‹ Œuvres diverses de m. RogerChapitre 14 sur 205 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

SOPHIE

Et cette veuve vous adore, sans doute?

DRU

Elle m'adore... elle m'adorera , c'est-à-dire; car nous ne nous connaissons pas encore... mais peu importe. Son oncle a beaucoup d'empire sur. elle, et comme, par suite d'un arrangement fait entre lui et moi , il doit me donner trente mille francs ou la main de la petite personne , il la forcera bien ht consentir à ses projets. Au reste, tenez, nous n'aurons pas besoin, je crois, de la violenter. Tai quelque fortune, quelque considération , et je suis d'ailleurs d'une tournure à pouvoir espérer...

SOPHJ£ , à part.

Un congé.

DRU

Connaissez- vous Nancy, par hasard ?

SOPHIE

Cx)mme cela.

DRU

Connaisse:^vous un vieil Arabe qu'on nomme Durmond?

SOPHIE

Un peu.

DRU

Eh bien ! c'est sa nièce dont je vais faire le bonheur.

SOPHIE 9 à part.

Je n^y tiens plus, (haut.) Sophie Melcour?

BRU

C'est vous qui Tavez dit.

DUO

SOPHIE

Insolent!

DRU

Mais que dites-y ous?

SOPHIE

Vous, son époux!

DRU

Moi, son époux.

SOPHIE

Ah ! craignez mon juste courroux.

DRU

Quoi! Taimeriez-Yous?

sbPHIE.

Si je l'aime!

Sans moi jamais elle n*aura d'époux.

DRU

Vous voulez l'épouser yous-méme ?

SOPHIE

Oui, craignez mon juste courroux!

Je la chéris... comme moi-même.

ENSEMBLE

DRU y à part.

Je demeure interdit :

Si j'avais dû courage , Ce voyageur maudit

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