‹ Œuvres diverses de m. RogerChapitre 117 sur 205 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

OHDICALDO.

Mais à propos, mesdames, vous devez être fatiguées tet j'aurais dû commencer par vous offrir... (très haut.) Esprits, servez une collation à ces dames.

( Une table toute servie sort de dessons le théâtre.)

LUCINDE

Je ne sais oii j'en suis.

ORDICALDO.

Asseyez-vous, mesdames, et mangez sans crainte.

(Elles s'asseyent — A Fanchette qui reste debout.) Mademoiselle

Manchette, goûtez un de ces biscuits.

FAlfcHETTE , après en avoir goûté. v

Ah ! que les esprits font bien la pâtisserie!

ORDICALDO.

Mesdames, vous serait-il agréable d'entendre un peu de musique ? ( plus haut.) Esprits , de la musique pour ces dames.

(Morceau de musique d'instruments à vent, ou, s'il se peut, d'harmonica.)

FANCHETTE

Je voudrais bien voir les lutins qui font de si jolie musique.

ORDICALDO.

Mesdames , ce sont de très habiles gens , qui m'accompagnent toujours. Mais venons à l'objet qui vous intéresse particulièrement, (très haut.) Que cette table

disparaisse! (La table disparaît et Lucinde s'éloigne avec effroi.) Madame , je vous ai promis que mademoiselle votre fille aurait ici des maris à choisir; je vais vous tenir parole :

plusieurs vont se présenter successivement devant vous.

LUGINJDE.

Des sylphes, des esprits, monsieur?

ORDICALDO.

Non, des êtres très réels. (àHortense.) Je dois seulement vous prévenir d'une chose; c'est que, comme ils sont instruits d'avance par moi de vos perfections , ils vont arriver tout décidés à vous demander en mariage ; ainsi , -mademoiselle, ne soyez ni surprise , ni choquée, si leurs propositions sont un peu brusques. Pour commencer , j'évoque ici ce jeune cavalier qui était ce matin sur la place du village, et qui ^depuis quelques jours , paraît se plaire à vous observer.

HORTENSE , vivement.

Monsieur Henri!

ORD1CA.JLDO.

Oui , le secrétaire du marquis Aliprandi. II est encore en ce moment à rôder autour de votre maison ; mes lutins vont le transporter ici à l'histant même. Paraissez, monsieur Henri.

( Il donne un coup de baguclte , et le marquis sort par une trappe dn mîlieu du thë&lre et assis sur un banc de-verdure ombragé d*an berceau. — Ritournelle.)

HORTENSE et FANCHETTE.

C'est lui !

LIJCINDE.

Ce serait lui !

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