquefois des esprits indulgents qui nous traitent avec bonté; mais aussi d'autres fois... ah ! c'est un tapage !
FA^GH£TT£ , montrant les loges.
£t ces petites niches à plusieurs étages ?
ORDIGALDO.
Oh ! là , les esprits ne font pas de bruit. Ils sont par*^ fois distraits , peu attentifs à ce que nous disons , mai^ du reste fort aimables.
FAWCHETTE.
Je suis dans un étonnement!... Mais ma maîtresse, que j'ai devancée ici par curiosité , n'arrive point...
ORDIGALDO.
En attendant^ Fanchette, je veux vous tirer votre horoscope. ;
DUO
FANGHETTE.
Ah I monsieur ! je vous en supplie , Un instant veuillez m'écouter:
]S 'abusez pas de la magie; ^*allez pas ici m' enchanter.