ACTE I, SCÈNE VIIL 9o
GERHAHr.
Tu ne vaux guère mieux; n'importe, j^en cours la tchance ; et, si tu veux , je t'épouse.
FLORE
Quelle imprudence !. .. Écoute , il faut que je te parle ten conscience. Attention!
RONDEAU
Voici le portrait de madame ; Ce portrait est aussi le mien.
Voudras-tu de moi pour ta femme ? Oh! non, non, non, je n'en crois rien.
Tant6t langoureuse Et Tcrsant des pleurs , On la voit rêveuse ; Elle a des vapeurs.
Mai» la scène change.
Adieu les soupirs; Son humeur étrange Cherche les plaisirs.
Voilà le portrait de madame; Ce portrait est aussi le mien.
Voudras- tu de moi pour ta femme?
Ohl non, non, non, je n'en crois rien.
Fertile en caprices, Habile en malices, Elle est tour à tour, Dans le même jour,
Tendre, légère,
Donce, colère.
2o6 L'AMANT ET LE MARI,
Il est cependant Un point important Où sa fantaisie Jamais ne Tarie; On t'en avertit; Fais^en ton profit :
Elle veut sans cesse Etre la maîtresse...
Tu m'entends bien !
Voilà le portrait de madame ; Ce portrait est aussi le mien.
Voudras-tu de moi pour ta femme ?
Oh! non, non, non, je n*en crois rien.
GERMAIN
N'importe! je le risque... Mais voici nos époux de retour!