DARCIS, D'ANVILLE, FOMBELLÊ, JULIE, LA BARONNE, FLORE, GERMAIN
LA BARONNE
Quel air grave et sévère!
D ANVILLE , prenant Darcis à part, et à demi-yoiz. Monsieur, vous dansez à ravir , Et dans un autre temps, j'espère Vous donner^ chez moi ce plaisir.
Mais,]^tout entier'aux soins que mon amour réclame , Pour^ma^terre, à l'instant, je pars avec ma femme.
(ù Fombelle , qu'il prend à pari. ) Monsieur, je dois en convenir ,
ao8 L'AMANT ET LE MAtll,
Personne, mieux que vous, ne dispose une fête ; Mais à celle qu'on apprête Ma femme et moi nous n*assisterons pas.
JULIE , FLORE ^ GERMAIN , à pari
Qu'est-ce donc qu'il leur dit tout bas!
D^ANVILLE, à la baronne.
Je pars pour la campagne ;
Ma femme m'iaccompagne ; Daignez-vous y suivre nos pas ?
TOUS LES AUTRES PERSONNAGES , à paru Qu'est-ce donc qu'il lui dit tout bas ?
d'aNVILLE , à Julie.
Le bonbeur a besoin d'un peu de solitude ; Du vôtre désormais je ferai mon étude, El, pour y travailler avec plus de loisir, De Paris nous allons partir.
JIJLIE. Quand donc?
d'anville.
A l'instant même.
JULIE
Allons 1 vous êtes fou !
d'anville.
Comme on l'est quand pn aime.
JULIE
Je ne pars pas.
d'anville.
Prenez un ton moins absolu } Nous partirons; c'est un point résolu.